Kamouraska-Témiscouata - Tirs croisés entre péquistes et libéraux

La tension monte dans la circonscription de Kamouraska-Témiscouata où se tient actuellement une élection partielle. Samedi, la candidate libérale, France Dionne, a vertement dénoncé des gestes d'intimidation perpétrés par un groupe à son local électoral. Selon elle, les trouble-fête seraient des proches du Parti québécois (PQ). Des accusations récusées avec vivacité par son adversaire, André Simard, qui demande à la libérale «d'arrêter de paniquer» et «de s'excuser».

La candidate libérale a néanmoins indiqué avoir saisi la Sûreté du Québec après que des individus eurent menacé plusieurs de ses bénévoles, à son local électoral, vendredi soir. Des cris, des tracts dénonçant Jean Charest, ainsi que de l'intimidation verbale auraient rythmé la brève altercation.

Par ailleurs, Mme Dionne a déploré hier la disparition d'une grande quantité de ses affiches électorale dans la ville de La Pocatière. «Il y en avait 52 au début de la campagne, il en reste 8 aujourd'hui», a indiqué hier au Devoir son responsable des communications, Nicolas Rochette, tout en dénonçant le climat malsain qui s'est installé dans cette circonscription laissée vacante à la suite du décès de Claude Béchard en septembre dernier. Le scrutin va se tenir lundi prochain.

Prise à partie sur la place publique, la formation de Pauline Marois a pour sa part nié catégoriquement être responsable des gestes d'intimidation commis vendredi au local de la libérale. «Les libéraux disent n'importe quoi, a résumé Manuel Dionne, porte-parole du PQ. Nous sommes devant une tactique libérale pour le moins douteuse. J'espère que la fin de cette campagne va se faire sur le terrain des idées plutôt que sur celui des attaques et de la confrontation.»

Tout en condamnant l'intimidation, le PQ a demandé à la candidate libérale de «se ressaisir et de s'excuser immédiatement pour ces accusations mensongères», chose que Mme Dionne a refusé de faire prétextant que les tracts laissés à son local font référence à une campagne anti-Charest actuellement menée par un groupe proche du mouvement souverainiste. Dans la foulée, la candidate dit par ailleurs avoir porté plainte auprès du Directeur général des élections pour que ces documents soient comptabilisés comme dépenses électorales par son adversaire péquiste.

Outre, M. Simard et Mme Dionne, Serge Proulx de Québec solidaire, Gérald Beaulieu de l'Action démocratique du Québec et Frédéric Brophy Nolan pour le Parti vert, vont se disputer le siège de député.
10 commentaires
  • Sylvain Racine - Inscrit 22 novembre 2010 05 h 25

    J'aimerais bien lire l'article, mais il m'est impossible de l'acheter: embargo que ça dit!

    Quoi qu'il en soit, mon petit doigt me dit qu'on parle de l'affichage dans cet article.

    Je suis en rogne, car j'ai écrit à la rédaction du Devoir la semaine passée, et Le devoir sait pertinemment que j'étais désespéré pour faire connaître le site www.ecoeurement.com. J'expliquais que ça me désolait que les gens ne sorte pas dans la rue pour afficher leur colère. Plusieurs journalistes, au Devoir, mais aussi à Radio-Canada et Cyberpresse savent déjà la vraie histoire, qui est celle que je décris aujourd'hui sur le site www.ecoeurement.com Tous les journalistes au Québec savent que Vigile.net ne s'occupent pas de l'affichage. C'est la liberté d'expression qui est en jeu!

    Plusieurs lecteurs ici ont vu depuis plusieurs semaine sur ce site même dans plusieurs de mes commentaires l'adresse www.ecoeurement.com. Vous savez pourquoi ? C'est parce que je cherchais à faire connaître le site, à motiver les gens à afficher. J'ai pensé à plusieurs reprises la semaine dernière à tout fermer parce que j'avais l'impression que c'était peine perdu, que personne n'irait afficher. S'il y avait une organisation avec moi, pensez-vous vraiment que j'aurais pris des heures interminables pour aller de pages en pages, médias en médias, pour faire connaître le site?

    Je suis moi-même étonné de l'ampleur que tout ça prend présentement. Il faut vraiment que le PLQ soit rendu très bas pour qu'un quidam comme moi, qui habite en Suède, et avec les moyens du bord, puisse déranger France Dionne dans sa campagne. On accuse Vigile.net, mais les vrais coupables pour la popularité du mouvement se trouvent chez le PLQ et Gesca.



    C'est désolant de voir qu'aucun journaliste mette ça au clair, et de voir qu'encore une fois le PLQ attaque Vigile.net et le PQ.

  • alen - Inscrit 22 novembre 2010 07 h 14

    Pauv-e p'tit m'sieur Charest

    Que la vie est donc dure avec lui et sa gang!

  • Geoffroi - Inscrit 22 novembre 2010 09 h 03

    Hypocrisie électoraliste

    M. Charest doit intervenir pour faire respecter l'esprit et la lettre de la Loi électorale ainsi que l'héritage politique de Claude Béchard.

    Durant la fin de semaine de vote anticipé dans le comté de Kamouraska-Témiscouata, Mme de la Magouille Sans Gêne de Lapocatière décide de faire les manchettes dans les médias et d'appeler la police !!!

    On appelle ça faire des pressions indues sur les voteurs. Si le DGE peut faire quelque chose c'est maintenant...mais peut-t-il le faire durant les jours de vote anticipé...ses pouvoirs semblent "très" linmités.

  • Rodrigue Guimont - Abonnée 22 novembre 2010 09 h 55

    Attitude victimaire du gouvernement

    La candidate libérale, France Dionne (une cousine germaine de Michelle Dionne-Charest, la femme de Jean Charest) est en difficulté dans la circonscription de Kamouraska-Temiscouata. À 58 ans, Madame Dionne fait un retour en politique en espérant cette fois-ci que se sera la bonne… Une pension c’est bien, mais deux pensions c’est mieux….

    Au PLQ, cela commence drôlement à ressembler à un comportement compulsionnel. Le Québec est en crise, les scandales de corruptions fusent de partout et le gouvernement du PLQ n’a qu’une seule riposte envers les citoyens : mises en demeure abusives, poursuites judiciaires à répétition et maintenant les (contre) intimidations «préventives» en période d’élections partielles. On accuse, attaque, dénonce puis dénigre tout en adoptant un comportement de victime (même si la preuve n’est pas établie) en espérant que les «dommages collatéraux» ainsi faits se refléteront dans les boites de scrutin le 29 nov. prochain.

    L’attitude victimaire ne paiera pas. Depuis quand un gouvernement est-elle victime de ses propres décisions?

  • Lise Moga - Inscrite 22 novembre 2010 10 h 05

    Quelle surprise?

    Un vice en est un, seulement lorsqu'il est libéral. Les prête-noms ne sont ainsi que dans pour le camp adverse. Les malversations n'en sont pas, lorsqu'on peut modifier une prime de départ, en pension à vie, de $86 000, en catastrophe, juste avant la prise de pouvoir des libéraux en 2003. Une loi de zonage peut se modifier lorsque cela nuit à l'acquisition d'un bien que l'on convoite. Le parti adverse qui a le plus de chance de remporter l'élection dans Kamouraska-Témiscouata doit se conformer aux règles prévues pour les dépenses électorales... pour l'autre parti, on peut toujours se faire aider «sous la table». «La turbulence, c'est bon pour la séparation.»

    QUEL PAYS!