La guerre à la droite est déclarée

Québec — Les syndicats déclarent la guerre à la droite. Ils fondent l'Alliance sociale pour répliquer coup pour coup à l'intoxication dont est victime la population, selon eux.

Tous les chefs des principaux syndicats du Québec étaient réunis, hier matin à Québec, pour faire une sortie qui avait des allures de front commun. Ils avaient aussi rallié les fédérations étudiantes universitaire et collégiale. Tous les coalisés veulent d'abord prendre d'assaut les consultations prébudgétaires du gouvernement, pour infléchir ses choix.

Selon le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault, il faut défendre les programmes sociaux contre la privatisation. «Ça, c'est la différence entre les êtres humains et les animaux, a-t-il déclaré. Les animaux, quand il y en a un qui vieillit, ils le laissent mourir et ils le mangent entre eux. Nous, il faut s'occuper de notre monde, de nos jeunes, de nos étudiants, de nos vieillards.»

Les syndicats s'opposent au groupe Réseau Liberté-Québec et au mouvement politique qui se dessine autour de François Legault et de Joseph Facal.

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20 commentaires
  • Isabelle Sawyer - Inscrite 6 novembre 2010 12 h 28

    Anthropocentrisme aveugle

    J'ai rarement entendu plus mauvaise comparaison que celle que fait dans cet article Michel Arsenault. Comme si les animaux étaient de simples barbares, sans aucun sens de l'attachement aux autres et que ce n'est que la loi du plus fort qui domine dans la "nature". En tant qu'humains "civilisés", distinguons-nous de "ce" que l'on domine, des "ressources" que nos sociétés exploitent, beurk!

    Ce sont là les paroles de quelqu'un qui ignore tout de la biologie, n'ayant étudié autre chose toute sa vie que les sciences humaines, sans se questionner sur "le monde" dans lequel ces rites humains prennent place. Dites-moi M. Arsenault, en quoi votre pensée est-elle fondamentalement différente de la pensée néolibérale, de la "droite" que vous vous donnez pour mandat de combattre, alors qu'un ensemble de préjugés étroits et de présupposés erronés conditionnent vous aussi vos paroles et vos gestes.

    Faites une faveur à l'"humanité" : ouvrez un livre de biologie, renseignez-vous sur les animaux sociaux, sur tous ce qu'ils peuvent mettre en oeuvre afin de protéger leurs jeunes, sur l'effort qu'ils mettent à leur apprendre tout ce qu'ils savent, sur les services de gardiennage mis en oeuvre dans leurs sociétés, sur la complexité de leur vie émotionnelle et de leurs rites sociaux.

    Car ce sont des préjugés tels que les vôtres qui permettent à la logique de marché de prendre le dessus sur toutes les autres préoccupations que vous défendez.

  • Kebekwa - Inscrit 6 novembre 2010 14 h 40

    Re les "néo-cons"

    Cela me désole toujours de voir le plaisir que tirent certains partisans de l'option indépendantiste à ridiculiser, voire insulter, ceux qui ne souscrivent pas à leur credo. Par exemple, cette référence aux "néo-cons".

    Je n'ai jamais vu personne se référer au "P-Cul" ou au "B-Cul" ....

  • pierre savard - Inscrit 6 novembre 2010 14 h 50

    Ouf...

    Je suis de droite mais je n'ai pas peur de la gauche. Pourquoi ? Parce qu,elle n'a pas d'idées et pas de solutions. La gauche ne fait qu'insulter, démoniser. Un jour le peuple va s'écoeurer de la pensée primitive des leaders syndicaux.

  • Dumas Dominique - Inscrit 6 novembre 2010 15 h 32

    Après moi le déluge.

    Les chefs syndicaux ont donc pris, comme d'habitude, une position sur laquelle il n'ont JAMAIS consulté leurs membres. Même chose pour la FEUQ et la FECQ. Il faut donc considérer qu'ils ne parlent qu'en leurs noms personnels.

    Mais ces tenants du corporatisme syndical sont bien mal placés pour faire de la démagogie sur la solidarité. C'est n'est d'abord jamais ce qu'ils défendent, seulement un déguisement qu'ils mettent pour cacher leurs intérêts corporatistes réels.

    D'essayer, par tous les moyens possibles, de conserver le pouvoir le plus longtemps possible, sur le plus grand nombre de Québécois possible, en prétendant parler pour eux à chaque sortie, ce n'est aucunement dans un but de solidarité.

    Appauvrir les Québécois, les endetter, démoniser l'entreprise privée et contrôler la vie des gens avec des monopoles d'État, ce n'est pas de la solidarité.

    Essayer d'étirer, à son avantage et le plus longtemps possible, l'élastique des finances publiques jusqu'à ce qu'il pète, c'est tout sauf de la solidarité.

    Est-ce que les syndicats veulent un meilleur système de santé? Non! Ils n'en ont rien à foutre en autant que tout le monde qui travaille dans le système est un employé de l'État, donc un syndiqué automatique, et qu'ils conservent pouvoir et argent! La même chose vaut pour l'Éducation.

    Alors continuons de s'endetter, maintenons le statut quo jusqu'à ma mort et après moi le déluge, elle est là, la vraie position de l'alliance syndicale.

  • Gebe Tremblay - Inscrit 6 novembre 2010 15 h 40

    Syndicats de gauche ?

    Il y a encore des syndicats de gauche au Québec ?

    Au dernières nouvelles il m'a semblé qu'ils étaient tous bien copains-copains avec le patronat et qu'ils s'étaient convertis à la spéculation avec les caisses de retraites.