Duceppe, «main dans la main» avec Marois

Tout comme Gilles Duceppe, Jack Layton était conférencier hier lors d’un événement de financement pour le Comité chômage de Montréal.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Tout comme Gilles Duceppe, Jack Layton était conférencier hier lors d’un événement de financement pour le Comité chômage de Montréal.

Les débats actuels au sein du Parti québécois doivent être conduits dans un esprit de solidarité, croit le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

Celui qui est perçu comme «le leader souverainiste le plus inspirant en ce moment» par des militants du Parti québécois, comme le révélait hier Le Devoir, affirme travailler main dans la main avec la chef du Parti québécois, Pauline Marois. «Et ça ne changera d'aucune façon», a indiqué hier M. Duceppe en marge d'un événement de financement pour le Comité chômage de Montréal.

Selon le chef bloquiste, le combat pour la souveraineté exige que les partisans se serrent les coudes. Que les Jacques Parizeau, Bernard Landry ainsi qu'un groupe de militants lancent des flèches à l'endroit de Mme Marois ne suffit toutefois pas pour que M. Duceppe conclue à un manque de solidarité. «Il y a des débats qui se font. Et il faut les faire dans un esprit de solidarité», a-t-il affirmé.

Invité à commenter la lettre critique à l'égard de Pauline Marois qui circule depuis quelque temps dans les rangs péquistes, Gilles Duceppe s'est borné à dire qu'il ne l'avait pas lue. Des péquistes, qui demeurent dans l'ombre pour l'instant, estiment que le Plan Marois ressemble au programme de l'Action démocratique du Québec. Ils voient dans la vision de la chef une façon de vouloir donner une autre chance au Canada.

Quant aux commentaires de MM. Parizeau et Landry, qui écorchent le leadership de la chef du PQ, M. Duceppe les a assimilés à un débat d'idées duquel peuvent surgir des critiques. «Il faut toujours faire en sorte que nos idées nous fassent avancer», a-t-il soutenu.

Il n'est toutefois pas question de s'attarder au meilleur vocable à utiliser pour formuler la tenue d'un référendum dans le programme du PQ. Il dit que l'expression «moment opportun» lui convient, mais que le mouvement souverainiste pourrait fort bien parler de conditions gagnantes ou de l'expression «le plus vite possible». Ce qui importe pour Gilles Duceppe, c'est de «parler du fond des choses». «La stratégie ouverte n'est jamais une bonne chose», a-t-il tenu à préciser.

Le chef du Bloc québécois s'est montré plus mordant à l'endroit de l'ancien ministre péquiste François Legault, sans toutefois le nommer, et son projet de former éventuellement un nouveau parti politique. Rappelant avoir fait ses premiers pas en politique alors qu'il y avait trois options (fédéralisme renouvelé, souveraineté et statu quo), M. Duceppe a affirmé que vingt ans plus tard, la chose était une impossibilité. «Ça n'existe plus, la troisième option. Non seulement c'est une illusion, mais c'est un cul-de-sac», a tranché le chef bloquiste.
2 commentaires
  • Raymonde Chouinard - Inscrit 1 novembre 2010 11 h 01

    Wouah! ...main dans la main!

    Vision trompeuse...!

  • Marie-France Legault - Inscrit 3 novembre 2010 21 h 58

    C'est discutable....

    pour plusieurs ce n'est pas "main dans la main"...
    car il y a toujours ces conflits entre la façon de voir la souveraineté pour Mme Marois et
    celle de voir la souveraineté pour Monsieur Duceppe...

    Monsieur Duceppe est un contre témoignage...il prouve par
    l'absurde qu'un parti séparatiste peut s'accommoder et bien vivre
    DANS le régime Fédéraliste canadien...

    les députés sont payés (ne l'oublions pas...) par TOUS les canadiens....ceux-ci respectent la Démocratie qui a décidé qu'un parti séparatiste
    siégerait à Ottawa, et bénéficierait en quelque sorte
    du Fédéralisme...
    tant critiqué par le B.Q.......?
    Plus incohérent que ça....... tu meurs!!!!