La FTQ s'inquiète des faibles revenus des retraités

Michel Arsenault, président de la FTQ, revendique une bonification majeure des régimes de retraite publics. En arrière-plan, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, l’un des nombreux organismes partenaires de la campagne de sensibilisation menée par la FTQ.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Michel Arsenault, président de la FTQ, revendique une bonification majeure des régimes de retraite publics. En arrière-plan, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, l’un des nombreux organismes partenaires de la campagne de sensibilisation menée par la FTQ.

Si la tendance se maintient, l'avenir s'annonce plutôt sombre pour les futurs retraités québécois. Pas moins de 38 % de la population québécoise ne dispose d'aucun autre coussin que les allocations et pensions versées par la Régie des rentes du Québec (RRQ) et par le gouvernement fédéral.

En 2008, les hommes québécois à la retraite n'ont touché en moyenne que 6384 $ par an de la RRQ (532 $ par mois), tandis que les femmes ont dû se contenter de 4032 $ par an (336 $). Et si rien n'est fait, la situation risque de s'aggraver dans les années à venir puisque 38 % de la population active ne contribue ni à des REER ni à aucun régime privé de retraite.

Selon la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), qui lançait hier une vaste campagne de sensibilisation pour alerter le public et les gouvernements au phénomène, il est urgent de redresser le tir et de doubler, d'ici sept ans, les rentes versées par la RRQ pour les hausser à l'équivalent de 50 % des revenus d'emploi. «Faisons en sorte que les retraités d'aujourd'hui puissent prendre leur retraite dans la dignité. Pour maintenir son pouvoir d'achat, cela prend l'équivalent de 70 à 80 % de revenus d'emploi. On est bien loin de cela avec 25 % des revenus versés par la RRQ», a déclaré hier Michel Arsenault, président de la FTQ.

Selon la centrale syndicale, de telles hausses n'entraîneraient pas de charge indue pour l'État ou pour les générations futures. Ces bonifications seraient entièrement assumées par les travailleurs actifs qui verraient leurs cotisations graduellement passer de 4,6 % du salaire à 7,4 %, sur une période de sept ans.

Grâce à ce redressement, un retraité gagnant 47 200 $ par année verrait à terme ses revenus de retraite bondir de 11 210 $ à 22 420 $ par année. La FTQ réclame aussi que le plafond des revenus admissibles aux cotisations de la RRQ soit haussé de 47 200 $ à 62 500 $, ce qui est déjà la couverture salariale reconnue par l'État aux prestataires de la CSST et du Régime québécois d'assurance parentale.

Les rentes versées par la RRQ sont à ce point insuffisantes qu'environ 50 % des retraités québécois touchent le Supplément de revenu garanti (SRG), versé par le gouvernement fédéral aux personnes à faible revenu, en sus de la pension de vieillesse. À ce chapitre, la FTQ réclame d'Ottawa une hausse immédiate de 15 % du SRG octroyé aux aînés les plus pauvres.

Cette vaste campagne, appuyée entre autres par l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées, la Fédération des femmes du Québec, Force Jeunesse et la Fédération étudiante collégiale, milite aussi en faveur de l'adoption de lois pour protéger les régimes de retraite privés, dont les caisses se font effondrées ces dernières années à la suite de faillites de compagnie.
7 commentaires
  • Carole Dionne - Inscrite 25 octobre 2010 01 h 35

    HUM! HUM HUM!!

    Ils n'ont pas tort, ces gaulois et gauloises. Cela a plein de bon sens. Mais où est la limite. Facile à dire, comme construire un amphithéâtre avec les fonds publiques. Mais...

    Si je vous ai bien compris, on augmente le taux de cotisation des jeunes et autres travailleurs de 25 %. Pourquoi pas. Et eux, à leurs retraite, ils vont faire de même et ainsi de suite mais il y a toujours une limite à tout. J'imagine.

    Mais , c'est bien la FTQ: pendant que les travailleurs peinent à payer leurs cotisations, les hauts gradés de la centrale se paie des repas à $1,500.00. pas seulement un haut gradé.

  • ExpatAVie - Abonné 25 octobre 2010 06 h 12

    Consternant

    Quel scandale.

    Pourquoi n'ont-ils pas epargne? Pourquoi les syndicats n'ont -ils pas proteste contre la prise de risque trop grande dans les investissements des fonds de retraite. Ou s'arretera l'apologie de l'irresponsabilite?

    Ainsi donc, les genrations qui suivent ces messieurs dames, qui devront deja cotiser plus que le double de leurs aines pour garantir les rentes actuelles, devraient maintenant financer une retraite pour laquelle les faineants qui les precedent n'auront meme pas paye!

    Il se trouvera des etourdis pour appuyer ce vol grotesque.

    Une fois pour toute: La RRQ est une ASSURANCE sociale et non une securite sociale. Le benefice doit etre proportionelle a la cotisation. Toute derice de ce principe couterait des MILLIARDS aux malheureux 20 ans plus jeune et ce serait INJUSTE.

  • Sator - Inscrit 25 octobre 2010 08 h 34

    l etat providence pour les ti namis seulement

    c est assez simple la classe moyenne n a plus les moyens de faire touner la machine gouvernemental et de s en mettre de cote il faut payer l impôt des riches industrie subventionnées avec nos deniers a grand coup de centaines de millions qui ferment et parte les profits et ils faut aussi payer touts les augmentations tarifaires vous savez le sacro saint principe de l utilisateur payeur quand ca fait leur affaire naturellement etc etc en bout de ligne y reste pas grand chose a mettre de coté quand tu gagne pas un gros salaire pis que tu te siphonner de touts bords touts cotés et ce par tous et chacun

  • yves rousseau - Inscrit 25 octobre 2010 12 h 35

    oublie ca

    La FTQ devrait s'occuper de ses affaires,d'ailleurs elle n'apprécie pas trop quand ses membres posent trop de questions.On s'entend que
    le problème au Québec est plus fondamental que comment la RRQ
    gère ses affaires,Le problème pour le travailleur au Québec, c'est qu'on s'en est toujours foutu,il commence pauvre et fini pauvre,surtout
    s'il travail à la boîte à lunch.C'est pas normal de travaillé 30,40 ans et se fier sur la RRQ.

  • clovis simard - Inscrit 25 octobre 2010 12 h 53

    le réveil

    C'est drôle ! Il vient se réveiller celui là !