Leadership de Pauline Marois: Gérard Deltell passe à l'attaque

Gérard Deltell lors d'un rassemblement du Réseau Liberté-Québec, le 23 octobre.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Gérard Deltell lors d'un rassemblement du Réseau Liberté-Québec, le 23 octobre.

Saint-Hyacinthe — Le chef adéquiste Gérard Deltell considère que la montée d'un éventuel troisième parti constitue un désaveu du leadership de la chef péquiste Pauline Marois.

Il abonde ainsi dans le même sens que le premier ministre Jean Charest, qui a déclaré depuis Montreux, en Suisse qu'en s'unissant pour créer une nouvelle formation politique, M. Legault et M. Facal sont en train de dire que Mme Marois ne représente pas un choix pour un grand nombre de Québécois.

Lors d'une entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, dimanche, le chef adéquiste en a ajouté en déclarant que Pauline Marois, avec trente années de politique derrière elle, véhicule des idées qui ne correspondent plus aux valeurs des Québécois.

Il a ajouté que François Legault avait été une figure de proue pendant une dizaine d'années au PQ avant de quitter en juin 2009 et que l'éventualité qu'une aussi grosse pointure préfère une autre mouvance politique affablissait considérablement Pauline Marois.

Et au-delà du fait que M. Legault porte ainsi un dur coup à la formation politique réunie en conseil national jusqu'à dimanche après-midi, l'ancien péquiste démontre clairement que les idées de centre-droit sont plus adaptées à la société actuelle, selon Gérard Deltell, qui a refusé de préciser s'il avait contacté M. Legault.

Du côté de Saint-Hyacinthe, le député Bernard Drainville a accueilli les propos de Jean Charest avec un sourire en coin. Selon lui, le seul chef affaibli au Québec s'appelle Jean Charest. Tout en soutenant que Mme Marois a la confiance entière de ses membres, M. Drainville a reconnu que Bernard Landry avait jeté un pavé dans la mare en déclarant que le PQ était plus obsédé par l'idée de gouverner que de faire l'indépendance. «Je ne sais pas pourquoi il a dit ça. Il faut le lui demander», a-t-il affirmé.
8 commentaires
  • Gebe Tremblay - Inscrit 24 octobre 2010 14 h 36

    Trop drôle ce Deltell !

    On vois qu'il est issu de l'infotainment !

    Et quel choix représente Deltell suite au refus de Legault de se joindre à son RLQ et l'ADQ !

    Deux fois désavoué par Legault, le Deltell !

    Sûrement un problème de "valeurs québécoises" ! LOL !

  • emeri - Inscrit 24 octobre 2010 15 h 23

    Pauline se tient debout!

    D'autres auraient déclarés forfait, mais pas Pauline. Et ce n'est pas les inepties
    de Jean Charest qui va se cacher en Europe pour déblatérer sur le dos
    de futur premier ministre du Québec, qui vont l'ébranler.

    Encore tous c'est petits journalistes en manquent de gros titres. Non mais
    qu'ont ils donc ces écrivailleurs amateurs pour chercher des pouls sur la tête
    des rares politiciens qui se tiennent debout comme le savent si bien les
    gens du PQ.

    Au fait, les journaleux, pourquoi pas tenter de faire parler ces pseudo fondateurs de partis politiques qui, pour le moment se cachent sous le lit
    de peur qu'ont les trouvent.

    Et en passant, chapeau à Bernard Drainville pour son allocution d'hier.
    C'était clair, net et précis. Cet homme à un grand avenir dans le gouvernement
    en devenir. Bravo!

    RéJean Grenier

  • Victor Beauchesne - Inscrit 24 octobre 2010 15 h 28

    quand Bernie s'en mêle c'est que la barque prend l'eau

    Bernie a quitté avec 76 % d'appuis, ce qu'il regrette encore aujourd'hui. Me semble qu'il n'est pas en mesure de sermonner les autres, lui qui n'a jamais été élu PM.

  • Maxime Gagné - Inscrit 24 octobre 2010 17 h 48

    Un désaveu pour le PQ mais pas pour l'ADQ?

    Les sondages nous démontrent que les Québécois sont prêts à porter au pouvoir un navire dont on ne sait que le nom du capitaine, mais aucune idée de l'équipage, des vivres, de l'affréteur et encore moins de sa destination et de la qualité de sa voilure. Soit, grand bien nous en fasse. Lorsqu'il sera le temps d'embarquer, ces méconnaissances risquent de refroidir l'ardeur de certains.

    En attendant, si le PQ de Pauline Marois a mal paru ces dernières semaines, il n'en demeure pas moins que, n'en déplaise à M. Deltell, son parti est incapable de se sortir du fond du tonneau d'où il est confiné depuis la débâcle de 2008 et de sa désastreuse course à la chefferie. Pendant ce temps, le PQ demeure la seule alternative viable au PLQ.

    On connaît tous l'histoire du lièvre ou de la tortue. Mais, jeu politique oblige, on tente de la faire oublier aux électeurs. Admettons que le non-parti de Legault nuise au leadership de Pauline Marois, il est également l'illustration de l'incapacité de l'ADQ à afficher une quelconque crédibilité en quelque matière.

  • Gebe Tremblay - Inscrit 24 octobre 2010 18 h 05

    Tous pourris ?

    Et dire que Maxime Bernier était conseiller de Bernard Landry !

    Reste t'il un vrai indépendantiste dans c'te gang d'embourgeoisés ?

    C'est pourtant pas compliqué l'indépendance ! Il suffit de ne plus suivre la loi de l'autre. C'est tout.

    Il y en a tu un qui est prêt à faire ça ?

    Fini l'argent à Ottawa, fini le multiculturalisme, bonjour la langue française officielle, bonjour une télé d'État québécoise, fini deux Chums, bonjour la nation québécoise LIBRE et responsable.

    Y'en a tu un qui a encore des culottes ?