En bref - Interrogations sur des nominations de juges à Baie-Comeau

Les trois derniers juges nommés à la Cour du Québec à Baie-Comeau auraient tous déjà contribué à la caisse du Parti libéral du Québec, selon ce qu'aurait découvert l'équipe de l'émission Enquête de Radio-Canada.

Le plus récent cas remonterait à 2009 lors de la nomination de François Boisjoli. Celui-ci aurait été choisi à l'issue d'un deuxième appel de candidatures, selon les sources de Radio-Canada, alors qu'il n'avait pas participé au premier processus d'embauche. Trois membres du comité de sélection interviewés par l'équipe d'Enquête ont déclaré que la nomination du juge Boisjoli s'était déroulée dans les règles de l'art. Malgré tout, des interrogations subsistent, car, selon les informations obtenues par Radio-Canada, le juge Boisjoli et les deux autres sélectionnés précédemment auraient versé de l'argent à la caisse du PLQ en 2002. Ces trois juges proviendraient tous du même cabinet d'avocats. La SRC a tenté d'obtenir des explications de la ministre de la Justice Kathleen Weil, qui a nommé le dernier juge, mais n'a pu réaliser une entrevue.
3 commentaires
  • Catherine Paquet - Abonnée 27 septembre 2010 06 h 09

    Non mais...

    Non mais, faudrait-il interdire aux avocats, aux aspirants avocats, à leur famille, de même qu'aux gens d'Affaifres et à leur famille de contribuer au financement des partis politiques.

  • Donald Bordeleau - Abonné 27 septembre 2010 22 h 17

    Foire de l'emploi au bureau de Jean Charest.



    Pas besoin de CV pour avoir un emploi, dès que votre nom est sur la liste vous êtes sur d'avoir une job. Donc de façon parcimonieuse l'équipe composée des Madames et des Messieurs Violette Trépanier, Benoît Savard, Franco Fava, Jacques Champagne et Charles Rondeau sous la gouverne de Madame Chantal Landry s'occupaient du placement du personnel selon des critères très stricte du PLQ. Monsieur Charest ne semble bien connaître les mesures de dotation de la fonction publique. Le service de placement parallèle PLQ laisse place a beaucoup irrégularités et d'abus pour les employés de la fonction publique.
    Comme une nomination en 2009 ou Maître Tommaso Nanci ancien bras droit de Gagliano en 2000 a été nommé par Madame Weil. Par hasard 13 autres avocats de cette promotion sont des donnateurs du PLQ. Cette cuvée a atteint un très haut taux de 92 % de partisants du PLQ. Ces postes rapporte 1000$/jr avec un compte de dépense. Pour Monsieur Tommaso, il semble que le comité de sélection des juges a été très complaisant ou siégait Monsieur Jacques Champagne un argentier du PLQ. Nommer en 2004 par Jacques Dupuis qui est disparu des radars depuis, mais il reviendra servir lorsque les cendres de la commission seront refroidies.

    Un concours a été repris pour Baie Comeau, des dix candidats se sont inscrits et une liste à été soumis au bureau du Premier Ministre, mais le candidat ne cadrait selon le conseil des Ministres. Donc un second concours a été ouvert, mais aucun des 10 candidats ne pouvaient s'inscrire de nouveau à ce deuxième concours. L'avocat François Boisjoli a été invité a s'inscrire à ce deuxième concours et il a obtenu facilement les deux doigts dans le nez à être inscrit sur la courte liste pour devenir juge. Il a été nommé par Madame Weil, au pardon c'était je pense par le Conseil des Ministres.

    Les petites astuces institutionnalisés du gouvernement pour remettre un retour à ceux qui travaille pour le parti se

  • zanon - Inscrit 27 septembre 2010 23 h 02

    Il est peut--être temps de moderniser un système désuet issu du duplessisme...

    Il est peut-être temps de s'interroger sur les effets pervers des contributions politiques. Si, à la base, le système semblait favoriser la participation citoyenne en plus de financer les partis, il est loin d'être sûr qu'il répond encore à la première partie de cet objectif. Il est de plus en plus évident que le système est couramment utilisé à d'autres fins. Par exemple, il est étonnant de constater que sur les 6 à 9 millions de dollars que récoltent chaque année le parti libéral, plus du 3/4 de ces argents proviennent de citoyens issus de 7 grands groupes : firmes d'avocats, de comptabilité, d'ingénierie, de construction de communication, d'informatique et de grandes industries. On est maintenant très loin du simple citoyen militant. D'autant plus qu'on est aujourd’hui en mesure de vérifier que des blocs entiers de cotisants sont souvent issus d'une même firme. Le lien entre un tel état de fait et l'attribution de juteux contrats ne peut que miner la confiance du public en ses institutions. Il est peut--être temps de moderniser un système désuet issu du duplessisme...