Les électeurs de Vachon votent aujourd’hui

C’était la dernière tournée des restaurants, des épiceries et des autres lieux publics hier pour les candidats à l’élection partielle dans Vachon, qui se tient aujourd’hui. À la veille du scrutin, les partis de l’opposition ont fustigé le gouvernement libéral pour son «cynisme».

Faire voter les électeurs un 5 juillet est un choix «inacceptable» selon la candidate du Parti québécois, Martine Ouellet. «C’est dommage pour la démocratie», confiait-elle à la fin de cette dernière journée de campagne. «Charest aurait dû favoriser la plus grande participation possible, c’est inacceptable pour un premier ministre de choisir le cynisme», dit celle qui estime que le défi est maintenant d’amener les citoyens aux urnes.

Le candidat de Québec solidaire, Sébastien Robert, abonde dans le même sens, jugeant que «c’est un choix plutôt cynique [pour les libéraux] de croire qu’ils auraient plus de chance de gagner en été».

Mais pour le candidat libéral, Simon-Pierre Diamond, «il n’y a jamais de bon moment pour une campagne, ce n’est jamais facile».

Sept candidats se disputent la succession du péquiste Camil Bouchard, qui a remis sa démission en décembre dernier. Le PQ détient le siège depuis 1994.

«Si l’accueil que j’ai eu se concrétise en votes, ça va bien aller», analyse la candidate péquiste Martine Ouellet, ingénieure chez Hydro-Québec et militante de la Coalition Eau Secours. «Quand on demande aux gens s’ils vont aller voter, ils disent toujours oui, mais ça reste à voir s’ils vont vraiment y aller», se demande l’avocat Simon-Pierre Diamond, ancien adéquiste récemment passé au Parti libéral. Il dit avoir bon espoir de l’emporter.

«Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils n’iraient pas voter demain», rapporte le conseiller syndical Sébastien Robert. Il estime que les citoyens ont apprécié le travail d’Amir Khadir à l’Assemblée nationale, ce qui devrait selon lui se traduire en gains pour le parti, qui n’a récolté que 2 % des suffrages en 2008.

Chacun des candidats a promis d’appuyer les citoyens dans leur lutte contre le bruit causé par les avions de l’aéroport de Saint-Hubert, un des enjeux majeurs de cette campagne. Le Parti libéral en a fait son thème principal, alors que le Parti québécois souhaite, entre autres choses, faire augmenter le nombre de places en CPE et que Québec solidaire milite pour «défendre les services publics».

Le taux de participation au vote par anticipation a été de 7,5 %. En 2008, le PQ a enlevé la circonscription avec près de 4500 voix d’avance.

 
1 commentaire
  • - Abonnée 5 juillet 2010 09 h 14

    Le Parti Libéral du Québec et le vote francophone


    Espérons que les citoyens de Vachon se rappelleront la politique de Charest depuis les sept dernières années.

    Malgré tous les scandales politico-économiques, les fausses promesses pour ne pas dire les mensonges, malgré des politiques qui font mal au Québec, je vois trois raisons principales pour certains francophones de toujours voter encore libéral.

    Soit ces personnes ne s’intéressent pas à la politique… sauf le jour du vote. Faute d’intérêt ou d’instruction, ils ne comprennent pas toujours l’enjeu des élections et votent toujours du même bord depuis des lunes. Ce bassin est très bien connu du PLQ, des faiseurs d’élections, qui s’activent «à sortir » ce vote surtout par anticipation. Ils sont fragiles bien souvent économiquement et ils ont peur de perdre soit leurs pensions ou leurs économies.

    Le deuxième groupe d’éternels votants libéraux, sont ceux et celles qui en retirent des intérêts ou des avantages politiques, ces «intérêts» étant surtout de nature économique (contrats, accords, alliances, etc.).

    Le troisième groupe est celui que j’appellerai des «suiveurs», ceux qui suivent l’opinion des proches c’est-à-dire la parenté, les amis, le conjoint, les collègues de travail, etc.

    C’est sur ces groupes de gens, moins que plus politisés, et qui représentent quand même une partie non négligeable de la population que compte le PLQ pour gagner les élections.