Ticket modérateur - La ministre St-Pierre se dissocie des propos du Conseil du statut de la femme

Québec — La ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, se dissocie de la position du Conseil du statut de la femme (CSF) qui juge discriminatoires envers les femmes tant la contribution santé de 200 $ par an que la franchise santé.

Au cabinet de la ministre, on a indiqué que Christine St-Pierre ne commenterait pas les propos de la présidente du CSF, Christiane Pelchat. «Sa position [est] la même que celle du gouvernement», a précisé l'attachée de presse de la ministre, Valérie Rodrigue, qui a rappelé que le premier ministre Jean Charest et le ministre des Finances, Raymond Bachand, avaient eu à répondre à des questions sur la sortie du CSF.

Par sa mission, le CSF, qui est chargé de conseiller la ministre et le gouvernement, est concerné par la promotion des droits des femmes et de l'égalité entre les sexes. La ministre de la Condition féminine poursuit des objectifs analogues à ceux du CSF. En vertu de la Loi de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine adoptée sous les libéraux, la ministre doit «consolider l'intervention gouvernementale pour assurer l'égalité entre les femmes et les hommes» et «favoriser l'atteinte de cette égalité». En outre, la politique gouvernementale sur la condition féminine, dont est responsable Mme St-Pierre, porte notamment sur les enjeux de la santé.

Dans une entrevue accordée au Devoir la semaine dernière, Christiane Pelchat avait déclaré que «chaque fois qu'on parle de frais orienteurs, modérateurs ou de taxe spécifique sur la santé, on affecte les femmes plus fortement que les hommes et on exacerbe les inégalités entre les femmes et les hommes». Mme Pelchat reprenait ainsi la position historique de l'organisme qui, depuis les années 70, défend l'accessibilité et l'universalité du système de santé pour les femmes. Selon la présidente du CSF, l'impôt santé et le ticket modérateur violent les chartes des droits, tandis que le gouvernement Charest «trahit son obligation constitutionnelle de respecter l'égalité entre les hommes et les femmes».

À l'Assemblée nationale, la semaine dernière, Jean Charest a présenté la franchise santé, que d'aucuns, dont le ministre des Finances, Raymond Bachand, appellent un ticket modérateur, comme «une discussion ouverte sur la façon dont on va financer les soins de santé». De son côté, Raymond Bachand avait associé le CSF à ceux qui font du Québec «une société quasi religieuse» où «personne ne veut débattre; c'est oui ou non, et vous êtes étiqueté comme ultragauchiste ou ultraconservateur».
1 commentaire
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit 18 mai 2010 12 h 56

    Christine St-Pierre

    Si affirmative quand le risque est zéro. Cette fois-ci comme dans le cas d`un employé abusif des ses dépenses et Christine se fait brave. Il faudra se souvenir que la Ministre Blais responsable des ainés aura parlé avant elle dans un dossier sur la famille. Je suis la vérité. Que fait-elle entre-temps sur les dossiers de défense de la langue française? Beaucoup à risque avec sa clientèle anglophone et allophone selon la définition des groupes spéciaux de Charest. Quelle affirmation que celle de rappeler au cardinal Ouellet, sur un sujet d`une autre époque, la désuétude de ses positions anti-féminine.