Bed-in chez Jean Charest

Le FRAPRU estime à 39 000 le nombre de ménages à très faible revenu en attente d’un logement à prix modique.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le FRAPRU estime à 39 000 le nombre de ménages à très faible revenu en attente d’un logement à prix modique.

Ils ont apporté leurs sacs de couchage et leurs repas et se sont installés devant la belle demeure du premier ministre Jean Charest, qui n'y était vraisemblablement pas, rue Victoria, à Westmount. Ensuite, ils se sont déplacés vers la maison du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, à Outremont, pour lui remettre des «cennes» noires, «tout ce qui reste aux ménages à faible revenu une fois le loyer payé», expliquait hier François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, le Front d'action populaire en réaménagement urbain. Le FRAPRU organisait hier une manifestation pour réclamer plus de logements sociaux.

Selon François Saillant, le plan de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale annoncé par le budget n'offre «que des miettes dont la plus grosse est le financement d'à peine 3000 logements additionnels», sur une période de cinq ans. Pour sa part, le dernier plan de lutte quinquennal, présenté en 2004, annonçait le financement de 16 000 logements sociaux. Et selon M. Saillant, c'est de 50 000 nouveaux logements sociaux que l'on aurait besoin pour une période de cinq ans, puisque 39 000 ménages à très faible revenu sont présentement en attente de tels logements.

Pourtant, déjà, en 2006, soit avant la crise économique, 203 000 ménages québécois consacraient plus de 50 % de leur revenu pour se loger.

Selon Lucie et Andrée MacDonald, deux soeurs impliquées dans le comité-logement Roussillon de Châteauguay et qui participaient à la manifestation d'hier, de nombreuses familles doivent quitter leur logement une fois l'été venu. Certaines vivent dans leur auto, d'autres font du camping. Avec un revenu d'aide sociale de plus ou moins 500 $ par mois, difficile en effet de s'offrir un logement convenable...

François Saillant ajoute d'ailleurs que le problème de l'itinérance va en s'aggravant, la fréquentation des refuges ayant augmenté de 4,5 % chez les hommes et de 30 % chez les femmes.
11 commentaires
  • pierre savard - Inscrit 17 mai 2010 06 h 15

    Solution

    La seule solution pour aider les vrais pauvres: prendre l'argent dans la masse salariale ou les fonds de pensions des fonctionnaires et la redistribuer aux plus pauvres. Après tout, les syndicats ne sont-ils pas solidaires avec les pauvres ? À moins que nos syndicats ne soient que corporatistes... Nous sommes égorgés par les taxes et impôts de toutes sortes. Qu'on prenne l'argent dans les poches des fonctionnaires, trop bien payés, et qu'on la donne aux pauvres. Le peuple serait d'accord avec cette idée.

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador - Inscrit 17 mai 2010 09 h 34

    @ Pierre Savard

    Tu aurais alors du allez applaudir Bachand, Jean Charest (juste le titre, il n’a pas l’étoffe) le budget Bachand à la Chambre de Commerce de Montréal le 31 mars 2010 aux riches multinationales, ce monde des affaires, le Patronat! Eux tous qui ne font que 7 % d’effort et le peuple lui 93 % d’effort! En plus de leur 3.7 milliard de $ par année en subvention direct aux entreprises du Québec soit plus du double de l’Ontario ou sont tous situé en plus grande majorité ces compagnies? Belle mentalité de ta part! Ce qu’ils demandent c’est une redistribution de la richesse de tous riches (juste à voir l’évasion fiscale outre mer) parvenues pour une société plus juste et honnête! Mentalité de riches mentalité de pourrie!

  • Renaud Blais - Inscrit 17 mai 2010 10 h 10

    @ Pierre Savard

    M. Savard, il faut être très naïf, ou intéressé, pour tenir de tels propos.
    Tous les fonctionnaires sont des SALARIÉeS, donc celles-ci et ceux-ci payent leurs impôts. Diminuer leurs avantages sociaux ne permettrait que de récupérer des grenailles.
    L'appropriation d'énormes richesses par ceux qui ne payent pas leur impôt est d'un tout autre ordre. Il s'agit de milliards.
    L'utilisation légale des paradis fiscaux, avec la complicité de ceux qui sont mandatés pour diminuer les impôts des très riches, est aussi d'un tout autre ordre. Il s'agit de milliards.
    L'attribution de contrat gouvernementaux à des coûts démesurément élevés par ceux qui ont été mandatés pour le faire, est d'un tout autre ordre, Il s'agit de milliards.
    Et que dire de l'utilisation systématiques par les très riches (individus et corporations sans siège social réel) est aussi d'un tout autre ordre. Il s'agit de milliards.
    M. Savard, diversifiez vos sources d'information et laissez tomber vos oeillères, sans doute idéologiquement orientées.
    Renaud Blais
    Québec

  • Jacques Morissette - Inscrit 17 mai 2010 11 h 49

    @ Pierre Savard

    Un film à voir ou à revoir est: Wall Street, sorti en 1988, d'Oliver Stone. Il y a des hommes d'affaire qui s'en mettent plein les poches dans ce très bon film. Par contre, il y a aussi dans ce film des gens d'affaire qui sont moins ambitieux, plus sages et plus respectueux des travailleurs. Eux conseillent plutôt aux ambitieux d'être moins pressé de s'enrichir dans la vie. Parce que de s'enrichir trop vite se répercute et se fait toujours au détriment des salariés des entreprises qui sont la proie de ces ambitieux.

    Monsieur Savard, de la façon dont vous parlez des fonctionnaires et des syndiqués, on croirait que vous êtes en train de couler dans le système. Et vous semblez vouloir entraînez dans votre sillon tous les fonctionnaires et et les syndiqués au passage. On dirait que vous voulez faire un certain nivelage de tout le monde vers le bas. Je suis sûr qu'un peu plus de civilité de votre part envers les autres seraient très apprécié par tout le monde. Vous ne tirez pas sur la bonne cible!

  • Michel Chayer - Inscrit 17 mai 2010 12 h 42

    À la fois pauvre et fonctionnaire

    @ Pierre Savard







    Euh… Ma blonde et moi sommes fonctionnaires, et avec trois enfants nous sommes pauvres.

    Mais, il est vrai que nous n’aurions pas dû faire d’enfants : nous aurions eu plus d’argent en poche, et à moindre frais, pour remplacer notre progéniture, le gouvernement aurait fait venir des immigrés du tiers-monde qui auraient travaillé pour un petit pain en se la fermant, alors que nos enfants vont devenir de méchants syndiqués qui vont revendiquer leurs droits et favoriser l’avancement du progrès social.