Des jeunes veulent étendre la loi 101 au cégep

Simon-Pierre Savard Tremblay, du Forum jeunesse du Bloc québécois, et Alexandre Thériault-Marois, président du Comité national des jeunes du Parti québécois.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Simon-Pierre Savard Tremblay, du Forum jeunesse du Bloc québécois, et Alexandre Thériault-Marois, président du Comité national des jeunes du Parti québécois.

Une dizaine de regroupements de jeunes nationalistes se mobilisent pour exiger l'application de la loi 101 au cégep. C'est le cœur des revendications du nouveau Mouvement des cégépiens pour le français, dont le lancement a eu lieu hier au Club Soda, au cours d'un spectacle musique et textes.

Présent à la conférence de presse organisée par le Mouvement Montréal français, l'auteur Yves Beauchemin a rappelé l'importance de mener deux combats, celui de la lutte contre les écoles passerelles et celui de l'obligation d'étendre la loi 101 au cégep, afin notamment de continuer la francisation des immigrants.

«Ce n'est pas une fantaisie, car les derniers chiffres qu'on possède nous indiquent que 40 % des cégépiens qui ont fréquenté le secondaire en français passent au cégep en anglais par la suite, a dit M. Beauchemin qui sonne l'alarme. On voit venir le jour où, dans plus ou moins dix ans, les francophones vont devenir minoritaires à Montréal.»

Pour le président du Comité national des jeunes du Parti québécois, Alexandre Thériault-Marois, rendre obligatoire le cégep en français n'est pas une mesure anodine. «C'est le dernier niveau de formation avant le marché du travail et où on peut décider d'orienter une carrière en français. Le rôle du cégep s'est considérablement développé. C'est là qu'on va choisir notre cercle social, notre appartenance culturelle et notre futur partenaire», soutient-il.

Jusqu'ici, ni le Parti québécois ni le parti libéral ne se sont prononcés en faveur de cette mesure. Mentionnons qu'une déclaration a été signée par le Mouvement des cégépiens pour le français, mais aussi par dix autres organismes tels que le Forum jeunesse du Bloc québécois, les Mouvements étudiants pour le français de l'UQAM et de l'Université de Montréal et le Conseil jeunesse de la Société Saint-Jean-Baptiste.
26 commentaires
  • meme moi ici - Inscrite 30 avril 2010 07 h 28

    bravo à ces jeunes

    avec les nouvelles des derniers mois ou pis des dernières années, je me demandais si les québécois dormaient au gaz.
    C'est rassurant ce mouvement de jeunes nationalistes, la relève est donc là... de s'afficher comme nationaliste et défendre la loi 101 , des batailles importantes que je pensais enterrées depuis un bout... il y a tant à faire... et ces jeunes plein d'énergie, et de passion me rassurent...

  • Ezra - Inscrit 30 avril 2010 08 h 48

    Pour sauver la francophonie a Montreal...

    ... il faut faire des enfants et arreter de s'exiler en banlieue au lieu de chialer continuellement !

  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit 30 avril 2010 09 h 07

    que jeunesse se passe

    La jeunesse c'est le temps ou on peu faire et dire des connerie en toute innocence et par ignorance.

    Si les jeunes qui passent du système francophone au système anglophone rendu au CEGEP, quel est le problème? Ils sont francisés ils ont eu leur instruction en français. Vrai, cela n'est pas bon pour les professeur francophone de CEGEP, (moins de travail) aussi dans les institution anglophone il y a moins de politique séparatiste, donc moins de potentiel d'en faire des séparatistes. Mais Parizeau n'a t il pas fait ses étude supérieur en anglais à Oxford. Pourquoi interdire au peuple ce que l,élite séparatiste se permet?

  • dojinho - Inscrit 30 avril 2010 10 h 06

    Tant qu'à pousser l'absurdité...

    Je pense qu'on devrait pousser la loi 101 encore plus loin. Par exemple, on devrait forcer les québécois qui veulent voyager à ne visiter que des pays francophones. Fini les excursions aux USA! En fait, un pélerinage en France devrait être OBLIGATOIRE, ça sera La Mecque du français! On devrait bannir la radio anglophone de leur foyer, de même que la télévision. Après tout, une ouverture sur le monde ça peut juste être mauvais pour la cause du français. Pis des cours de langue autre que le français, pas d'affaire! Non, faudrait surtout pas qu'un aspirant québécois apprenne à parler aut'chose que l'français!

    Pis si y en a un fin-fineau qui pense qui est assez smatte pour aller étudier en anglais à l'étranger - québécois de souche ou non - on y enlève sa citoyenneté! Quin-toé! Tant pis pour eux-autres, c'tait à eux d'y penser avant! C't'idée de vouloir aller faire un doctorat en physique des champs au MIT. Chus sûr que l'Université du Québec est aussi bonne!

    Trêve de plaisanteries!

    Y a-t-il des limites à la bêtise humaine? Où doit s'arrêter l'ingérence de l'état dans la vie d'un citoyen qui a choisi le Québec comme terre d'accueil pour lui et sa famille? Si après l'école secondaire un étudiant n'a pas encore acquis le français, c'est peine perdue. Mais si un citoyen, de quelqu'origine que ce soit, décide de poursuivre des études dans un domaine pointu ou cherche à entrer dans les meilleures écoles, l'anglais au Cégep peut s'avérer une stratégie de choix et ce n'est pas le rôle de l'état de décider pour tous.

    Et si on s'attaquait à de vrais problèmes au lieu de perdre son temps à légiférer dans quelle langue je dois penser quand je vais faire pipi? Il y a des problèmes de pauvreté grandissants au Québec, li y a la planète qui tousse, il y a des crimes contre l'humanité auquel participe notre pays en Afghanistan, il y a une oppression d'une incroyable brutalité qui perdure depuis 60 ans en Palestine. On n'a pas tous les mêmes priorités, ça l'air!

  • MathildeF - Inscrit 30 avril 2010 10 h 18

    Tous les pays légifèrent sur la langue


    Tous les pays légifèrent sur la langue.

    Et quand les gens désirent étudier dans d'autres langues, ils le font (quand c'est possible : i.e. quand ces institutions existent bel et bien sur le territoire) à leurs frais, dans des écoles privées non subventionnées par les fonds publics (i.e l'État).

    Le Québec constitue à cet égard une exception rare. Exception rare... et suicidaire.

    Mais il est vrai que le suicide reste un idéal d'existence pour le colonisé-type.

    C'est comme ça.
    Il faut vivre avec ces gens-là.

    Qui ont l'impression de tenir un discours éclairé en faisant de cette exception la règle de l'intelligence.

    Soupir...