Bastarache sera absent jusqu'au 10 mai

Québec — Michel Bastarache sera «absent» jusqu'au 10 mai, a appris Le Devoir. L'ancien juge de la Cour suprême, à qui le gouvernement du Québec a donné jusqu'au 15 octobre pour enquêter sur les allégations de l'avocat Marc Bellemare, travaillera «en dehors du bureau d'Ottawa», a expliqué son adjointe au bureau du cabinet, Heenan Blaikie, dans la capitale fédérale.

Créée le 14 avril, la commission Bastarache n'a toujours pas de responsable des communications ni de secrétaire, dont le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, avait pourtant annoncé la désignation pour la semaine du 19 avril.

Michel Bastarache a actuellement d'autres mandats: il a accepté d'être conciliateur auprès des victimes d'agressions sexuelles commises par des membres du clergé du diocèse de Bathurst, au Nouveau-Brunswick. Il travaille aussi — depuis plusieurs mois — avec la sénatrice libérale Maria Chaput, du Manitoba, à la préparation d'un projet de loi qui vise à moderniser la Loi sur les langues officielles. Selon le journal Le Droit, ce projet pourrait inclure certaines obligations pour les institutions fédérales d'offrir des services dans les capitales provinciales.

Toujours dans sa province d'origine, l'ancien juge participera, les 3, 4 et 5 mai prochains, à un colloque dont il est l'objet et qui s'intitule «Contribution de l'honorable Michel Bastarache». Organisé par la Faculté de droit de l'Université de Moncton — où M. Bastarache a été professeur —, le colloque a pour présidente d'honneur l'actuelle juge en chef de la Cour suprême du Canada, Beverly McLauchlin. M. Bastarache prononcera l'allocution de clôture, le 5 mai. Le colloque est divisé en cinq thèmes: «Michel Bastarache et la théorie du droit»; «Michel Bastarache et le pouvoir judiciaire»; «Michel Bastarache et l'égalité»; «Michel Bastarache, le droit et la langue»; «Michel Bastarache et l'évolution du droit». Les magistrats Michel Robert (juge en chef de la Cour d'appel du Québec) et Claire L'Heureux-Dubé (ancienne juge de la Cour suprême) doivent y prononcer une allocution.
6 commentaires
  • Nunu - Inscrite 29 avril 2010 07 h 55

    Vacance?

    Il commence par prendre ses vacance et après il va commencer à travailler.C'est super.Moi je n'ai aucune confiance à ce juge,Ca ne donnera pas grand chose au bout du comte.Il penche toujours du même bord alors les jeux sont fait.D'après moi on a déjà les résultas.Il va protégé J.Charest et les libéraux,c'est un fait.On en reparlera.

  • BROMONTOIS - Inscrit 29 avril 2010 09 h 19

    Laissez mariner !!!

    Tel un steak coriace, l'opinion public face à un scandale est mariné puis laissé à reposer afin de l'attendrir.

  • Yves Archambault - Inscrit 29 avril 2010 09 h 51

    inutile.

    une vraie farce un juge inutile dans une enquête inutile qui nous coûtera plusieurs cours de francisation des imigrants.

  • Raymonde Chouinard - Inscrite 29 avril 2010 11 h 43

    Encore des potinages

    Encore insatisfaits les braillards; c'est vrai, ce n'est qu'un juge nommé par les libéraux-fédéraux, après tout, et non par Duceppe...!

    Pour sa part, le juge Bastarache a bien le droit d'organiser son emploi du temps comme il le désire; je ne vois pas pourquoi il serait obligé de rendre compte de ses déplacements et du contenu de son agenda aux p'tits québécois; le Canada est un pays libre....où on peut y circuler librement, sans avoir à rendre des comptes à qui que ce soit!!

    De toute façon, il semble bien qu'il n'a rien à cacher si on en juge par la quantité d'informations obtenues par monsieur Robitaille....pour satisfaire les mémères et les amateurs de potinages.!

  • Jean-François Trottier - Inscrit 29 avril 2010 12 h 59

    Des vacances ne sont pas mauvaises en soi sauf que..

    ... Cette commission a un laps de temps très bref et voilà que le juge chargé d'enquêter là-dessus a plein de rendez-vous à son agenda. Son rapport est attendu pour cet automne, si je ne m'abuse. Alors bon, une fois qu'il aura nommé son personnel technique, il aura tout juste le temps de leur dicter son rapport.
    Et encore, faudra faire vite! Son Honneur doit aussi magasiner ses cadeaux de Noël.