Conférence nationale sur l'avenir des territoires - Le Québec doit avoir une approche propre à chaque région

«La campagne ne cherche pas à ressembler à la ville, elle veut s’épanouir dans la différence», a déclaré la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «La campagne ne cherche pas à ressembler à la ville, elle veut s’épanouir dans la différence», a déclaré la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc.

Les participants à la Conférence nationale sur l'avenir des territoires, qui se tenait cette semaine à Shawinigan à l'invitation de Solidarité rurale, ont fixé une série d'orientations «fondamentales» afin d'assurer l'avenir des territoires au Québec.

La nécessité d'adopter une approche propre aux territoires tout en renforçant les capacités des communautés à développer une culture entrepreneuriale et à prendre en charge leur développement durable figure parmi celles-ci.

Aussi, les communautés doivent être encouragées à entreprendre un virage majeur en matière de transports et accroître l'accessibilité aux services de proximité, mais aussi à la culture et à l'information de qualité. À cet égard, l'acces à Internet haute vitesse, le maintien des services méritent «des actions et une mobilisation sans tarder», ont souligné les participants.

«Le village, la ville, la capitale et la métropole peuvent s'unir et bâtir dans le respect de leur différence. La campagne ne cherche pas à ressembler à la ville, elle veut s'épanouir dans la différence», a déclaré la présidente de Solidarité rurale du Québec, Claire Bolduc, à l'issue d'une conférence de trois jours où des représentants d'organisations nationales, régionales, locales ainsi que des citoyens engagés issus de tous horizons s'étaient donné rendez-vous pour y définir une vision globale pour l'avenir de la société québécoise. «C'est pourquoi l'épanouissement des milieux urbains et ruraux ne peut se faire dans le mur-à-mur ni dans "l'administration à distance". Il doit se faire dans la proximité. Proximité des décisions, des retombées, des services et des institutions. Il doit se faire aussi dans la modulation, dans la prise en compte de ce qui constitue chacun des territoires, dans leurs différences», a-t-elle ajouté.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) appelle le gouvernement de Jean Charest à «emboîter le pas» notamment en mettant en oeuvre «un plan concerté d'occupation du territoire comme promis en septembre 2009».

Ce plan devra être assorti de «mesures concrètes pour favoriser le développement des régions, comme des redevances sur les ressources naturelles et l'énergie, l'accessibilité à Internet haute vitesse partout sur le territoire ou encore la refonte de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme avec une gouvernance renouvelée pour soutenir les projets de territoire», selon le président de la FQM, Bernard Généreux.

Solidarité rurale du Québec promeut la revitalisation et le développement du monde rural, de ses villages et de ses communautés, de manière à renverser le mouvement de déclin et de déstructuration des campagnes québécoises.