Le PQ réfléchira à la conciliation travail-famille

Le Parti québécois ouvre la réflexion sur la possibilité de contraindre les employeurs à instaurer une politique de conciliation travail-famille avec notamment des horaires variables et flexibles. C'est là l'une des pistes contenues dans le document qui servira de base de discussion lors du colloque «Gouvernement souverainiste et création de la richesse» que tiendra le PQ les 13 et 14 mars, à Lévis. Il s'agira d'un deuxième colloque d'une série de trois en préparation du congrès péquiste prévu au printemps 2011.

«Ce n'est plus l'État qui doit être au centre de notre enrichissement national, ce sont les Québécois eux-mêmes», a déclaré hier la chef du PQ, Pauline Marois, qui rendait public le cahier de réflexion.

Ce document de 43 pages propose quatre thèmes de réflexion autour de la richesse. Le PQ estime notamment que la «rigidité des horaires de travail et le manque de places en CPE» sont un frein pour les parents, et donc à l'enrichissement de la société. Ainsi, les militants sont invités à donner leur opinion quant à une mesure qui inciterait ou contraindrait les employeurs à adopter des mesures de conciliation travail-famille.

Lors des élections de 2003, le PQ alors dirigé par Bernard Landry avait proposé la semaine de quatre jours comme politique de conciliation travail-famille.

M. Landry estimait que les employeurs devaient assumer le coût d'une telle politique, alors que Mme Marois croyait que cela était de la responsabilité de toute la société québécoise.

Le document du PQ soulève bien d'autres questions, dont le remboursement flexible des dettes d'études, l'autosuffisance alimentaire, l'obligation d'utiliser du bois dans les infrastructures publiques et même la promotion de la pêche au capelan! Aussi, on ouvre la porte à une nouvelle formule pour lutter contre le décrochage scolaire: rémunérer l'obtention du diplôme d'études secondaires. Le PQ glisse également l'idée d'une contribution accrue de certaines sociétés d'État comme Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ dans les décisions stratégiques de croissance économique, un rôle normalement dévolu aux seuls élus.

Toute cette réflexion doit alimenter un nouveau programme du PQ, comme ce fut le cas au dernier congrès de 2005 qui avait été précédé par un exercice semblable appelé «la saison des idées».