L'appui à l'indépendance est ferme, dit une candidate du PQ

Longueuil — Martine Ouellet, la nouvelle candidate du Parti québécois dans la circonscription de Vachon, sur la Rive-Sud près de Montréal, soutient que l'appui à l'indépendance demeure ferme.
La présidente de la Coalition Eau Secours, désignée au terme d'une assemblée d'investiture, tentera de conserver le siège de Camil Bouchard dans le giron du parti lors de l'élection partielle qui doit se tenir d'ici l'été.

En plus de ses activités militantes écologistes, Martine Ouellet a été liée au SPQ Libre, une organisation souvent désignée comme l'aile radicale du parti québécois. L'aspirante députée réfute cette étiquette. Elle n'approuve pas non plus la sortie de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard qui a émis des réserves quant à la réalisation du projet de souveraineté cher aux péquistes.

Pour Martine Ouellet, les propos de Lucien Bouchard lui appartiennent et s'expliquent par une part de déception, de découragement et d'amertume. Elle dit comprendre que les membres d'une certaine génération peuvent ressentir de l'épuisement devant l'indépendance qui tarde à se concrétiser. Cela ne l'empêche pas d'être convaincue que l'appui à la souveraineté demeure ferme au sein de la population québécoise, n'en déplaise aux détracteurs.

Ceux-ci semblent d'ailleurs nombreux selon deux récents sondages où deux Québécois sur trois estiment que des problèmes plus pressants devraient être traités en priorité.

Précisant qu'il n'existe jamais de période tout à fait idéale pour parler d'indépendance, Martine Ouellet réitère que cette issue n'est pas une fin, mais un outil. Elle estime qu'il s'agit du seul moyen pour permettre au Québec de s'épanouir et de défendre ses positions lors de forums internationaux, notamment.
7 commentaires
  • Sanzalure - Inscrit 22 février 2010 08 h 02

    Comme construire une cathédrale...

    Comme la construction des cathédrales pouvait durer plus d'un siècle, les architectes qui en traçaient les plans savaient bien que leurs oeuvres ne serait pas complétées de leur vivant. Construire un pays, ça peut prendre encore plus de temps que construire une cathédrale.

    En parlant comme il le fait, Lucien Bouchard démontre qu'il a plus travaillé pour avoir son nom dans les livres d'histoire que pour aider son peuple. Il se peut qu'un individu soit plus efficace en concentrant ses efforts sur un dossier à la fois, mais un État se doit de travailler sur absolument TOUS les dossiers à la fois.

    La question de l'identité, celle de l'économie, celle de l'éducation, de la santé, de l'environnement, tous les dossiers. Aucun ne doit être négligé. Si c'est trop pour Monsieur Bouchard, qu'il laisse la place aux autres.

  • Pierre Girard - Inscrit 22 février 2010 08 h 21

    L'indépendance se fera quand nous seront "conscient" de notre position stratégique extraordinaire.

    Le discours politique ordinaire parle rarement de la question géopolitique. Sans la conscience de notre position stratégique extraordinaire, parler d'indépendance équivaut de parler sans savoir qui nous sommes ni où nous sommes.

    Le mot magique est le mot "conscience".

    M. René Marcel Sauvé, l’ancien conseiller de la défense militaire de René Lévesque, spécialiste de géopolitique a écrit le 14 février dernier :

    (...) Il faut que Québécois et Québécoises se mettent dans la tête que nous ne sommes pas des perdants. Au contraire, nous avons gagné toute la longueur et la bataille des plaines d'Abraham n'est qu'un mythe.
    Ce qui nous a manqué et nous manque encore, c'est le sens de l'État. Pour nous, l'État est une bureaucratie, un système judiciaire, une police, une armée, un corps diplomatique. Ce sont des accessoires de l'État.

    L'essentiel: l'État est une VOLONTÉ consciente et compétente qui dit NOUS et agit en conséquence. Les fondements de l'État comprennent: un territoire, une histoire, ou période formative, un savoir, un pouvoir, ce qui veut dire pouvoir d'agir avec conscience et envergure et finalement un vouloir qui couronne tout le reste. Les accessoires viennent ensuite. De sorte qu'en fin de compte, l'État est une société architectonique. une maniêre d'Étre et de vivre dans ce monde.

    Si nous avions eu le sens de l'État, nous aurions fait une bouchée de l'armée du général Colborne en 1837-39. Si nous avions eu le sens de l'État, il n'y aurait jamais eu de fédéralisme au Canada. C'est nous qui aurions construit le chemin de fer et inféodé toutes les régions à l'ouest du Québec. Si nous avions eu le sens de l'État, tout l'ouest du Québec parlerait français.

    C'est ce qui est arrivé aux Latins du Latium, le plus petit des fiefs d'Italie, qui a inféodé tous les autres et fondé l'Empire romain. L'histoire est remplie de paradoxes de ce genre. Pour nous, Il s'agit de nous mettre dans le crâne que non seulement nous n'avons jamais été vaincus: nous avons gagné, nous gagnons et nous gagnerons encore mais cette fois, nous devons en être conscients.

    Il est encore temps pour nous d'acquérir le sens de l'État et partant, d'apprendre à mettre en pratique nos treize principes fondamentaux de toute stratégie d'État. Ces principes, je les explique très sommairement au chapitre 9 de Géopolitique et avenir du Québec. Tout reste encore à faire et nous devons nous en pénétrer l'esprit afin d'agir d'une manière consciente, délibérée et compétente.

    Sa lettre sur : http://rene-marcel-sauve.ressourcequebec.com/
    Adresse courriel de M. Sauvé : jrmsau@videotron.ca

    --- M. Sauvé a été l’ancien conseiller de la défense militaire de René Lévesque qui lui a remis les plans d’invasion militaire du Québec par Ottawa en 1976, en tant qu’officier de l’état-major de l’armée canadienne, risquant par le fait même 40 ans de prison martiale. Il est l’auteur de quelques livres (Québec, carrefour des empires et de Géopolitique et avenir du Québec) et est présentement dans l’écriture de son prochain livre.

    Vous pouvez visionner les RÉVÉLATIONS RENVERSANTES de M. Sauvé, enregistrées lors d'une conférence à l'UQAM le 10 février 2010 sur:
    http://rene-marcel-sauve.ressourcequebec.com/

    Pierre Girard
    http://ressourcequebec.com/

  • Claude Archambault - Inscrit 22 février 2010 08 h 58

    @ Sanzalure

    Vous ne pouvez pas dire mieux, :"Comme la construction des cathédrales pouvait durer plus d'un siècle, les architectes qui en traçaient les plans savaient bien que leurs œuvres ne serait pas complétées de leur vivant. Construire un pays, ça peut prendre encore plus de temps que construire une cathédrale"

    Intéressant comme comparaison, mais on ne peu plus vrai.

    Pour plusieurs le PQ est une religion, et infidèles sont ceux qui la critique ou qui refuse son enseignement. Mais aussi nous savons que les églises se vident, alors pourquoi bâtir une cathédrale qui sera déserté, une cathédrale vide? Parce que c'est ce qui s'annonce. Oui il y a un support très ferme pour la séparation, car il ne faut pas dire souveraineté, la souveraineté le Québec l'a dans ses domaine de juridiction, mais à combien s'élève ce support ferme? Environ 30% Est il en croissance? Il stagne depuis des lune à ce niveau. C'est pour cela que quand il grimpe de façon ponctuel à 50 1 à cause d'un évènement il ne faut pas partir en fou, baisser les bras, arrêter la lutte au séparatisme et leur accorder la victoire qui n'est qu'éphémère.

    Il ne faut pas bâtir de cathédrales qui seront vident et sans fidèle.

  • Marie-France Legault - Inscrit 22 février 2010 14 h 33

    Cathédrales d'HIER...

    Si on prenait CENT ans pour construire une cathédrale, aujourd'hui en 2010, nous sommes plus sensibles à la précarité de la vie, au temps qui fuit à une vitesse supersonique...et nous sommes les citoyens
    du slogan:
    Ici et maintenant!
    Tout ce qui s'étire dans le temps, qui ne parvient pas à une réalisation concrète, finit par lasser, par ennuyer et désintéresser...

    Ici et maintenant.....semble être le slogan de la majorité des québécois...plus c'est loin dans le temps moins ça soulève l'intérêt...
    Notre époque c'est la modernité....et non le Moyen-Âge.

  • pierre savard - Inscrit 22 février 2010 14 h 55

    Indépendance

    L'appui au PQ est en effet très ferme depuis qqs élections, soit autour de 33 %.... Quant à l'appui à la "souveraineté" elle oscille entre 33 et 42 %. Si on met le mot indépendance, l'appui baisse à 20 %.... Le PQ a tué l'idée d'indépendance. Martine Ouellet ? Je suis sûr qu'elle va soulever les foules et que l'appui à l'option va grimper de facon importante grâce à elle. Soyons sérieux. Nous sommes loin de la première équipe du PQ en 1976 avec les Laurin, Lazure, Lévesque,Charron, Parizeau. Aujourd'hui le PQ compte des Richard, des Curzi, des Laviolette , des Dubuc et autres dont j'oublie le nom ! Quelle débarque. L'équipe libérale n'est pas mieux.