Marois exige un coup de barre

Québec — Le premier ministre Jean Charest doit rappeler à l'ordre les ministres Michelle Courchesne et Tony Tomassi, selon la chef péquiste, Pauline Marois.

Le favoritisme politique associé à la ministre de l'Éducation et au ministre de la Famille a pris des proportions telles, selon elle, que l'heure est venue pour le premier ministre de donner un «solide coup de barre».

«On est vraiment devant un gouvernement à la dérive», a conclu la chef de l'opposition officielle, hier, en point de presse.

Cette «dérive» serait essentiellement due, a-t-elle précisé, à la morale élastique et aux multiples «gaffes» des ministres Courchesne et Tomassi, désormais «incapables d'assumer leurs responsabilités».

Mme Marois n'est cependant pas allée jusqu'à demander la démission des deux ministres montrés du doigt, comme elle avait fait l'automne dernier avec les ministres Julie Boulet et Norman MacMillan relativement aux allégations de corruption et collusion dans l'industrie de la construction.

Le premier ministre Charest a réagi en estimant que Mme Marois faisait de la «très petite politique sur le dos de la communauté juive».

La chef péquiste est aussi revenue à la charge pour demander une enquête du vérificateur général dans le dossier des garderies, ce qui permettrait de faire la lumière sur le processus d'attribution des places et d'évaluation des projets soumis au ministère de la Famille.