Négociations dans la fonction publique - «Il faut mettre les bouchées doubles», dit Monique Gagnon-Tremblay

Québec — Malgré la lenteur des pourparlers, la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, insiste pour maintenir au 31 mars la date limite pour arriver une entente pour le renouvellement des conventions collectives dans le secteur public.

«La progression des négociations me laisse songeuse», a cependant déclaré, Monique Gagnon-Tremblay, hier au Devoir. «On doit intensifier les pourparlers et mettre les bouchées doubles si on veut arriver au 31 mars.»

Aujourd'hui, le Front commun du secteur public tiendra une conférence de presse pour livrer sa version de l'état des négociations en cours.

La ministre a indiqué que ses négociateurs ne rencontraient leurs homologues du Secrétariat intersyndical des services publics, qui réunit à peu près tous les syndicats représentant les employés de l'État, qu'une fois par semaine. Des négociations sectorielles se déroulent également sans que l'urgence soit davantage de mise.

La ministre se refuse à envisager que les négociations ne soient pas conclues le 31 mars. «S'il faut travailler jour et nuit, on le fera», a-t-elle dit. Or la ministre a signalé que tout l'aspect de l'organisation du travail, auquel le gouvernement tient absolument, n'avait pas été abordé pour la peine. En outre, la partie syndicale n'a pas réduit de façon substantielle le nombre de ses demandes, a déploré Mme Gagnon-Tremblay.

Dans son communiqué, la présidente du Conseil du trésor maintient les offres salariales du gouvernement de 5 % sur cinq ans à quoi s'ajoutent 2 % pour les autres coûts de main-d'oeuvre, pour les régimes de retraite, l'équité salariale et autres. Les hausses de salaire offertes sont minimes la première année (0,5 %) et progressent légèrement au fil des ans pour atteindre 1,5 % en 2014.