Le gouvernement Charest se range derrière le lieutenant-gouverneur

Le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne
Photo: Archives Le Devoir Le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne

Grâce au soutien des libéraux de Jean Charest, le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne pourra toucher cette année son allocation annuelle de 775 000 $. Le gouvernement a décliné aujourd’hui l’invitation de l’opposition péquiste de s’associer à une motion visant à couper les vivres au représentant de la monarchie britannique au Québec.

En vertu de la motion, l’Assemblée nationale se serait abstenue de voter les crédits destinés au lieutenant-gouverneur, le privant de la contribution financière annuelle de l’État québécois.

Le Parti québécois voulait ainsi sanctionner M. Duchesne pour son refus de rendre des comptes sur ses dépenses devant les élus, et permettre du même coup aux contribuables d’épargner plus de trois quart de million $.

Les libéraux ont rejeté la proposition du revers de la main, y voyant une manoeuvre politique du Parti québécois pour mousser la souveraineté.

Incapable de faire accepter le projet souverainiste par la majorité, le PQ cherche à imposer son projet en douce en se débarrassant du lieutenant-gouverneur, a résumé, en Chambre, le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis.
6 commentaires
  • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 10 février 2010 18 h 05

    Misérable!

    Le gouvernement libéral de James Charest n'est pas un gouvernement normal s'en est un de rois nègres. Qu'un tel gouvernement encourage une institution dont l'origine remonte à la féodalité la plus réactionnaire et inégalitaire. Qu'il encourage l'impression de médailles inutiles et puériles et surtout un tel gaspillage de fonds publics sans songer à la moindre compression dans le budget alloué au Lieutenant de sa majesté britannique. Une somme de 775,000 dollars pour quoi faire au juste? Intolérable! Et cet argument sur la souveraineté des libéraux c'est plus que minable. Ce gouvernement dont le modèle lointain se trouve dans le duplessisme ne mérite que mépris.

  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit 10 février 2010 19 h 18

    Fuite en avant, en train pour Ottawa

    Et à qui, Monsieur Bouchard, le gouvernement devra-t-il donner sa démission, déclenchant ainsi les prochaines élections, en l'absence d'un lieutenant-gouverneur à Québec? À Madame Michaelle Jean. Et si le PQ gagne une majorité, il devra demander alors la permission à cette même dame l'autorisation de former un nouveau gouvernement. Imaginez, Madame Marois en pélerinage à Ottawa. Intéressant. À moins que unilatéralement le Québec "nouveau", sans réferendum, déclenche un coup d'État avec l'aide de la St-Jean Baptiste et se constitue en République. Ce qui, entre vous et moi, est très peu probable. Que d'enfantillages!

  • Bernard Gervais - Inscrit 10 février 2010 19 h 26

    Aux frais de la princesse !

    Grâce au soutien de la gang à Charest, le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, pourra donc, malgré les critiques de l'opposition, toucher à nouveau son allocation annuelle de 775 000 $.

    Et ce, bien entendu, aux frais des contribuables, même si la vaste majorité des Québécois sont en faveur de l'abolition de ce « reliquat » de la monarchie britannique ! Franchement, on rit de nous !

  • Rene Arbour - Inscrit 11 février 2010 00 h 22

    En train pour Ottawa, pourquoi?

    @Monsieur Sant-Cyr.
    La preuve est faite. Pas besoin de s'y rendre, un coup de téléphone suffit. Nous avons prorogé la session parlementaire d'un coup de téléphone à madame Jean.

    Alors déclencher des élections d'un coup de fil, pourquoi pas. Surtout si ça peut redonner à la collectivité 775 000$ plus les coûts encourus pour garder le poste ouvert. Ça fait des sommes!

    La bonne nouvelle est que ces argents seraient récupérer sans aucune concession, ce poste ne servant visiblement à rien. Il me semble que c'est un début de piste de solution.

    Merci, bonne idée Jacques.

  • Pierre Schneider - Abonné 11 février 2010 09 h 37

    Loyalistes et républicains

    Va bien falloir qu'il se fasse de nouveau ce débat entre loyalistes attachés aux institutions britanniques et républicains qui rongent leur frein depuis plus d'un siècle. Crise constitutionnelle en attente ? Eh oui, tant que cette question vitale ne sera pas réglée, le Québec continuera d'être gouverné comme une grosse PME.
    Si le Pq n'était pas si ankylosé et sclérosé, il y a longtemps qu'il aurait fait de l'abolition des institutions monarchiques sont principal cheval de bataille, d'autant plus que les Québécois n'attendent que des gestes de courage politique pour répudier à tout jamais ces vestiges royaux.