Équilibre budgétaire - Les méthodes traditionnelles se suffiront pas, dit Québec

Québec — Monique Gagnon-Tremblay a prévenu hier que les méthodes traditionnelles de compressions de dépenses ne suffiront pas pour sortir les finances publiques de l'impasse. Aussi, la présidente du Conseil du trésor présentera avant le prochain budget un plan de compressions des dépenses et de révision des programmes gouvernementaux.

«On est très conscients qu'on ne pourra pas continuer comme ça avec les méthodes traditionnelles pour atteindre un équilibre budgétaire», a indiqué hier Monique Gagnon-Tremblay, lors de la période de questions de l'Assemblée nationale.

Les moyens traditionnels, la présidente du Conseil du trésor les a déjà utilisés pour réduire de 900 millions les dépenses de l'année en cours. Elle y aura recours pour ramener de 4,5 % à 3,2 % l'augmentation des dépenses en 2010-2011, ce qui représente des coupes d'un milliard, a mentionné la ministre.

Ce plan de compressions comprendra une évaluation de la pertinence des structures et une révision de l'organisation du travail. Le gel des budgets de plusieurs ministères est envisagé. D'ici l'exercice 2013-2014, le gouvernement est confronté à une impasse budgétaire de 5 milliards.

Après la Rencontre économique d'il y a deux semaines, où le premier ministre portait son regard sur un horizon de 20 ans, Jean Charest retrouvait le plancher des vaches, hier, en promettant une «révision des dépenses du gouvernement». Le chef libéral s'est réjoui du fait que l'opposition officielle et l'Action démocratique du Québec réclament des compressions.

«J'aimerais noter au passage le très haut niveau de concertation entre certains députés de l'ADQ et notre gouvernement, sur les questions budgétaires entre autres», a fait valoir Jean Charest, une allusion au porte-parole adéquiste en matière de finances, François Bonnardel.

Le chef de l'ADQ, Gérard Deltell, a fait de l'état des finances publiques sa priorité. «Nous savons la douleur de l'endettement de notre province; nous savons également le déficit auquel on est confrontés; nous savons également que tous doivent faire des sacrifices», a-t-il livré. Dans une entrevue cette semaine, Gérard Deltell a proposé de réduire la portée de la sécurité d'emploi dont jouissent les fonctionnaires, une sécurité d'emploi qui protège «les incompétents» et les «emplois inutiles», selon lui.
1 commentaire
  • Godfax - Inscrit 10 février 2010 01 h 32

    Et la tradition colbertique elle ?

    La spéculation infinie, basée sur une dette infinie, le contrôle du crédit bancaire par des intérêt strictement privé et la sur-bureaucratisation de l’état détruit la base des échanges économiques réels et a néantisé l’espace politique (voyez le taux de participation au élection).

    La valeur marchande n’est plus créée sur la base d’une production – répondant à une demande «naturelle humain» - mais elle se génère à partir des échanges boursiers et des caprices de marketing.

    L’illusion d’une économie québecoise autorégulé bobo-syndicalo-néolibéral aura eu comme conséquences une disparition grandissante entre riches et pauvres, une dégradation nette des valeurs fondamentales, la concentration du pouvoir entre les mains d’une élite invisible, une dégradation honteuse de l’environnement, une désillusion complète face au future, une perte de repère identitaire, la néantisation de la politique, la division social par le communautarisme, l’esprit matérialiste et individualiste, la dégénérescence de nos élites, une dégradation culturelle grandissante et d’une contre-culture nihiliste contre-productive.

    L’avenir du Québec est compromit, déclin démographique, vieillissement de la population, l’ampleur de la dette québécoise, l’instabilité économique mondial et la concurrence de plus en plus dure avec les pays asiatiques sont des problèmes incontestables.
    Voila les résultats désastreux de quatre décennies de politique économique néolibéral sauvage à saveur bobo. L’extrême gauche des valeurs développé dans les années 60 a finalement entrainé l’extrême droite financière à dicter l’avenir de notre peuple sous toutes ses formes.

    Revenons donc à nos racines.
    N’avons-nous pas comme ancêtre français un des plus grands personnages de l’économie, Jean-Baptiste Colbert, il est idéologiquement la seul véritable opposition au système Malthusien sur les base de culture de l’économie.

    Jean-Baptiste Colbert (avec Jean Talon) est le père spirituel du peuple québécois. A titre de super ministre des finances du roi Louis XIV, il a financé et organisé la majeure partie du peuplement de la Nouvelle-France dans les années 1665 à 1672 environ.

    Sa gestion de l'état français a été si efficace qu'elle a donné naissance à un mode de développement tant économique que culturel qui a été repris par la suite dans tous les pays qui sont aujourd'hui les forces économiques de la planète: le colbertisme.

    Contrairement au système d’Adam Smith ou de Marx le principal moteur de la croissance économique nationale pour un Colbertiste est le pouvoir créateur de l'esprit humain et non pas le capital et le travail. Ainsi le développement culturel, technologique et scientifique de la nation est primordial.

    L'augmentation de la productivité nationale de qualité extrême est la source de la croissance économique qui ne se calcule pas en PIB mais en niveau de vie. En d’autre mot, elle replace l’homme et la nature au centre de l’économie.

    Le monde de la finance s'oppose souvent au colbertisme (et évidement à l’émission de monnaie par l’état). Ce n'est pas surprenant car le colbertiste va diriger les capitaux vers de la saine construction nationale pour le bien être de l’homme et de la nature alors qu'eux préfèrent la libre-circulation des capitaux car ils peuvent s'enrichir ainsi en spéculant sur les monnaies, les matières premières, les entreprises.

    Ce n'est pas pour rien que toute référence à Colbert ou à List par exemple était omise dans nos écoles d’économie. L'idéologie néolibérale prétend que le créateur de richesse est l'homme d'affaires et non les capacités du peuple.

    Je trouve intolérable le manque flagrant d’initiative à long terme de nos dirigeants, juste à voir l’état des routes, le manque de ponts, de grands projets d’énergies, d’infrastructure pour l’eau potable et le piètre état de notre agriculture.

    Nos économistes manquent cruellement d’imagination, le Stade Olympique dernier symbole des 30 glorieuses à saveur colbertique qui pourri au soleil est à mon avis les meilleurs exemples.

    Secouez-vous les méninges, ouvrez des livres d’économie physique et lâchez le monétarisme quelques année les gars; cela nous fera surement pas de tort.