Le parti Démocratie chrétienne du Québec - Défendre les valeurs chrétiennes

Nouveau venu dans le paysage électoral, le parti Démocratie chrétienne du Québec (DCQ) mise sur sa politique de la famille pour «favoriser les naissances dans un Québec qui se meurt, faute d'avoir des enfants». Le parti, qui dit s'inspirer de valeurs chrétiennes, compte 24 candidats dans ses rangs en vue du scrutin de lundi.

C'est Gilles Noël, candidat indépendant dans le comté de Verdun lors des dernières élections, qui dirige les troupes de DCQ, une formation issue du Centre d'information nationale Robert Rummilly, créé en 1993 pour défendre la foi, la patrie et la famille. Un représentant de cet organisme avait d'ailleurs déposé un mémoire en commission parlementaire l'an dernier pour s'opposer à l'adoption de la loi sur l'union civile entre les conjoints de même sexe.

Pour contrer le vieillissement de la population, DCQ a élaboré une politique favorisant la famille qui prévoit la création d'une allocation familiale de 430 $ par mois par enfant, de 0 à 17 ans inclusivement. En revanche, un gouvernement DCQ abolirait le régime de garderie à 5 $.

Coopération provinciale

Sur le plan économique, DCQ a la ferme intention de «sortir le Québec de la pauvreté économique». Sa stratégie pour atteindre cet objectif est simple: mettre de côté la menace de séparation du Québec et favoriser la coopération économique, culturelle et scientifique entre les provinces canadiennes.

Sur un autre terrain, la formation politico-chrétienne compte aussi combattre la «mise à l'index de la Bible» qui, selon le parti, résultera de l'adoption de la loi C-250. Il s'agit en fait d'un projet de loi d'initiative privée du député néo-démocrate fédéral Svend Robinson visant à modifier le Code criminel afin d'interdire la propagande haineuse à l'égard des homosexuels. Les chances de ce projet de loi d'être adopté sont quasi inexistantes et le député a déjà dit qu'il ne menaçait pas les textes religieux. Mais DCQ est convaincu que l'entrée en vigueur d'une telle loi donnerait lieu à une «persécution religieuse sans précédent».