Le Parti marxiste-léniniste - Le peuple au pouvoir

Le silence des urnes risque une nouvelle fois d'être criant lundi soir pour le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ) qui, depuis quelques années, semble incapable de récolter plus de 0,07 % des suffrages. De piètres résultats qui ne découragent pas pour autant ses membres, dont 23 sont engagés dans la course électorale en cours.

Le parti ne manque pourtant pas d'idées originales pour résoudre les problèmes d'aujourd'hui, avec des concepts théoriques datant d'une autre époque: moderniser le processus politique pour qu'il porte non pas les partis mais le peuple au pouvoir, «arrêter de payer les riches» et «augmenter les investissements dans la santé, l'éducation et les programmes sociaux».

S'il devait remporter la majorité des sièges lundi soir, le PMLQ promet un vrai changement afin que «la classe ouvrière se constitue en nation et investisse le peuple du pouvoir souverain», peut-on lire dans le programme du parti. L'énoncé est vague, tout comme d'ailleurs les moyens mis en application pour concrétiser ce rêve: là, il est question de donner aux citoyens le droit de «choisir directement les candidats [...] dans les places de travail, les maisons d'éducation et dans les quartiers»; ailleurs, on parle d'un «moratoire sur la dette et les nouveaux emprunts afin de mettre à la disposition du peuple les ressources financières pour planifier et bâtir un Québec moderne».

Les marxistes-léninistes exigent également que «cesse la privatisation de nos bien publics ainsi que la militarisation de l'économie, une voie destructive», poursuivent-ils, proposant aussi la «nationalisation des banques et le contrôle du commerce intérieur et extérieur».

Impossible toutefois d'en savoir d'avantage: le chef du PMLQ, Claude Brunelle, n'a pas répondu à notre demande d'entrevue. Il faut dire que l'homme, candidat dans la circonscription de Bourassa, à Montréal, est en campagne. En 1998, dans le comté de Gouin, il a su attirer dans son giron... 149 électeurs.