Politique énergétique - Mouvement de fronde contre la stratégie libérale

Quelques centaines d'écologistes, de professionnels, de chercheurs, de simples citoyens et d'élus de tous les horizons ont assisté hier au lancement d'un mouvement qui entend proposer et organiser au Québec une prise en charge locale de la gestion de l'énergie, radicalement opposée à la stratégie des mégaprojets qui enrichissent l'industrie de l'ingénierie et le monde des consultants.

Ce mouvement portera le nom de «MCN21», pour «Maîtres chez nous au 21e siècle». Il se veut une réaction organisée, et par la suite structurée, à la cascade de grands projets jugés dévastateurs pour l'environnement, comme ceux du Suroît, de Bécancour, de Gentilly 2, de Rabaska, de la Rupert, de la Romaine, de la Petit Mécatina et de la troisième version du programme des petites centrales privées, que le gouvernement Charest semble décidé à imposer malgré la mise en échec des deux premières versions.

Le projet MCN21 est piloté par l'écologiste Daniel Breton, un des initiateurs de la coalition Québec-Kyoto, laquelle a lancé la bataille du Suroît. Daniel Breton a aussi été candidat défait du NPD dans le sud-ouest de Montréal aux dernières élections. Son projet est appuyé par une série de personnalités des milieux de l'environnement et de l'énergie, dont plusieurs ont contribué au livre qui présente le projet. On retrouve dans ce collectif une dizaine de signatures, notamment celle d'un ancien sous-ministre des Ressources naturelles, Denis L'Homme.

Le mouvement MCN21 entend stimuler dans chaque région du Québec une réflexion sur la meilleure manière de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et non renouvelables par l'adoption de technologies basées plutôt sur le recours massif aux énergies vertes renouvelables, comme l'efficacité énergétique, l'éolien, le photovoltaïque et la géothermie.

Pour Anne-Marie Saint-Cerny, directrice de la Fondation Rivières, il est anormal que la Suède arrive à installer chaque année 40 000 chauffages en géothermie pendant qu'au Québec, on en installe tout juste un peu plus de 350.

C'est ce genre de réflexion, selon ce collectif, qu'il faut amorcer dans les régions où les institutions, les entreprises et les propriétaires de simples résidences doivent commencer à exploiter les ressources renouvelables disponibles localement ou sur le marché pour réduire cette dépendance aux sources basées sur les grands projets dévastateurs, tout comme René Lévesque et Jean Lesage ont proposé au Québec de se libérer d'une autre dépendance, quoique dans un autre contexte, en 1962, quand ils ont proposé la nationalisation de l'électricité. Un film tourné durant ces années-là, dans lequel René Lévesque expliquait cette vision radicale pour l'époque, a d'ailleurs servi hier d'introduction à la présentation du mouvement, de ses objectifs et des enjeux auxquels il entend s'attaquer, y compris le plan Nord du premier ministre Jean Charest, présenté comme l'illustration de cette aliénation environnementale «à la sauce méga».

On retrouvait aussi dans la salle des élus et représentants de régions, comme celle du Bas-Saint-Laurent, qui se battent pour une exploitation de leur potentiel éolien au profit de leurs populations au lieu de voir cette ressource enrichir les fonds de pension et les multinationales étrangères.

Le mouvement MCN21 va entreprendre une tournée des régions pour voir comment leurs populations respectives entrevoient leur indépendance et leur développement énergétique. À l'automne, le mouvement veut se doter d'une politique de coordination du mouvement qu'il entend ainsi susciter. Il se propose aussi de réunir une expertise dans les différentes filières vertes pour la mettre à la disposition de tous, en plus d'agir comme catalyseur ou de servir d'appui à des projets précis pour les aider à voir le jour. Le mouvement entend se donner ensuite une structure permanente qui émettrait un label «MCN21» aux projets énergétiques compatibles avec une vision écologique à long terme.

Visiblement, hier, la Stratégie énergétique du Québec était au centre de la mire de ce mouvement en gestation ainsi qu'un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) dont on réclame une réforme pour lui redonner le mordant qu'il aurait perdu au profit d'un asservissement aux objectifs et projets du gouvernement Charest. On lui reproche notamment de servir maintenant à justifier des projets énergétiques jugés néfastes pour l'environnement, comme les nouveaux grands projets hydroélectriques nordiques, au lieu d'adopter une vision environnementale et critique, plus compatible avec son mandat.

La politique du gouvernement Charest en matière d'énergie, expliquait Daniel Breton, ne correspond pas à l'analyse pour consommation publique que faisait le premier ministre quand il disait que les crises de l'énergie et de l'environnement avaient des causes communes. Dans la réalité, le gouvernement se contente d'investir dans des projets énergétiques traditionnels, a-t-il dit. Le Québec va ainsi fournir du boulot pendant quelques années à ses travailleurs de la construction, mais il ne pourra pas compter à moyen terme sur une main-d'oeuvre qualifiée dans les nouvelles énergies pour faire face à la concurrence des États-Unis et des provinces voisines, qui entendent investir en priorité ces filières pour s'assurer de leurs retombées.
18 commentaires
  • Sylvain Racine - Inscrit 11 avril 2009 03 h 36

    Je souhaite vraiment que le Québec se développe rapidement...

    Le Québec a un potentiel immense, infini. Présentement, l'histoire du Québec c'est un peu l'histoire d'un virtuose de musique, d'un artiste exceptionnel, d'un génie qui serait tombé dans l'alcoolisme ou dans l'héroïne. Le Québec doit se sevrer du statu quo ouaté d'immobilisme et des politiciens "républicains bananiens" qui en ont de toute évidence rien à foutre du bien-être collectif.

    Voici ma très, très modeste participation extérieure au livre MCN21 concernant la Suède :

    "Je suis heureux de partager avec vous ma vie au quotidien à Göteborg en ce qui a trait au transport et à l'énergie. Québécois ayant émigré en Suède depuis 2007, je ne peux m'empêcher de faire des comparaisons entre le Québec et ma nouvelle terre d'accueil, entre autres pour ce qui est des questions de transport et d'énergie.

    Le contexte de Göteborg

    Je demeure à Göteborg, la deuxième plus grande ville et moteur industriel de la Suède. Göteborg est la ville centrale de l'Ouest du pays, d'où proviennent entre autres Volvo et SAAB, mais également des entreprises pétrolières ainsi qu'une industrie maritime aujourd'hui en déclin. Jadis l'endroit le plus pollué de Suède, la région métropolitaine de Göteborg est en forte croissance depuis les années '90, entre autres pour ce qui est de la question du développement des entreprises environnementales1. Göteborg et le Västra Götaland (nom de la région où elle est implantée) sont également leader en biogaz comme biocarburant mais travaillent également à rendre plus environnementale l'industrie maritime et la chimie, entre autres les carburants et les huiles. Étant situé au carrefour d'Oslo (Norvège), de Copenhague (Danemark) et de Stockholm (Suède), Göteborg est ainsi le plus important port de la Scandinavie.

    Au niveau politique, Göteborg est dirigée par une coalition dirigée par le parti social-démocrate et le conseil municipal paritaire est dirigée depuis peu par une femme, Anneli Hulthén.

    Le transport à Göteborg

    Le partage de la route

    En arrivant ici, la première chose qui m'a frappée, c'est la tranquillité relative en ville alors que l'on jouit d'un système de transport en commun très développé. Plusieurs rues sont réservées aux piétons ; cela donne une ambiance et un cachet unique à la ville. À Göteborg comme partout en Suède, il y a des traverses piétonnières à profusion et la loi impose aux automobilistes de faire un arrêt pour laisser traverser les piétons. Je vivais à Montréal auparavant et s'il y a une chose dont je ne m'ennuie pas, c'est bien de la circulation automobile très dense et cette mauvaise sensation que la ville a été créée pour les « machines », non pas pour les êtres humains.

    À Göteborg, au centre-ville, on ne voit principalement que des autobus, des tramways, des taxis et quelques automobiles, à un point tel que j'oublie parfois qu'il existe des voitures pour particuliers.

    La ville de Göteborg ayant comme entreprises Volvo et, à proximité, SAAB, et possédant un important port, le transport a toujours été une priorité, ce qui est particulièrement visible ici. Ce qui est frappant, c'est le type de modèle de voitures en circulation. Ce n'est pas tant la question qu'il y a beaucoup de petites voitures, comme en France : de façon générale, on dit que les Suédois aiment bien leurs grosses Volvo et leurs grosses SAAB. Mais c'est surtout qu'on ne voit que très rarement des VUS (véhicules utilitaires sportifs, mi-camion, mi-voiture) et beaucoup de voitures environnementales (Prius, bi-fuel, les controversées flexifuel à l'éthanol, les Smart, les voitures au « diésel vert », etc.) On m'a informé à savoir que, grâce à des politiques du gouvernement et de la ville, les gens ont été encouragés à acheter des voitures compactes et « vertes » et que ce programme a eu beaucoup de succès. Par exemple, quelqu'un qui possède une voiture hybride ou au biogaz peut se stationner gratuitement dans les espaces de stationnements municipaux, et ce, tant pour les stationnements en rue que dans les immeubles appartenant à la ville, ce qui inclut entre autres un grand nombre de blocs-appartements. La ville de Göteborg est également pionnière en biogaz comme biocarburant, et ce, tant pour la production que la distribution du biogaz2. Il y a donc un peu partout des stations-service FordonsGas, qui permettent l'approvisionnement en biogaz pour les voitures personnelles et celles des parcs automobiles publics et privés. Concernant les autobus et les taxis, je sais qu'une très grande partie de ceux-ci fonctionnent au gaz naturel et biogaz, ces deux gaz ayant la même propriété chimique, le CH4. On reconnaît les autobus au biogaz/gaz naturel à leurs cylindres installés sur le toit mais, contrairement à Montréal et les autobus roulant à 5 % de biodiésel, on ne fait pas mention en Suède du fait qu'il s'agit de véhicules pouvant rouler au biogaz, ce qui est dommage, selon moi...

    Le transport en commun

    Je ne possède pas d'automobile, donc lorsque je dois voyager en région, j'ai aussi la possibilité de le faire en autobus ou en train. Au Québec, je n'avais pas de voiture, et j'avais déjà pris l'habitude de voyager de cette façon. Par contre, plus souvent qu'autrement, je louais une voiture car je n'aimais pas le système de transport régional et le prix du train était trop dispendieux. En Suède, le transport régional est incomparable avec celui du Québec. Premièrement, le réseau ferroviaire est, ma foi, au moins 10 fois plus développé qu'au Québec. De plus, contrairement au Québec, le réseau en Suède est électrifié. Pour moi, étant Québécois d'origine, je n'arrive pas encore à concevoir qu'au Québec, un territoire où l'on peut être fiers de produire autant d'hydro-électricité, que les locomotives du réseau ferroviaire fonctionnent encore au mazout (Sylvain, je vais vérifier). Ici, je peux aller pratiquement dans n'importe quel petit village en train ou en autobus, ce qui à mon avis doit permettre d'attirer et de garder les jeunes en région. Plusieurs personnes au Québec répondront que le territoire québécois est trop étendu et que la population n'est pas assez nombreuse pour développer un tel système de transport régional. À mon avis, ces gens ont tout faux. La population de la Suède est comparable à celle du Québec et, contrairement à plusieurs autres pays d'Europe, par exemple, la densité de population en Suède n'est pas plus importante que celle du Québec ; l'argument ne tient donc pas. De plus, les trois principales villes du pays - Stockholm, Göteborg et Malmö -, sont éloignées de plusieurs centaines de kilomètres, un peu comme Québec, Montréal et Ottawa.

    Je dois vous avouer que, si je devais revenir vivre au Québec, ça ferait de moi quelqu'un de bien malheureux en ce qui a trait au transport. Lorsque j'ai quitté la province en 2007, les viaducs semblaient vouloir s'effondrer et ce dont j'entendais le plus parler concernant le développement en transport était le projet de construction du pont de l'Autoroute 25 entre Laval et Montréal.

    Énergie à Göteborg

    De la gestion des « déchets » à la production et utilisation de l'énergie

    Je vis présentement dans un logement à Göteborg et je suis très satisfait de l'organisation en ce qui a trait à l'énergie et au traitement des ordures ménagères, qui sont maintenant pour moi deux choses intimement liées, c'est-à-dire que les deux ont un coût et une valeur, et que l'un sert à l'autre.

    Tout est prévu : j'ai accès à des contenants qui me permettent de trier moi-même tout ce qu'il y peut être recyclé, tel que le plastique, le verre, le carton, le papier journal, les batteries usagées et les matières compostables. Les déchets non compostables et non recyclables sont brûlés pour produire le chauffage d'agglomération (district heating), un type de chauffage très commun à Göteborg et dans les pays nordiques. Les déchets compostables, eux, servent à produire du biogaz, qui se retrouve par la suite sous forme de biocarburant dans plusieurs autobus, taxis et automobiles. Comme le biogaz est introduit dans le système de distribution de gaz naturel, je fais cuire mes aliments avec ma cuisinière fonctionnant avec un mélange gaz naturel/biogaz (gaz vert). J'ai vraiment l'impression de faire ma part pour améliorer notre monde et je profite directement de mes actions lorsque je recycle.

    Le chauffage est inclus dans le prix de mon loyer. Comme le gaz naturel n'est utilisé que pour ma cuisinière, c'est l'électricité que j'utilise comme autre source d'énergie. Ici, je peux choisir parmi quelques distributeurs d'électricité. Si ces distributeurs utilisent le même réseau de distribution, chacun d'eux achète de l'électricité de différents producteurs. Dans mon cas, l'entreprise que j'ai choisie me donne le choix de payer un peu plus cher pour utiliser de l'électricité produite uniquement par de l'énergie éolienne, solaire et biomasse et non le nucléaire. Le distributeur avec qui je fais affaire, PLUS ENERGI, appartient à une société publique-privée, une formule commune en Suède. Le partenaire public est Göteborg Energi, propriété de la ville de Göteborg alors que le partenaire public est Vattenfall. Il est à noter que Göteborg Energi est également impliqué avec un autre partenaire privé, DONG, pour la production et distribution du biogaz.

    Sur ce, j'espère que mon expérience en Suède inspirera les Québécoises et les Québécois pour mettre en place de grands projets stimulants qui soutiendra une prospérité économique en respect de l'environnement et du mieux-être de la société en général, du local au planétaire."

    Sylvain Racine
    www.tslskonsult.com

  • jean claude pomerleau - Inscrit 11 avril 2009 07 h 34

    Un leader et une stratégie d'État d'envergure.

    Enfin un leader s'est levé. M Daniel Breton a une vision claire de ce qui doit être fait pour que le Québec se donne une stratégie d'État d'envergure pour actualiser son potentiel extraordinaire dans le domaine de énergie renouvelable.

    Ce projet ambitieux et porteur devrait rallier l'ensemble du Québec; mais cela ne sera pas aussi simple. Pour mettre en place une telle stratégie d'État il faut d'abord contrôler les institutions politiques et l'appareil de cet État; bref prendre le pouvoir: Seul l'État agit avec envergure. Or les forces du statu quo qui contrôle notre État, que dis-je, qui le squattent littéralement a leurs profits et au détriment du bien publique, le PLQ et la nébuleuse affairistes, ne vont pas lâcher le morceau facilement; compter sur la mediacratie pour être les gardiens de l'État Desmarais.

    Bref, ce projet porte sur la restructuration de l'État a partir d'un thème: L'énergie. Pour effectuer ce changement il va falloir une implication citoyenne structure en réseau et agissant avec une très grande intensité pour renverser les forces du statu quo: L'État organique contre l'État statique.

    Tout au long de ce parcours pour refonder notre d'État sur des bases plus saines, des questions simples surgiront sur ce qui déterminent et orientent la stratégie de l'État : Qui contrôle l'État ? Et au profit de qui ? (Doctrine d'État 101).

    Pour le moment c'est le PLQ et une clique d'affairistes qui vont se débattre comme des diables dans l'eau bénite pour continuer a squatter notre État, et a en orienter la stratégie a leurs profits.

    Ce projet du "Maitre chez nous 2" en matière d'énergie est une grande promesse pour l'avenir, mais pour le moment le saccage de notre État continue sous la gouverne du pire gouvernement de notre histoire moderne. A moins que quelques braves députés libéraux, a qui il resterait suffisamment de sens de l'État, d'amour pour le Québec, se décident a arrêter le carnage en votent pour défaire ce gouvernement.

    A suivre.....

  • Jean-François Couture - Inscrit 11 avril 2009 09 h 09

    Le Duplessisme 2.0 a assez duré... Allons enfants de la patrie ;)

    "La dignité d'un peuple est fonction de son aptitude à s'indigner." - George Elgozy

    Voila le "blue print" qu'il faut casser pour que le peuple se réapproprie se ce qu'il lui appartient dans toute démocratie digne de ce nom. http://ww2.quebec101.org:81/images/stories/diagram

    Merci Mindfuck Inc. de nous garder dans le noir... "Fais ce quer dois" my ass !

    "Le gouvernement de Jean Charest est en train de réaliser sa mission historique. On ne régresse pas dans l'harmonie et le statut de minoritaire nié ne sera jamais un bon deal. On chauffe la maison en brûlant les meubles, les amis du régime se paie la curée et pour le reste, c'est 'sauve qui peut, chacun pour soi." - Robert Laplante

  • Jacques Morissette - Abonné 11 avril 2009 09 h 54

    Nos politiciens défendent les intérêts de leurs tinamis, c'est pourquoi les vrais citoyens prennent la place qui est celle de défendre nos intérêts à tous.

    Si les politiciens ne font pas vraiment leur job, c'est aux citoyens à le faire. Je ne peux que féliciter ce mouvement qui va dans le sens de l'écologie, de l'environnement et de notre intérêt à tous à long terme. Bravo!

    jacques morissette (Montréal)

  • Lise Jacques - Inscrite 11 avril 2009 10 h 02

    Bonne nouvelle!

    Et merci à monsieur Racine pour toutes ces informations intéressantes concernant la Suède. Le Québec est en arrière de vingt ans au moins dans le domaine écologique et que le gouvernement Charest nous fait reculer jusqu'au temps de Duplessis dans certains dossiers.

    Nous ne pouvons que féliciter monsieur Breton, c'est une super bonne nouvelle! MCN au 21e siècle, il nous faudra sensibiliser le plus grands nombre de citoyens pour y arriver, mais c'est tout à fait possible! C'est la meilleure chose que nous pourrons faire maintenant et pour assurer un endroit vivable aux futures générations. En France ils ont un organisme qui protège les générations futures concernant tous les dossiers qui touchent et la santé humaine et celle de l'environnement c'est le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures ou MDRGF fondé en 1996.Depuis 2006, le MDRGF est membre du collectif L'Alliance pour la planète.

    "Ne doutez jamais qu'un petit groupe de citoyens engagés et bien intentionnés puisse changer le monde. De fait, c'est la seule force qui y soit parvenue"