En bref - Une question négligée

Équiterre déplore la faible importance accordée aux enjeux environnementaux pendant la course électorale. La crise économique, qui a été un point focal majeur de cette campagne, ne pourra pourtant être résolue sans que la crise environnementale le soit aussi, estime le groupe écologiste.

«La barre est haute pour le gouvernement qui devra faire preuve de leadership et de sérieux dans la lutte contre changements climatiques, notamment», a d'ailleurs expliqué Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d'Équiterre. Et les dossiers ne manquent pas. «Il y a plusieurs grands chantiers sur lesquels nous devons plancher au Québec, a-t-il jugé. Réduire nos émissions de gaz à effet de serre et notre dépendance au pétrole, soutenir notre agriculture et développer la souveraineté alimentaire, passer à travers la crise économique et financière notamment en investissant dans nos infrastructures vertes comme les transports collectifs, autant de dossiers pour lesquels nous offrons notre collaboration.»
 
7 commentaires
  • Michelle Bergeron - Inscrit 10 décembre 2008 03 h 28

    On a pas voter pour ça...

    La dictature verte pu capable.

  • Pierre Samuel - Abonné 10 décembre 2008 09 h 43

    Les deux yeux fermés "ben durs"...

    On a beau vouloir se fermer les deux yeux "ben durs" sur les présumées "dictatures vertes", il n'en reste pas moins qu'on est assis confortablement sur un baril de poudre d'une planète imntoxiquée à bouffer de l'oxyde de carbone en se foutant carrément de ceux qui voient plus loin que leur nez et de leur "sac à bébelles"!

  • Isabelle Sawyer - Inscrite 10 décembre 2008 12 h 48

    La fin d'une mode

    2007 fut l'année des écologistes ; maintenant, passons à autre chose! L'économie d'abord! Le propos écologiste, aussi appelé par certains "dictature verte", a rebondi sur la société québécoise comme une balle colorée, avant d'être rattrapée par la société de consommation, puis mise au rebut. Le message n'est pas passé.

    En mettant un accent toujours plus prononcé sur le besoin d'AGIR, de faire des petits gestes vers un monde plus "vert", le point de vue écologiste semble s'être usé, s'être restreint à un cadre trop étroit.

    En fait, le message écologiste peut être interprété de la façon suivante : l'humain, qu'il le veuille ou non, fait partie de son environnement. La dichotomie (séparation idéologique drastique) entre humain et nature, où l'humain représente la civilisation, la victoire de l'homme sur son milieu et la nature, l'ordre pur, originel, inchangeant qu'il nous faut adorer ou soumettre, est remise en question. L'humain est un constituant de l'environnement, au même titre que les arbres ou les bactéries. Lorsqu'il ingère un aliment, celui-ci nourrit ses tissus, lui fournit l'énergie nécessaire pour les réparer ou pour en constituer de nouveaux.

    Illustrons tout ceci par un exemple grossier : une table fait de bois pourri flanchera beaucoup plus vite qu'un meuble fait de bois de qualité. De façon analogue, beaucoup de polluants rejetés dans l'environnement, lorsqu'on les ingère, qu'on les respire, etc., peuvent causer des mutations à notre code génétique, entraînant ultimement la formation de cancer. Bien sûr, les médecins, les biologistes et bien d'autres pourront vous expliquer le rôle joué par mille et un autres facteurs (dont la teneur en sucre de notre alimentation) dans le développement ou la formation de ces cancers. Soulignons seulement ce qui fait qu'une cellule devient cancéreuse : en fait, c'est parce qu'elle devient sourde à son environnement ! Elle se multiplie, sans égard au reste de l'organisme et s'approprie toutes les ressources (comme les nutriments), jusqu'à entraîner la mort de son hôte et, par la même occasion, sa propre mort.

    Le développement durable, c'est d'arriver à considérer l'environnement physique dans lequel nous vivons, comme une condition de notre développement, l'économie comme son moteur, et le développement social comme la finalité voulue. En prônant « l'économie d'abord », MM. Charest et Harper refusent ce point de vue, soit la vision du développement dans une optique globale, sous-pesée, de plusieurs facteurs.

    Oui, le discours écologiste peut sembler autoritaire, normatif, mais c'est parce que la réflexion n'est souvent pas poussée plus loin que la promotion aveugle de gestes concrets. Je ne crois pas que c'est en condamnant unilatéralement la vision des écologistes et en ignorant la source de leurs requêtes que nous pourrons ensemble construire un monde meilleur.

  • Claude L'Heureux - Abonné 10 décembre 2008 17 h 20

    Le dictât des imbéciles

    Oser parler de la dictature verte alors que le Québec est un des derniers État à ne pas inspecter ses vieux véhicules tient de la mauvaise foi crasse d'imbéciles-heureux de consommer sans retenu. Je n'en peu plus d'une telle inconscience. Espérons que la crise touchera monsieur Bergeron.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Dominic Pageau - Inscrit 11 décembre 2008 00 h 43

    Le dioxyde de carbone, un gaz bénéfique

    Le CO2 est un gaz nécessaire à la vie, sans lui, pas de plante et sans plante, pas de chaine alimentaire.

    Vous même, monsieur Samuel, vous être composés en grande partie de carbone, qui au départ était dans l'air.

    De plus, il n'y a aucune preuve crédible que les émissions humaines de CO2 sont responsable des changements climatiques et surtout, ça ne se réchauffe plus depuis 11 ans alors que le taux de CO2 dans l'air, lui ne cesse d'augmenter.