Il se maintient dans Notre-Dame-de-Grâce - Le Parti vert ne parvient pas à se maintenir

Le Parti vert du Québec s'est présenté dans cette course électorale avec 80 candidats, contre 108 aux dernières élections générales. Difficile, donc, d'espérer faire mieux qu'à l'élection du 26 mars 2007, dans laquelle la formation écologiste avait reçu l'appui de 152 885 électeurs, soit 3,85 % des votes.

Au moment de mettre sous presse, un peu après 22h30, le parti ne semblait visiblement pas en mesure d'améliorer les résultats du scrutin précédant, recueillant à peine plus de 2 % des votes. Son chef, Guy Rainville, était quatrième dans la circonscription de Deux-Montagnes. Il obtenait alors quelque 5 % des voix, selon des résultats non définitifs.

Toujours au moment de mettre sous presse, le candidat dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce, Peter McQueen, obtenait le meilleur résultat de sa formation. Il était en deuxième position, avec environ 15 % des voix, quoique loin derrière la libérale Kathleen Weil. En 2007, M. McQueen avait également terminé deuxième, toujours derrière le candidat libéral, avec 15,73 % des votes.

Dans D'Arcy-McGee, Jean-Christophe Mortreux était lui aussi en deuxième position, avec 4 % des voix. Il était toutefois très loin derrière le libéral Lawrence S. Bergman, qui en raflait près de 90 %.

Réagissant aux résultats des élections sur les ondes de la radio de Radio-Canada, Guy Rainville a d'entrée de jeu qualifié la situation de «triste jour pour la démocratie». En effet, selon lui, le faible taux de participation aux élections d'hier est le résultat d'une campagne déclenchée par Jean Charest qui a fait fi de l'opinion populaire. Certes, le gouvernement libéral se retrouve majoritaire, a-t-il ajouté, mais «pas de façon honorable».

M. Rainville a par ailleurs admis que son parti devra, au cours des prochains mois, faire davantage d'efforts pour aller à la rencontre des électeurs «sur le terrain», mais aussi pour «établir des bases solides en région». Malgré des résultats décevants, le Parti vert a cependant, selon lui, démontré qu'il a un programme «crédible» qui dépasse les seuls enjeux environnementaux.

Le poids d'un vote

En allant voter hier matin, Guy Rainville a d'ailleurs insisté sur l'importance de chacun des votes pour le Parti vert. «Non seulement il assure le développement d'une alternative crédible au Québec, mais il envoie un message clair en faveur des idées défendues par les verts», a-t-il souligné.

M. Rainville s'est en outre dit déçu de voir que les enjeux essentiels, comme la démocratie et l'environnement, ont été «gravement négligés» pendant cette campagne. «Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, les problèmes environnementaux ne vont pas disparaître parce que les autres partis refusent d'en parler, a soutenu le chef des verts. Leur attitude a fait la preuve que le Parti vert est plus pertinent que jamais.»

La plate-forme électorale du parti écologiste comportait un plan de transport de 40 milliards $ sur 20 ans ainsi qu'un investissement important dans l'éducation et la culture.

Au cours de la campagne, le parti avait par ailleurs réclamé une place au débat des chefs, tout comme Québec solidaire, les deux formations faisant valoir que leur exclusion constituait une preuve flagrante d'un «déficit démocratique» au Québec.

Quel que soit le résultat d'hier soir, le Parti vert a tout de même connu une ascension importante dans les urnes depuis cinq ans. Aux élections précédentes, en avril 2003, la formation avait obtenu 16 975 votes, soit 0,44 %. Le Parti vert, alors en pleine reconstruction, présentait toutefois seulement 37 candidats.
2 commentaires
  • andré michaud - Inscrit 9 décembre 2008 08 h 25

    Fini pour moi les verts

    En ne faisant pas un front commun dynamique derrière le Plan Vert de M.Dion ( la seule chance verte concrète qu'a eu le Canada ) les partis verts ont perdu toute crédibilité à mes yeux...je les laisse à leur sectarisme tout en continuant de mon côté à agir de façon verte comme citoyen.

    J'ai compris que les citoyens sont plus préoccupés par le prix de l'essence et leur volonté de surconsommer que par la qualité de l'environnement..hélas! Et les jeunes aiment encore plus surconsommer que leurs parents...donc aucun avenir positif pour l'environnement..en plus de partis verts sectaires..

  • Jacques Léger - Inscrit 9 décembre 2008 11 h 03

    Guy Rainville: un rêveur!

    IL APPARAÎT ÉVIDENT QU'UNE PARTIE DE LA FAIBLESSE DU PARTI VERT TIENT À LA PROPRE FAIBLESSE DU CHEF GUY RAINVILLE. MÉDIOCRE ORGANISATEUR, TOUJOURS DANS L'EXPECTATIVE ET D'UN TRÈS FAIBLE APPUI À SES CANDIDATS. IL Y A UN TRÈS SÉRIEUX POST MORTEM À FAIRE POUR CETTE FORMATION.

    JACQUES LÉGER, MONTRÉAL (PETITE-PATRIE).