Yves-François Blanchet - Un candidat du PQ échoue un alcootest

Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de Drummond, Yves-François Blanchet, a confirmé avoir échoué un alcootest dans la nuit de mercredi à jeudi.

«Je me suis rendu à ma voiture pour prendre des effets personnels et je prenais mes courriels, assis dans mon véhicule stationné, quand les policiers sont arrivés. Le moteur n'était pas en marche», a-t-il déclaré hier après-midi, lors d'un point de presse très succinct tenu à son bureau de circonscription, à Drummondville.

Il affirme n'avoir jamais eu l'intention de conduire et allègue qu'il comptait retourner chez lui à pied. Les policiers seraient arrivés sur les lieux alors qu'il était toujours dans son véhicule et auraient procédé à son arrestation pour «garde et contrôle d'un véhicule avec facultés affaiblies».

Yves-François Blanchet dit avoir très bien collaboré avec les policiers et s'être soumis à un alcootest, qu'il a échoué.

On ignore toujours si des accusations seront portées contre lui et, «si tel est le cas, je plaiderai non coupable», a-t-il fait savoir, ajoutant qu'il ne répondrait à aucune question et qu'il retournait à ses tâches électorales.

De son côté, pressée de réagir, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a simplement répété les arguments de son candidat. «Je sais qu'il plaidera non coupable. Il n'était pas sur la route en train de conduire. Il s'expliquera évidemment devant la Cour s'il y a lieu, parce que son intention n'était pas de prendre la route avec sa voiture», a dit Mme Marois lors d'un point de presse à Saint-Jean-sur-Richelieu.

La chef péquiste a refusé de condamner son candidat et il n'y a pas lieu, selon elle, de le démettre avant la tenue du scrutin.

«Moi, personnellement, je crois que tant que la personne n'est pas jugée coupable, il ne faut pas présumer de sa culpabilité. C'est ça, notre système, d'ailleurs, de présumer de l'innocence des gens», a-t-elle dit.

La Sûreté du Québec a indiqué pour sa part avoir procédé à la vérification du véhicule parce qu'il était stationné sur la rue Lindsay, à un endroit où la signalisation l'interdisait.

Libéré sur citation à comparaître, M. Blanchet devra faire face à la justice le 6 février prochain.

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