Les verts investiraient 10 milliards dans la filière éolienne

Des éoliennes, des éoliennes et encore des éoliennes. Pour assurer l'approvisionnement en électricité, le Parti vert du Québec (PVQ) souhaite, s'il est porté au pouvoir le 8 décembre prochain, remplacer plusieurs grands projets énergétiques du Québec par des parcs éoliens. C'est du moins ce qu'a indiqué le chef des verts hier en dévoilant le plan de sa formation politique en matière d'énergie et d'environnement.

Le PVQ s'engage en effet à mettre la clef sous la porte de la centrale nucléaire de Gentilly-2, mais aussi à refuser l'implantation d'un port méthanier à Lévis et à empêcher la construction d'un barrage sur la rivière la Romaine, a expliqué Guy Rainville à l'occasion d'une conférence de presse tenue hier dans une coopérative vendant des produits écolos dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal.

L'argent actuellement prévu pour ces constructions-rénovations sera alors consacré à la construction de parcs d'éoliennes, partout au Québec, mais principalement «dans le secteur de Baie-James», a-t-il poursuivi. À titre comparatif, 120 éoliennes, environ, seraient nécessaires pour remplacer les 600 mégawatts de la centrale nucléaire québécoise.

Pour les verts, cette mesure, qui pourrait coûter une dizaine de milliards de dollars, se veut toutefois autant environnementale que créatrice d'emploi, a dit M. Rainville qui a rappelé l'engagement de son parti de mieux conjuguer développement économique et environnement. Le tout-éolien va aussi s'accompagner d'un programme de réduction de la demande énergétique, a-t-il précisé.

Autre combat: le parti à saveur écologiste compte s'assurer que 20 % des voitures de la région de Montréal disparaissent des routes en 20 ans, et ce, pour «l'amélioration de la qualité de l'air», a dit M. Rainville qui, pour mener à bien ce projet, indique simplement vouloir développer le transport en commun «pour le rendre attractif». Les verts prévoient d'ailleurs réduire de 50 % le coût de l'abonnement mensuel au transport en commun montréalais, une mesure qui pourrait gruger 200 millions dans le budget annuel de la société de transport. Pour accompagner ses nombreuses promesses, le PVQ doit présenter son cadre financier dans les prochains jours.
5 commentaires
  • Guillot Sophie - Inscrite 3 décembre 2008 01 h 56

    10 ? Qui dit mieux , hier c'était QS qui parlait de 6 milliards pour le programme éolien !

    Amusant de constater que le même chroniqueur parlait hier de QS qui investirait 6 milliards dans l'éolien au Québec en commençant par nationaliser les éoliennes déjà existantes ...
    Il aurait gagné à attendre un jour ou deux pour comparer dans le même article le programme environnemental des deux partis d'un coup non ?

  • Jean-Yves Arès - Inscrit 3 décembre 2008 07 h 59

    Quelle crédibilité pour ce parti ?

    Comment peut-on donc mettre de coté une source d'énergie comme l'hydroélectricité qui non seulement est une des plus verte qui soit mais aussi des plus durable puisque dans le millénaire prochain elle seras toujours là a mouliner les mégawatts.

    En plus PVQ propose pour remplacer les 600 mégawatts de Gentilly d'implanter 120 éoliennes, comme les plus grosses éoliennes ont des puissance de 5 mégawatts on oublie dans la proposition que celles-ci ne fonctionnent que par intermittence et que cette puissance n'est disponible qu'environ 30% du temps alors que Gentilly est une source d'énergie incomparablement plus stable.

    On comprend bien qu'il n'est pas vraiment question que le parti Vert s'approche du pouvoir, mais son rôle a tout de même une grande importance pour justement permettre des réflexions qui peuvent influencer l'ensemble des autres partis qui eux sont sujet a exercer le pouvoir. Mais pour ce faire il faut des propositions qui se tiennent, qui soit réalistes et réalisables, ce qui n'est pas le cas ici.

  • Guy Fafard - Inscrit 3 décembre 2008 11 h 24

    Tous ses ouefs dans le même pannier

    La bonne idée !

    Et la recherche ça n'a pas d'importance, le solaire non plus.

    L'ydrolique c'est rien.

    Vive le vent ! - L'éolien, c'est du vent quand on ne voit que ça, et encore le vent c'est de l'air qui remue. L'air ça ne se voit pas. C'est très aléatoire comme approche, surtout quand on mise tout sur l'air.

  • Christian Montmarquette - Abonné 3 décembre 2008 17 h 59

    « Québec solidaire obtient une note de 100% dans son bulletin écolo ! »

    Bon... On va pas commencer à s'obstiner pour un p'tit 4 milliards de plusse ou d'moins...

    Chose sûre.... On devrait essayer d'économiser notre toute notre consommation d'énergie en général...

    Comme ça... Ça ferait 4 milliards d'éoliennes de moins dans l'décor ou de plantées sur des terres cultivables...

    Mais...j'pense qu'on est franchement bien plus gagnants avec Québec solidaire :


    «Québec solidaire obtient 100% dans son bulletin écolo !»


    25 bonnes réponses sur 25 questions posées :
    Québec solidaire reçoit une note parfaite pour la qualité de son programme environnemental !

    «Québec solidaire obtient 100% dans son bulletin écolo ! »

    ...Dans une syntaxe pour le moins un peu confondante, le journaliste du Devoir Fabien Deglise titrait son article tiré du «Carnet de campagne» :

    «Les Verts sont les plus verts, Québec solidaire aussi».

    Malgré une rhétorique, que l'on pourrait tout de même qualifier d'un tantinet... «tendancieuse» ...il n'en reste pas moins que «Québec solidaire» s'est mérité une fois de plus l'estime des plus importants groupes environnementaux tels, Greenpeace, Équiterre, Nature Québec et la Fondation David Suzuki...

    S...selon Le Devoir, ce «bulletin écolo» est le résultat d'un d'une série de 25 questions posées aux différents partis politiques par une coalition de plus de 10 groupes de pression environnementaux.

    Dans ces circonstances, n'est-il pas alors fort justifié de se demander si les «Verts» n'auraient pas grand avantage à orienter leurs choix vers un parti qui, en plus d'offrir la même qualité de plateforme environnementale, possède et de loin, la meilleure plateforme sociale...?

    À titre comparatif, le Parti Québécois a reçu 16 points, l'Action démocratique du Québec 8 points et le Parti libéral du Québec 5 points.

    Ces "derniers de classe" soulèvent beaucoup d'appréhensions chez ces groupes environnementaux, qui dénoncent un manque de clairvoyance et parlent même de positions inquiétantes en ce qui concerne la production de déchets nucléaires, l'exploitation des hydrocarbures dans les basses terres du Saint-Laurent et le financement du transport en commun.

    Des appuis écologistes...

    Il est à noter que Québec solidaire a aussi reçu l'appui des célèbres militants écologistes Richard Desjardins, Laure Waridel et de Jean-Claude Balu militant écologiste de gauche et ancien représentant du Parti vert du Canada au Québec.


    Références :

    Le carnet de campagne du Devoir :

    «Les Verts sont les plus verts, Québec Solidaire aussi.»
    - Fabien Deglise : Mardi, 25 novembre 2008.


    Voir la plateforme environnementale de Québec solidaire :

    Engagements 2008 de Québec solidaire :

    Axe 1 - Développer une économie écologiste et solidaire: http://quebecsolidaire.net/engagements_2008


    Appuis des artistes à Québec solidaire :


    Richard Desjardins, Dan Bigras, Luck Mervil, Yvon Deschamps, France Castel, Raymond Lévesque, Judi Richard, Paul Amarani, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes, Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante et le peintre et sculpteur, Armand Vaillancourt.

    Autres appuis :André Ferretti fondatrice du RIN, et Michel Chartrand syndicaliste et Laure Waridel fondatrice d'Équiterre.


    - QS -

  • Karine Otis - Inscrite 4 décembre 2008 05 h 01

    Un article biaisé: résultat de l'incompétence d'un journaliste....

    Il n'est déjà pas rare que certains journaliste biaisent la qualité de leurs articles par une pointe de subjectivité. Mais qu'ils ne soient même pas capable de rendre compte de l'information tel qu'elle leur a été transmise est inacceptable.

    Les verts ne parlent pas d'un investissement, mais bien d'une économie de 10 milliards via la filière de l'éolien (alors que l'investissement serait de 4 milliards.

    De même, le plan de transport des verts n'est pas réduit à une simple préoccupation environnementale. Certes, cette dimension est importante, mais le plan est notamment axé sur la dynamisation de notre économie nationale, par la création d'emplois et la réalisation d'économies substancielles par le désengorgement des routes dans la région métropolitaine de Montréal.

    Le fait que ce journaliste ait mal fait son travail a mis le Parti vert dans une situation délicate. Comment peut-on écrire un tel mensonge et être conscient que l'on inluence ainsi, maladroitement de toute évidence, l'opinion des lecteurs à propos du PVQ?

    Il est bien décevant de constater que la vocation de journaliste ne perd avec le temps, alors qu'il y a beaucoup plus important à faire que de descendre des partis politiques par de fausses affirmations.

    Karine Otis
    Vice présidente
    Conseil exécutif National
    Parti vert du Québec