La chasse aux candidats est difficile pour les verts et Québec solidaire

Guy Rainville, du Parti vert du Québec
Photo: Pascal Ratthé Guy Rainville, du Parti vert du Québec

Le sentiment d'apathie n'affecte pas seulement les électeurs, à l'occasion de l'actuelle campagne électorale. Même les aspirants à la députation semblent touchés par le manque d'entrain pour la course politique. Et les plus petits partis, comme le Parti vert du Québec (PVQ) et Québec solidaire (QS), en font un peu plus les frais, a constaté Le Devoir.

«Le recrutement des candidats n'est pas une chose facile cette année, a reconnu hier à l'occasion d'un entretien téléphonique Guy Rainville, chef du PVQ. Nous avons encore espoir de présenter un candidat dans chaque circonscription [il y en a 125 au total]. Mais j'avoue que plus le temps file et plus l'espoir s'amoindrit.»

Hier, en milieu d'après-midi, le directeur général des élections du Québec (DGEQ) confirmait en effet l'engagement pour le moment d'à peine 18 candidats verts dans la course électorale, partout au Québec. Les principales circonscriptions de l'île de Montréal et de sa couronne étaient comblés.

En bas à gauche, il y a avait 41 candidats en règle logés à l'enseigne de Québec Solidaire, alors que du côté des grandes formations politiques, le Parti libéral du Québec (PLQ) affichait pour sa part 122 candidats, le Parti Québécois (PQ), 99, et l'Action démocratique du Québec (ADQ) avait déjà placé 84 hommes et femmes dans la course. La date limite pour l'inscription des candidats au scrutin du 8 décembre, fixé par le DGEQ, et samedi, à 14h.

À plus de 48 heures de l'échéance, le PVQ estimait être en mesure de livrer bataille électorale cette année avec 90 candidats, même si le chef parle encore de 125 candidats possibles. Des candidats qui devraient arriver à temps, ont assuré les hautes sphères du parti, au bureau du Directeur général des élections, avec les 100 signatures d'électeurs de leur circonscription nécessaires, de par la loi, pour valider leur candidature.

Pour sa part, Québec Solidaire a assuré que 120 des 125 circonscriptions se préparent finalement à être investies par un de ses candidats. «Le recrutement n'a jamais été une chose facile, a indiqué hier Claudette Lambert, qui s'occupe de cette lourde tâche pour le parti de Françoise David et Amir Khadir. Mais je ne sens pas forcément de morosité chez les candidats. Bien sûr, nous avons subi le déclenchement des élections. Au début, ça a été un choc pour tout le monde. Mais maintenant, nous sommes en marche.»

Québec Solidaire prétend même avoir plus de facilité cette année à convaincre des candidats de se présenter sous la couleur de ce parti souverainiste de gauche. «Nous sommes plus connus et mieux organisés, dit Mme Lambert. Les circonscriptions où ça accroche, ce sont celles où nous n'avons pas encore d'association locale.» Gaspé est du nombre. Entre autres.

Pour les Verts, le contexte est toutefois différent. «Nous sortons d'élections fédérales auxquelles un grand nombre de nos candidats ont participé [soit dans l'organisation du Parti vert du Canada, soit comme candidat pour les verts fédéraux], a expliqué M. Rainville qui, en début de semaine, en conclusion d'une conférence de presse, n'a pas hésité à inviter les aspirants députés intéressés par le PVQ à se manifester, rapidement. «Il y a de l'essoufflement, c'est vrai, et le déclenchement précipité des élections n'a pas aidé.»

En 2007, la formation écologiste a présenté 108 candidats, grâce auxquels elle a réussi à attirer 3,85 % des électeurs. Pour sa part, Québec Solidaire a récolté 3,64 % des suffrages, avec les candidatures de 123 députés dans toute la province. Chaque vote rapporte 50 ¢ par année à ces petits partis, en vertu de la loi sur le financement des partis politiques.
5 commentaires
  • Daniel Di Raddo - Inscrit 21 novembre 2008 08 h 00

    Chasse aux candidats

    Ce matin, à 7 heures, le compte est de 59 solidaires et 21 verts. Ce ne sera pas facile pour le PVQ. Le décompte final sera annonçé lundi. Petite prédiction: 119 pour QS et 77 pour les Verts (candidatures masculines à 85-90%). Vous pourrez retrancher un tiers du score des Verts dans les sondages nationaux.

  • Claude Archambault - Inscrit 21 novembre 2008 11 h 32

    Et ils veullent aller au débat

    Avec des candidat dans moins de la moitié des circonscriptions, ces deux parti veulent participer au débat????

    Pour avoir droit au débat il devrait ya avoir un reglement clair.
    1. Une semaine avant la date du débat avoir des candidat dan 80% des circonscriptions
    et
    2. Avoir fait élire au moins un député au dernière élection, ou être placé deuxième dans 30% des courses.
    et
    3 Avoir eu au moins 10% du vote lors de la dernière élection.

    Alors seul les partis sérieux y participerons. Car qui sait les rhinos voudront leur place un jour.

  • Christian Montmarquette - Abonné 21 novembre 2008 12 h 19

    Bien plus que de l'essouflement !

    Guy Rainville tente de plaider la fatigue pour tenter de couvrir le désertent généralisé de son parti.

    Mais un citoyen et lecteur du Devoir confirmait récemment que le Parti vert du Québec, est, et je cite : «Un parti «virtuel» sans organisation et absent sur le terrain».

    Et il n'y a pas que cela, mais aussi cette guerre intestine engendrée par le départ catastrophique de leur ancien chef Scott Mckay, qui a lancé un appel publique afin de rapatrier l'ensemble des appuis du Parti vert, au profit du Parti Québécois.

    Pour finir, il y a la désillusion des véritables progressistes écologiste de la bases du Parti vert, qui sont sans doute fort déçus des vielles pratiques politiques et des campagnes de salissage de mené contre Québec solidaire la part de la direction du Parti vert. (1)



    Article pertinent :


    (1) «Pour en finir avec l'extrémisme des verts»

    Le 18 novembre dernier, le Parti vert, a relancé sa campagne de peur et désinformation systématique contre Québec solidaire.

    En effet, le chef des Vert, Guy Rainville, y allant d'une déclaration à l'emporte-pièce et peu édifiante, a qualifié Québec solidaire de «gauche extrémiste» sur les ondes nationales de la radio de Radio Canada à l'émission d'affaires publiques «Maisonneuve en direct».(1)

    Durant cette émission, Monsieur Rainville, pris à court d'arguments, s'est toutefois révélé incapable de critiquer concrètement un seul des points précis du programme électoral, ni aucune règles des statuts de Québec solidaire et a dû se contenter de galvauder ses propos gratuits et tendancieux contre le parti.

    Afin de boulonner cette riposte face à ces fausses accusations, vous trouverez ci-dessous un texte écrit à «Roland Berger» un lecteur assidu du Devoir, qui faisait remarquer sur ce site, combien il trouvait consternant cette campagne de salissage et désinformation actuellement menée contre Québec solidaire par le Parti vert du Québec.(2)

    Pour en finir avec ces dérapages contrôlés, ceux qui accusent Québec solidaire «d'extrémisme» devraient commencer par lire le programme avant de ses prononcer, allumer leurs lumières et de voir ce qui crève les yeux :

    À l'effet que : les actuels véritables extrémistes de ce monde, loin de se situer comme Québec solidaire, sur le pôle gauche de l'axe politique, est infiniment plus terrifiant du côté de la droite et du capitalisme sauvage, qui engendre, les guerres les plus meurtrières, les pires famines et la destruction de l'environnement à un niveau planétaire.


    CQFD




    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec
    Téléphone:(514) 278-9014

    Site officiel : www.quebecsolidaire.net
    Courriel de Québec solidaire info@quebecsolidaire.net
    Programme : http://quebecsolidaire.net/engagements_2008
    Statuts et règlements : http://quebecsolidaire.net/les-statuts


    (1).Vos questions à Guy Rainville Maisonneuve en direct Radio-Canada.ca
    http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/18112


    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Yvon Deschamps, Richard Desjardins, France Castel, Luck Mervil, Paul Amarani, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.


    (2) «Pour en finir avec le communisme»


    Monsieur Berger,

    Je vous remercie grandement de votre appréciation et de votre sage conseil.

    Vous avez parfaitement raison de dire qu'il y a actuellement et comme il y a toujours eu d'ailleurs, à l'instar des débuts du Parti québécois, une véritable campagne de peur contre Québec solidaire.

    Une campagne de peur et de désinformation venant de nos adversaires qui tentent de faire croire aux électeurs que Québec solidaire serait truffé de «méchants communistes» prônant un régime totalitaire de type stalinien, la lutte armée ou je ne sais trop quelle énormité.

    Nous travaillons fermement afin de modifier cette fausse perception et de faire connaître notre véritable vision. Une vision qui s'inspire de la sociale démocratie, des luttes citoyenne et communautaires et des enjeux environnemental et écologique. Et je crois très franchement que ce travail constant et méticuleux d'information commence à produire d'excellents résultats. Un de ces résultats est la liste d'appuis des artistes que Québec solidaire a reçu.

    Et entre vous et moi, je ne crois pas qu'Yvon Deschamps, Judi Richard ou France Castel auraient appuyé publiquement un parti «d'extrême gauche».

    Mais plutôt que de parler de «perceptions» rien ne vaut se référer à la source de l'information.

    Et cette source est le document de fond de Québec solidaire- Intitulé : QS- Engagements 2008, disponible en première page du site web de Québec solidaire sur le lien suivant :

    http://quebecsolidaire.net/engagements_2008

    Voilà le projet. Et voilà les positions officielles de Québec solidaire.

    Tout autre discours visant à ternir la réputation de Québec solidaire est abusif.

    Et pour encore plus d'assurance, pourquoi ne pas consulter les règles qui nous régissent dans le document intitulé :

    «Statut de Québec solidaire» au : http://quebecsolidaire.net/les-statuts

    ...Avec tout cela, il me semble qu'il y a de quoi faire taire toutes les mauvaises langues tous les Saints Thomas de ce monde, qui tentent de nuire indûment à un parti qui défend pourtant des valeurs si honorables.


    .

  • Daniel Di Raddo - Inscrit 21 novembre 2008 18 h 24

    chasse aux candidats, prise 2

    À 17h, sur le site du Directeur général des élections; le décompte est Québec solidaire 82 candidats officiels, les verts 35. Il reste moins d'une journée,en fait jusqu'à 14 h demain, pour déposer sa candidature. Prochain décompte sur le site du DGEQ, ce soir 21 h. Pas facile, pour les petits partis 2 élections en 18 mois. Québec solidaire, mieux organisé, s'en tire bien.

  • Sébastien Robert - Inscrit 22 novembre 2008 07 h 55

    En réponse à Claude Archambault

    Si les critères de M. Archambault pour la participation au débat des chefs était appliquée, il n'y aurait aucun parti politique au débat des chefs. En effet, une semaine avant le débat (mardi dernier), aucun parti politique n'avait 100 candidats (80% des candidats).

    Le parti libéral, de loin le mieux organisé pour le ramassage de candidats (surprise, c'est aussi le parti qui a déclenché les élections) a atteint son 100 candidats sur le site du DGEQ mercredi.

    Ça ne ferait pas un très gros débat...

    Le critère qui devrait être appliqué devrait être celui de la loi électorale du Québec. Les partis ayant reçu 3% des intentions de votes aux dernières élections doivent recevoir le même temps d'entenne gratuit des télédiffuseurs. Comme les partis ne paient pas pour participer au débat des chefs, ce critère me semble le plus approprié.

    D'ailleurs, si notre système électoral était démocratique (proportionnel), il y aurait 4 à 6 députés de Québec solidaire et 4 à 6 députés du PVQ au parlement. Si la présence à l'assemblée nationale est le critère pour participer au débat des chefs, Québec solidaire et le PVQ en sont exclus uniquement parce que notre système électoral ne réflète pas la volonté de la population.