Les verts militent pour le développement d'une industrie automobile québécoise

Le chef des verts, Guy Rainville, en a fait l'annonce hier à Montréal en dévoilant la plateforme électorale de son parti. «Actuellement, en matière de transport, nos capitaux vont à l'étranger parce que nous ne fabriquons pas d'automobiles ici, a-t-il indiqué. Cela représente 23 milliards par année que nous pourrions conserver ici en créant un secteur automobile québécois.»

Source d'autant d'emplois que de recettes fiscales, cette nouvelle industrie pourrait ainsi faciliter la réalisation du «projet de société» des verts qui, avec leurs engagements électoraux, ont décidé de tirer dans toutes les directions. Et l'objectif est simple: s'assurer de «concilier le mode de vie des Québécois avec les capacités de notre planète» et faciliter «la cohabitation de l'économie, du social et de l'environnement», a souligné M. Rainville.

Dans le domaine culturel, les verts s'engagent par exemple à assurer une certaine biodiversité médiatique en «établissant des balises claires pour réduire la concentration des médias et favoriser le développement de nouveaux médias indépendants», annoncent-ils. Autre mesure: un gouvernement vert imposerait une taxe de 20 % sur la publicité nationale, et ce, afin de faire passer le budget de la culture à un milliard par année, contre 600 millions actuellement. Télé-Québec gagnerait également 100 millions de plus par année pour l'aider à «remplir sa mission et à devenir une référence au niveau de l'information quotidienne», propose le PVQ.

Derrière un slogan sans équivoque, «cette fois, je vire au vert», la formation politique écologiste propose aussi de voter une loi anti-poursuites judiciaires abusives, de mettre fin aux partenariats public-privé, de revoir la fiscalité pour encourager la consommation de produits écologiquement responsables et décourager l'utilisation de ceux qui ne le sont pas et de fermer la centrale nucléaire de Gentilly 2. Les verts veulent, dans un autre registre, encourager «les infrastructures de sports de masse», sortir la malbouffe des écoles et rendre obligatoire l'étiquetage des produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM).

En conférence de presse, le chef du parti a insisté hier sur l'urgence d'agir, «car plus on prend du retard, plus la solution sera complexe et coûteuse», a-t-il indiqué. Toutefois, le PVQ n'était toujours pas en mesure hier de dévoiler le cadre financier nécessaire pour financer l'ensemble de ses engagements. «Nous allons le présenter dans les prochains jours», a assuré M. Rainville.

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