Le PQ s'engage à réduire le temps d'attente dans les hôpitaux

S'il est porté au pouvoir, le Parti québécois entend raccourcir le temps d'attente aux urgences à moins de 16 heures, a promis hier le porte-parole du parti en matière de Santé, Bernard Drainville. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a répondu être déjà attelé à la tâche et souhaite réduire ce temps d'attente à moins de 12 heures.

Bernard Drainville a catégoriquement refusé de s'engager à éliminer complètement l'attente dans les urgences des hôpitaux québécois. «On n'est pas assez fous nous autres pour prendre un engagement comme celui-là. [...] De promettre aux gens qui nous écoutent: "Nous, du Parti québécois, on va réduire le temps d'attente à zéro", il n'y a pas un chat qui va nous croire, et avec raison», a affirmé Bernard Drainville.

Le temps d'attente moyen dans les urgences et les blocs opératoires se sont allongés sous les libéraux, s'est insurgé Bernard Drainville, rappelant que le PLQ avait promis en 2003 «d'éliminer l'attente une fois pour toutes».

Le PQ entend réduire les délais d'attente essentiellement en révisant l'organisation du travail dans les hôpitaux et en resserrant le fonctionnement des salles d'opérations. Des mesures peu coûteuses, selon M. Drainville. «Fondamentalement, on le fait avec le budget actuel. [...] Il y a à travers le Québec des blocs opératoires qui ne fonctionnent pas efficacement. S'ils fonctionnaient efficacement on serait capable d'aller chercher 50 000 chirurgies de plus par année. On éliminerait l'attente de plus de six mois», a-t-il dit.

Yves Bolduc dit déjà être en train de revoir l'organisation des urgences et des blocs opératoires. «On peut aller chercher en moyenne 20 à 25 % d'amélioration au niveau des blocs opératoires. Il y a des établissements où c'est 5 %, et il y en a d'autres où c'est 40 %. Et si on augmente les chirurgies d'à peu près 10 %, on élimine complètement les listes d'attente», a-t-il dit.

Dans la région du Sague-nay-Lac-Saint-Jean, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, s'est engagé hier à verser des allocations annuelles d'environ 1200 $ aux aidants naturels, une promesse qu'il chiffre à 340 millions. «L'ADQ propose de verser une aide supplémentaire sous forme d'allocation pour améliorer la qualité de vie [des aidants naturels] et soutenir leurs proches», a indiqué Mario Dumont.

«Je ne sais pas comment il a basé son chiffre, mais il me semble que 340 millions, c'est beaucoup d'argent pour cela. Il faut l'évaluer. En ce moment, il fait des promesses sur n'importe quoi et je ne pense pas qu'il calcule toutes ses affaires», a indiqué Yves Bolduc.

Le Parti libéral du Québec annoncera ses promesse en matière de santé la semaine prochaine. «On va avoir des choses pour les personnes en perte d'autonomie», a promis Yves Bolduc.
5 commentaires
  • Pierre Samuel - Abonné 14 novembre 2008 07 h 40

    "Extradinaire!" (dixit Sol)

    Que c'est "extradinaire", comme dirait Sol, les périodes électorales! Tous les partis ont des solutions à tous les problèmes! Dommage qu'ils oublient simplement de les appliquer lorsqu'ils sont au pouvoir!

  • Guy Lemieux - Inscrit 14 novembre 2008 08 h 44

    Crédibilité des Péquistes?

    En matière de santé le parti québéquois n a surtout pas de leçon à donner aux autres partis .Pour y avoir consacrer 35 années de ma vie , je croit être en mesure d en élaborer une certaine analyse .Les religieuses ont mieux performer que les sucessions de gouvernement.Le parti libéral de Jean Chrétien est responsable de ce lamantable constat, et le parti québéquois a suivi à la lettre le même processus que le parti libéral canadien et en plus de couper 20% aux salariés du secteur public et para-public ,ont accentué l effet domino de ces coupures sauvages .Il y a trop de bureaucrates dans nos institutions et l argent que coûte ces adminitrateurs , est enlevé aux malades pour ne pas dire un autre qualificatif plus incisif .Une révision en profondeur serait de mise dans ces milieux sociaux indispensables .Mama Marois avait même à l époque de sa gouverne voulu retirer les infirmières-auxilliaires du réseau de la santé , pour semble t il sauver de l argent à la société .Les libéraux n ont pas mieux réussi que Mama Marois , se plaindre sans arrêt de l ancienne gouvernance en matière de santé ne résout pas le problême ,il l emplifie selon la vision d aujourd hui .M.Dumont ne peut qu en parler et espérer une solution à la sauvette . Mieux vaux ne pas être malade en ces temps-ci.

  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit 14 novembre 2008 09 h 29

    Listes d`attente

    J`aimerais savoir comment le PQ pourrait réduire les patients en attente à Montréal entre 2009 et 2013 une fois Saint-Luc démoli. J`aimerais savoir du PQ comment les infirmières, médecins et spécialistes pourront trouver du travail à Montréal durant cette période en attente du CHUM? Je soupçonne que le privé va vivre une période de jouissance avec leur disponibilité.

  • Yvon - Inscrit 14 novembre 2008 16 h 58

    le PQ...

    ...devrait s'engager à l'Armée du Salut.

  • Roland Berger - Inscrit 14 novembre 2008 17 h 49

    Listes d'attente et révolution sociale

    Les libéraux de Jean Lesage et leur ministre Claude Castonguay ont rêvé, et c'est tout à leur honneur, d'une société où tous les citoyens seraient égaux devant la possibilité de se faire soigner en cas de maladie. C'était dans les années 1970. Les temps ont changé et, dans les années 1980, les plus nantis ont conclu qu'ils ne payaient pas des d'impôts pour se retrouver dans les mêmes hôpitaux que tout ce petit monde qui venait allonger leur temps d'attente pour obtenir des soins. Robert Bourassa est allé se faire soigner aux États-Unis. Quand il n'y avait plus rien à faire, il est allé mourir à l'hôpital Notre-Dame, avec le petit monde.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario