L'ADQ veut plus d'immigrants à Québec

Québec — Qui a dit que les adéquistes trouvaient que le Québec comptait trop d'immigrants? Hier à Québec, le parti s'est engagé à améliorer les services d'accueil aux immigrants pour qu'ils soient plus nombreux à s'installer dans la capitale. Une promesse motivée par la pénurie de main d'oeuvre qui point à l'horizon.

«La main d'oeuvre spécialisée et l'immigration sont indissociables», peut-on lire dans la plateforme dévoilée hier en présence des 12 candidats de la région. Intitulé Plan de match pour une capitale branchée, le document souligne en outre que la capitale n'a reçu que 4 % des immigrants admis en 2006 au Québec, et que 44 200 personnes prendront leur retraite à Québec d'ici à 2010.

Or, pour l'instant, l'équipe adéquiste n'a pas de solution à proposer et ne s'engage à aucun investissement supplémentaire. La députée responsable du dossier, Catherine Morissette, reconnaît qu'elle en est plus à l'étape du diagnostic que des solutions.

Elle croit que les 65 organismes en immigration de la région pourraient être plus «efficaces» et souhaite faire l'inventaire de l'aide financière et du mandat de chacun. La plateforme parle aussi de «maximiser la visibilité et les moyens des missions à l'étranger» qui ont déjà cours.

Quand on leur fait remarquer que le parti est plutôt perçu comme réfractaire à l'immigration, les députés se disent victimes d'incompréhension. «Ce que l'ADQ dit, c'est qu'on n'intègre pas bien les immigrants au Québec», a déclaré le député Éric Caire. «Le jour où on aura 45 000 histoires de succès au Québec, à ce moment-là, on augmentera les seuils avec beaucoup de plaisir.»

Dumont absent

Priés d'expliquer l'absence de leur chef pour le dévoilement de la plateforme de la capitale nationale, les candidats ont fait valoir que M. Dumont était «sur le terrain». «Quand M. Dumont est à l'avant-scène, on dit qu'il n'a pas d'équipe; quand on met l'équipe à l'avant-scène, on dit que M. Dumont n'est pas là!», a lancé M. Caire. Et d'ajourter que le chef avait passé beaucoup de temps à Québec depuis le début de la campagne et qu'il n'était pas présent non plus lors du dévoilement de leur plateforme en 2007.

Nombre d'engagements formulés hier ressemblent aux promesses faites plus tôt cette semaine par Jean Charest. Ainsi, les candidats adéquistes se sont engagés à soutenir le nouvel amphithéâtre jusqu'à une hauteur de 60 millions et à rénover l'anneau de glace Gaëtan-Boucher. Et à cet égard, le député Sylvain Légaré a fait valoir qu'il avait plaidé pour un amphithéâtre à l'Assemblée nationale, bien avant que les libéraux ne s'y intéressent.

De nouveau, comme le PLQ, l'ADQ souhaite doter la ville d'un accès à Internet sans fil mais avec des prévisions de coûts plus élevées que celles de l'équipe libérale. Le million avancé par M. Charest, estime le député Sylvain Légaré, n'est pas «réaliste» et l'ADQ prévoit qu'il faudra plutôt investir 16 millions en s'inspirant du modèle choisi par la ville de Boston. Enfin, on souhaite aussi stopper le projet de modernisation de l'Hôtel-Dieu dans le Vieux-Québec, dont les coûts estimés s'élèvent pour l'instant à 635 millions, et miser sur un nouveau projet de centre oncologique dans un secteur moins contraignant.
8 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 14 novembre 2008 01 h 24

    Las... Des... Culs...

    ...Y veulent n'importe quoi... En autant que ça pogne...

    Dumont ferait mieux de diriger une boîte de conception publicitaire plutôt qu'un parti politique... Il me semble que ça serait pas mal plusse dans ses cordes...


    P.S.

    Si jamais ce commentaire est édité au Devoir, je promets de faire brûler un cierge au nom du patron de l'intégrité journalistique et de la liberté de presse pour Le Devoir.

  • jacques noel - Inscrit 14 novembre 2008 07 h 54

    2 Colisées sur l'Hotel-Dieu: fou raide

    C'est l'équivalent de 2 Colisées de 300 millions!

    Un nouvel hopital à Limoilou couterait 200 à 250 millions. A la place Jean Charest va construire sur du vieux, dans un endroit sans parking, où peu de gens vivent (4000 hab à peine dans le Vieux-Québec).

    Comme on va ajouter seulement 46 chambres, chaque nouvelle chambre va couter la somme incroyable de 13 millions de dollars!

  • André Gagnon - Inscrit 14 novembre 2008 10 h 08

    Oui mais, quelle immigration?

    Ça fait des années qu'on entend que la région de la Capitale nationale veut accueillir plus d'immigrants, ce qui tombe sous le sens puisqu'avec la dénatalité la région est autrement condamnée au déclin démographique à l'instar des régions environnantes.
    MAIS vers où se dirigent les efforts? Vers l'Europe blanche et francophone! Il est assez décevant de constater que notre
    capitale nationale ne fait AUCUN effort sérieux pour attirer des immigrants dont l'intégration est plus ardue, et laisse toute cette tâche à la métropole où il est historiquement plus compliqué (pour des raisons évidentes) de réaliser cette intégration.

  • André Doré - Inscrit 14 novembre 2008 10 h 15

    C'est une nouvelle, ça?

    Au lieu d'écouter les pseudo-intellectuels qui rapportent ce qu'ils ont entendu de ce qu'ont dit les candidats ou les députés adéquistes, les électeurs devraient plutôt les écouter directement lorsqu'ils parlent...
    Dans mon cas, j'écoute Mario Dumont et son équipe... pas les journalistes ou les fameux analystes politiques. En réalité, je les écoute, mais je ne leur prête aucune crédibilité: je ne suis pas facile à désinformer...
    Dans le cas des immigrants, il est vrai que l'ADQ n'a jamais dit qu'il ne faudrait pas plus d'immigrants au Québec. Mario Dumont est pro-immigration. Ce qu'il a dit, c'est qu'il faut mieux accueillir et intégrer les immigrants, et quand on fera mieux notre travail, nous pourrons en augmenter le nombre. J'ai moi-même accompagné et soutenu des immigrants nouvellement arrivés au Québec, et je sais pertinemment bien que Monsieur Dumont a raison. Je suis d'accord avec son approche.
    Quant aux autres préoccupations de l'ADQ, c'est un peu la même chose. Dans la présente campagne électorale... les électeurs seraient bien avisés d'écouter le discours et d'étudier les propositions de l'ADQ et de s'en faire une opinion personnelle, au lieu de se faire une opinion basée sur l'opinion de quelqu'un d'autre...
    Et... en passant... je n'ai jamais voté pour l'ADQ... mais qui sait... En êtres intelligents il faut savoir parfois remettre en question nos vieilles idées...

  • jacques noel - Inscrit 14 novembre 2008 10 h 57

    André Gagnon est dans les patates

    Alors que Montréal recoit les immigrants sélectionnés (une immigration présentant une certaine qualité) Québec au contraire se retrouve avec les restants, c'est-à-dire les réfugiés. On va bientot accueillir 200 réfugiés birmans musulmans! Qu'est-ce que ces gens-là ont affaire avec la culture des Québécois?

    Allez vous promenez dans les HLM de Québec, c'est plein de réfugiés congolais, rwuandais, salvadoriens. Une immigration de misère qui ne cadre pas avec les besoins en main-d'oeuvre hightech de Québec. Une autre bêtise du Gouvernement libéral


    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/
    actualites/la-capitale/200811/13/01-800564-refugies-a-quebec-
    une-communaute-birmane-est-nee.php

    Depuis qu'Ottawa et Québec ont signé en 1991 une entente qui permet au gouvernement québécois de sélectionner ses immigrants, la ville de Québec reçoit chaque année la plus grande part des réfugiés qui viennent dans la province. Cette année, le MICC s'est fixé l'objectif d'en établir 430 à Québec (par rapport à 100 dans la métropole), sur un total de 1900 dans la province.


    «À Montréal, il y a une attraction naturelle par les immigrants des autres catégories, dont l'économique. Alors pourquoi on enverrait des réfugiés à Montréal?», explique Philippe Anctil, coordonnateur des services aux personnes immigrantes pour la région de Québec, au MICC.


    La capitale est aussi reconnue pour avoir une excellente capacité d'accueil, tant du côté des organismes, des services sociaux, des commissions scolaires que de la santé, poursuit-il. Le Centre de santé et de services sociaux de la capitale a par exemple mis sur pied une clinique de santé spécialement pour les réfugiés.


    De plus, Québec possède une tradition cinquantenaire d'accueil des réfugiés. Au fil des conflits internationaux, la capitale a entre autres accueilli des boat-people vietnamiens, des Bosniaques, des Rwandais et des Colombiens.