La CSQ fait la leçon à Dumont

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et son président, Réjean Parent, ont dénoncé, hier, les déclarations de Mario Dumont au sujet du nouveau cours d'éthique et de culture religieuse, indiquant que le chef adéquiste devrait s'intéresser aux véritables enjeux en éducation plutôt que de «se faire le porte-voix d'une minorité de personnes au discours passéiste».

La CSQ demande ainsi à M. Dumont de présenter ses engagements en éducation et de faire connaître ses propositions pour contrer le sous-financement des écoles, pour enrayer le décrochage scolaire et pour régler le problème des classes surpeuplées. M. Parent a dit avoir voulu rencontrer le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) pour discuter d'éducation, mais celui-ci lui aurait répondu ne pas avoir le temps pendant la campagne.

«M. Dumont doit s'adresser à l'intelligence des gens et non jouer au bonhomme sept heures», a lancé M. Parent en dénonçant certains propos de M. Dumont qu'il qualifie de «phrases-chocs» et de «clips incendiaires».

«On va rassurer M. Dumont: les enseignants vont continuer à mettre des sapins dans les classes», a-t-il ajouté, une référence à une citation du chef de l'ADQ. Mario Dumont a en effet dit, le week-end dernier à Granby, que les créateurs du nouveau cours sont «le même monde qui se battent [sic] par tous les moyens détournés pour qu'il n'y ait plus d'arbres de Noël dans les classes».

M. Dumont a également prôné l'instauration d'un moratoire sur le cours d'éthique et de culture religieuse à l'école primaire. Selon lui, le cours impose indûment «l'idéologie du multiculturalisme» de Pierre Trudeau.

La CSQ rejette l'idée du moratoire et croit que la mise en place du nouveau cours constitue une avancée en matière d'ouverture aux autres. «Il faut apprendre à vivre en harmonie et non exciter le racisme et la xénophobie», a fait valoir Réjean Parent.