Le PLQ promet un gel des tarifs des garderies

En matière d’aide à la famille, les libéraux jouent à la fois dans la cour péquiste et dans la cour adéquiste.
Photo: Agence Reuters En matière d’aide à la famille, les libéraux jouent à la fois dans la cour péquiste et dans la cour adéquiste.

Saint-Étienne-Des-Gres — S'il est reporté au pouvoir, Jean Charest s'engage à maintenir le tarif quotidien des services de garde à 7 $, pour toute la durée du prochain mandat. En 2003, il avait fait la même promesse, alors que le tarif était à 5 $, ce qui ne l'avait cependant pas empêché par la suite de l'augmenter à 7 $. «On va les maintenir [les tarifs] pour le mandat. On ne changera pas ça», a-t-il dit hier en conférence de presse.

Le gouvernement Charest s'est aussi donné, par réglementation, la possibilité d'indexer périodiquement le tarif des services de garde à contribution réduite, mais a toujours reporté cette échéance depuis.

Hier, dans un Centre de la petite enfance (CPE), le chef libéral a aussi pris l'engagement de créer 15 000 nouvelles places à contribution réduite, lors d'un prochain mandat. À terme, la mesure alourdira de 195 millions supplémentaires la facture globale des services de garde, qui pourrait atteindre jusqu'à 2,3 milliards d'ici à 2012. Ainsi, en principe, les besoins devraient être comblés, avec un total de 235 000 places disponibles.

Le chef libéral a dit ne voir aucune contradiction dans le fait de s'engager pour tout un mandat à geler le tarif des garderies, tout en adoptant depuis deux jours un ton alarmiste sur la «tempête» économique qui se prépare et son impact sur les finances publiques. «On s'engage parce que, sur ce service-là, nous voulons prioriser les familles, et on fait un lien avec la participation des femmes sur le marché du travail, parce qu'on fait un choix de société», a-t-il expliqué.

Les libéraux s'engagent aussi à bonifier le crédit d'impôt remboursable pour frais de garde offert aux familles qui font un autre choix que la garderie à 7 $ ou qui n'y ont tout simplement pas accès. Le seuil de revenu familial admissible passe de 80 000 $ à 125 000 $.

Sur le plan politique, l'annonce d'hier montre qu'en matière d'aide à la famille les libéraux jouent à la fois dans la cour péquiste — les garderies à contribution réduite — et dans la cour adéquiste — qui prône plutôt l'approche fiscale. «Cela donne des résultats. Les familles ont davantage d'enfants», a ajouté M. Charest, pour expliquer ses choix politiques en matière de famille.

Par ailleurs, un gouvernement libéral s'engagerait à faire passer de 10 à 15 le nombre de jours de congés sans solde que peut prendre quelqu'un qui doit s'occuper d'un proche.