Bolduc explique les priorités du PLC en santé

Éviter les ruptures de service comme les surcharges de travail, assurer l'accès à un médecin de famille à tous les Québécois et améliorer les soins à domicile et dans les urgences, telles sont les grandes orientations que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, entend poursuivre si le gouvernement libéral est reporté au pouvoir.

M. Bolduc a pris la parole hier matin à Montréal, lors du colloque annuel de l'Association des conseils des médecins, dentistes et pharmaciens du Québec (ACMDP), dont il a été le président de 2002 à 2007.

«On connaît beaucoup de difficultés en ce moment lorsque les patients ne sont pas au bon endroit, à l'urgence et non à l'étage, par exemple. On crée alors des pénuries inutiles. Il nous faut aussi renforcer nos soins de première ligne, les soins à domicile et l'accessibilité aux médecins de famille, ce qui est un enjeu majeur au Québec», a expliqué le ministre.

Il entend réaménager l'organisation du travail pour éviter les surcharges de travail et l'obligation, pour le personnel de la santé, de faire des heures supplémentaires, de même que les ruptures de service dans le système.

Le ministre reconnaît que ce changement de culture dans l'administration des soins de santé demande une certaine mobilisation des effectifs. Mais déjà, il estime que des améliorations sont en cours et que, d'ici quelques années, des transformations majeures auront été complétées.

«Je vous dirais que, d'ici deux à trois ans, on devrait être avancés, mais déjà, certains établissements sont en train de se réorganiser. Il s'agit d'un processus. Comme ministre, je dois m'assurer que les établissements prennent le virage le plus rapidement possible», a-t-il déclaré.