Homme de chevaux: la ministre des Finances dit chercher une solution

Québec — La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, ne ferme pas la porte à une solution qui permettrait au secteur des courses de chevaux de recevoir les bourses prévues à la suite de la privatisation des hippodromes.

Mme Jérôme-Forget n'a pas donné de précisions hier, mais elle a affirmé qu'elle attendait les propositions du repreneur, Attractions hippiques, une entreprise qui s'est placée sous la protection des tribunaux contre ses créanciers.

«Je ne laisse pas tomber les bras et j'essaie de voir s'il n'y aurait pas une solution qui serait économiquement faisable», a-t-elle dit lors d'un point de presse.

La ministre a toutefois écarté toute intervention gouvernementale pour financer les récompenses des gagnants des épreuves hippiques.

Lundi, un regroupement du secteur des courses de chevaux a déposé une mise en demeure pour que l'agence gouvernementale qui a vendu les hippodromes à Attractions hippiques fasse respecter les conditions de la transaction, conclue il y a deux ans, qui prévoyait le versement de bourses.

Malgré le fait que l'entreprise, grâce à la protection du tribunal, est dispensée de son engagement de verser 153 millions de dollars en bourses en cinq ans, elle continue de percevoir une redevance sur des appareils de loterie vidéo de Loto-Québec, tel que prévu dans la transaction, ont souligné les représentants du regroupement.

La mise en demeure de l'Association du trot et amble (ATAQ), de la Société des propriétaires et éleveurs de chevaux standardbred (SPECSQ) et du Circuit régional des courses de chevaux (CRCCQ) réclame aussi que la Société nationale du cheval de course (SONACC) protège l'intégrité de la convention de vente contre d'éventuelles demandes de modifications d'Attractions hippiques.

«On a des craintes que la ministre ne veuille rouvrir le contrat pour réduire les obligations d'Attractions hippiques envers l'industrie et c'est ce qu'on ne veut pas», a affirmé le président de la SPECSQ, Alain Vallières, lors d'une conférence de presse.

Le regroupement menace d'intenter des poursuites si jamais la convention, conclue par la SONACC en 2006, est modifiée.