Investiture de Lisette Lapointe - Parizeau félicite Pauline Marois d'avoir réglé la question de la date du référendum

Jacques Parizeau
Photo: Pascal Ratthé Jacques Parizeau

L'ancien premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, a approuvé hier la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, d'avoir réglé la question de la date d'un référendum.

M. Parizeau, qui prononçait une allocution à l'occasion de l'assemblée d'investiture de sa femme, Lisette Lapointe, dans la circonscription provinciale de Crémazie, a expliqué que l'obligation de tenir un référendum au cours du premier mandat d'un gouvernement péquiste était une «mauvaise idée» que le parti traînait depuis 1976.

Il n'est pas dit qu'un gouvernement ait le temps de tenir un référendum avant le déclenchement d'une nouvelle élection. C'est en ce sens que M. Parizeau, orateur invité de la cérémonie d'investiture, a donné raison à Mme Marois d'avoir réglé, et bien réglé, la question.

Affirmant qu'il ne fait plus de politique, sinon que d'accompagner son épouse qui se représentera pour un second mandat sous les couleurs péquistes, M. Parizeau a néanmoins dénoncé que certains membres du parti aient la «sale habitude» depuis quelques années de relancer le débat sur la question de la souveraineté à l'approche d'une élection, pour le mettre en veilleuse le temps de faire campagne afin d'amasser davantage de votes.

M. Parizeau n'a pas voulu faire de conjectures sur la possibilité d'une élection provinciale à l'automne.

L'ancien premier ministre n'a pas non plus souhaité se prononcer sur la campagne électorale fédérale qui se terminera dans quelques jours, expliquant qu'il revenait de vacances en Europe.