Président de l'Assemblée nationale - L'ADQ rejette la candidature d'Yvon Vallières

Mario Dumont reproche à Yvon Vallières, le candidat libéral au poste de président de l’Assemblée nationale, son rôle de fier-à-bras, lui qui a malmené la formation adéquiste à plusieurs reprises.
Photo: Jacques Nadeau Mario Dumont reproche à Yvon Vallières, le candidat libéral au poste de président de l’Assemblée nationale, son rôle de fier-à-bras, lui qui a malmené la formation adéquiste à plusieurs reprises.

Saint-Michel-des-Saints — Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, rejette la candidature d'Yvon Vallières à titre de président de l'Assemblée nationale, reprochant au chevronné député libéral de Richmond son rôle de fier-à-bras qui a malmené la députation adéquiste.

Lors de la conférence de presse en marge du caucus des députés adéquistes, Mario Dumont a accusé les libéraux de se montrer «imprévisibles» quand ils évoquent le nom d'Yvon Vallières pour remplacer Michel Bissonnet sans que le premier ministre Jean Charest en ait parlé auparavant aux chef des partis d'opposition. «Ce n'est jamais arrivé», a-t-il dénoncé.

Yvon Vallières, qui préside le caucus des députés libéraux, c'est un parlementaire qui a été désigné par ses pairs «au cours de la dernière année pour les attaques les plus personnelles, les attaques les plus poussées, entre autres, contre l'ADQ», s'est plaint Mario Dumont.

«À un caucus, tu décides que c'est le "goon" et six mois après, à un autre caucus, tu décides que c'est M. Gentilhomme qui rallie les gens de tous les horizons», a lancé le chef de l'opposition officielle.

Il semble que Mario Dumont ait été particulièrement piqué par les pointes de M. Vallières qui a repris à son compte les quolibets que Jean Charest a réservés à l'endroit du chef adéquiste sur le thème de la «girouette».

Selon M. Dumont, ce n'est pas aux libéraux de décider qui sera le prochain président de l'Assemblée nationale, d'autant plus qu'ils sont minoritaires au Parlement. Le choix de ce président, c'est «le délicat du délicat», rappelant que le président démissionnaire, Michel Bissonnet, jouissait d'«une adhésion vraiment forte, une adhésion totale des députés».

La présidence de l'Assemblée nationale pourrait revenir à un député d'un parti d'opposition, comme l'a évoqué la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a avancé M. Dumont. «Les gouvernements minoritaires sont des occasions d'innovation.» Jadis désigné par le premier ministre, le président est élu par ses pairs à la suite d'une motion présentée par le premier ministre. Si une telle motion était battue cette fois-ci, une autre motion présentée par les chefs d'opposition pourrait être mise aux voix.

Le député adéquiste de Chute-de-la-Chaudière, Marc Picard, l'actuel troisième vice-président de l'Assemblée nationale songe à poser sa candidature et sonde actuellement ses appuis, a-t-il indiqué au Devoir hier.