Dossier des marchands Métro-Richelieu - Duhaime, l'indignation libérale est à retardement

L'opposition officielle est au courant depuis au moins le 8 décembre 2000 de la présence de Yves Duhaime dans le dossier des marchands Métro-Richelieu puisque le consultant a participé à une rencontre ce jour-là au Parlement avec les députés Pierre Paradis et Monique Jérôme-Forget ainsi que le chef de cabinet de Jean Charest, Ronald Poupart.

C'est ce qu'a révélé, hier, dans une mise au point, l'ex-ministre du gouvernement Lévesque, Yves Duhaime. Le 8 décembre 2000, les marchands Métro, accompagnés de M. Duhaime, ont rencontré M. Paradis, qui est critique libéral en matière d'agriculture, Mme Jérôme-Forget et M. Poupart afin de demander leur appui, «ce qu'ils n'ont point obtenu», précise M. Duhaime dans un communiqué.


L'indignation libérale serait donc à retardement. «Ainsi l'opposition libérale à l'Assemblée nationale [en particulier, messieurs les députés Dupuis, Paradis et Mulcair], reprenant et citant les articles de La Presse, par des questions insidieuses et tendancieuses, sinon par des allusions directes de "trafic d'influences" a grandement porté atteinte à ma réputation», écrit M. Duhaime dans un communiqué.


Se présentant comme l'actionnaire principal et président de la firme Dura, M. Duhaime réitère que son mandat avec les marchands Métro a duré sept mois, contrairement à ce qu'a affirmé La Presse.


«Ma compagnie a rendu des services suivant nos ententes, par contrats écrits, au Regroupement des marchands Métro, de la fin novembre 2000 jusqu'en mai 2001 inclusivement, soit une période de sept mois», affirme-t-il. En tout 13 factures furent adressées au client et toutes furent acquittées.


Vendredi, M. Duhaime a annoncé qu'il poursuivait La Presse, son journaliste Denis Lessard, et le député de Chomedey, Thomas Mulcair. Les articles publiés dans ce quotidien au sujet de son mandat avec les marchands Métro «sont un échafaudage de faussetés, et de mi-vérités, et sont intentionnellement malicieux et diffamatoires», écrit-il. Rappelons que Yves Duhaime occupe depuis janvier 2002 la présidence du conseil d'administration du journal Le Devoir, une fonction qu'il assume sans recevoir de rémunération.