Le PQ s'oppose à ce que l'école privée dispense de l'enseignement religieux

Le Parti québécois voudrait empêcher les écoles privées de dispenser des cours d'enseignement religieux confessionnel, en plus du nouveau programme d'Éthique et culture religieuse (ECR) qui sera implanté en septembre.

La critique péquiste en matière d'éducation, Marie Malavoy, a dénoncé hier à l'Assemblée nationale le double standard qui permet aux écoles privées de maintenir une formation confessionnelle, alors que celle-ci sera évacuée à la prochaine rentrée du programme des écoles publiques. «Cela revient à permettre à des parents qui peuvent payer de continuer d'avoir accès à un enseignement religieux interdit aux autres. C'est inacceptable», a lancé Mme Malavoy lors de la période des questions.

Elle craint que les écoles privées utilisent cet argument pour promouvoir la fréquentation de leurs institutions. «Est-ce que la ministre peut revenir sur sa décision et faire en sorte que les écoles privées appliquent les mêmes règles que les écoles publiques?», a demandé Mme Malavoy.

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a rétorqué que les écoles privées sont libres d'offrir des cours supplémentaires, en plus de ceux prescrits dans le régime pédagogique. «C'est le système que nous nous sommes donné au Québec. [...] C'est ainsi fait parce que ces écoles assument leur statut précisément d'école privée et c'est pour ça que les parents paient davantage pour y envoyer leurs enfants», a fait valoir la ministre.

À la Fédération des établissements d'enseignement privés du Québec (FEEP), on ne pouvait fournir de statistiques sur la proportion des quelque 150 écoles dont le projet pédagogique comprend un statut confessionnel catholique qui maintiendront des cours de religion. L'organisme a fait parvenir cette année un guide sur l'implantation du nouveau cours d'Éthique et culture religieuse. On y décrit «la marge de manoeuvre dont disposent les écoles pour maintenir leur caractère confessionnel», explique le responsable du dossier à la FEEP, Guy Bouchard. Le guide explique notamment qu'une école peut offrir une formation religieuse en sus du cours d'ECR, mais qu'elle doit être dispensée à l'extérieur du cadre du nouveau cours.

Selon les avis juridique sollicités par la FEEP, il est néanmoins possible que la formation religieuse et le cours d'ECR soient dispensés par le même enseignant lors des mêmes plages horaires, à condition que la distinction soit claire pour les enfants.

Les écoles peuvent en outre décider elles-mêmes du temps alloué au cours d'ECR, du moment que la matière est couverte.

M. Bouchard reconnaît que le maintien des cours de religion dans les écoles privées «peut être un élément qui va faire en sorte qu'une école sera favorisée plutôt qu'une autre».
3 commentaires
  • Stéphan Gauvin - Inscrit 30 mai 2008 07 h 24

    Le Québec est-il communiste?

    Cela revient à permettre à des parents qui peuvent payer de continuer d'avoir accès à un enseignement religieux interdit aux autres. Une grande majorité de parents ne veulent pas du cours imposé par l'état PQ. Hé oui si des parents veulent celà Mme Malavoy a juste à accepter ce que veulent les parents. Si elle veux imposer ses valeurs personnelles aux autres Québecois, c'est qu'elle n'a pas compris ce que c'est la démocratie.

  • Roland Berger - Inscrit 30 mai 2008 08 h 51

    Des bourses

    Il ne restera plus au gouvernement qu'à fournir des bourses aux parents qui voudraient envoyer leurs enfants dans des écoles privées confesssionnelles mais qui n'en ont pas les moyens. Vive l'école publique républicaine !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Maurice Monette - Inscrit 30 mai 2008 15 h 56

    Les gens ne comprennent pas ce qu'est une religion...!

    De nos jours où la religion n'est plus définie par une croyance imposée par les autres mais, par SA PROPRE compréhension de ce qu'est le passage incarné(e) des entités ou esprits ou âmes que NOUS sommes, dans des corps physiques / véhicules charnels(les) qui NOUS recouvrent, selon NOS libres-choix d'avoir à TRANSCENDER tels types d'ÉPREUVES de MATURATION ou d'autres alors, il semble très AUTOCRATIQUE de vouloir imposer une religion plutôt qu'une autre dès le début de l'INITIATION à la VIE COMMUNAUTAIRE des jeunes.

    En effet, de donner un aperçu de ce qu'est la vie incarnée et les grandes LOIS d'AMOUR FRATERNEL qui doivent orienter tous les libres-choix que le LIBRE-ARBITRE des jeunes va faire tout au long de leurs passages incarnés(es), ÇA devrait être assez. Après cette INITIATION à la VIE INCARNÉE en COMMUNAUTÉ HUMAINE SAINE, chaque jeune, rendu(e) à un âge où il / elle peut bien utiliser son LIBRE-ARBITRE et pratiquer de bons LIBRES-CHOIX pour vivre en harmonie avec ses PROCHES et moins proches, est plus apte à choisir quelle religion humaine semble la plus appropriée pour lui / elle, pour vivre un passage incarné(e) des plus harmonieux.

    Donc, vouloir imposer une religion plutôt qu'une autre dès le départ, c'est aller dans le sens contraire de ce pourquoi NOUS NOUS incarnons soit, acquérir une plus grande MATURITÉ pour pouvoir faire de bons libres-choix qui tiennent compte de l'AMOUR FRATERNEL des gens avec qui NOUS partageons ce passage incarné(e) ICI-BAS.

    En résumé, imposer des cours d'une religion plutôt qu'une autre dès le départ, c'est vouloir agir en dictateur quant aux entités ou âmes ou esprits qui NOUS ont été assignés(es) pour que NOUS les INITIONS à la VIE INCARNÉE. J'espère avoir été assez "clair" dans mes explications de ce qu'est le RÔLE des gens MATURES auprès des non-initiés(es) (immatures) mais, si tous les gens comprenaient que, c'est entre autres ÇA que NOUS avons accepter d'accomplir en venant ICI-BAS alors, je pourrais croire qu'un début de retour à une VIE plus SEREINE est commencé...

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939