Privatisation des hippodromes - Attractions hippiques contreviendrait au contrat

Québec — L'entreprise qui a obtenu la gestion des hippodromes québécois contrevient aux conditions du contrat sur leur privatisation conclu avec le gouvernement, a déclaré hier le porte-parole péquiste en matière de finances.

Attractions hippiques ne respecte pas les clauses du contrat puisqu'elle ne verse pas les montants de bourses prévus pour les courses de chevaux et n'a pas construit d'hippodrome sur la rive nord près de Montréal, a affirmé François Legault.

Le ministère des Finances a rendu public hier le contrat sur la privatisation de quatre hippodromes conclu en 2006 entre Attractions hippiques et le gouvernement. La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a indiqué que son ministère avait publié le document sur son site Internet parce que le propriétaire de l'entreprise, Paul Massicotte, en avait exprimé le souhait dans une lettre. Jusqu'ici, le ministère s'était opposé à une telle diffusion parce que

M. Massicotte avait lui-même formulé des restrictions à ce sujet, a-t-elle dit.

La semaine dernière, les partis d'opposition ont forcé la tenue d'une commission parlementaire sur les conditions de la privatisation de l'industrie des courses de chevaux.

En février, l'exploitant des hippodromes de Québec, de Trois-Rivières, d'Aylmer et de Montréal a annoncé la réduction de 15 % du montant des bourses versées. Attractions hippiques a aussi réduit le nombre de courses au programme.

Citant des chiffres du vérificateur général, le PQ a soutenu la semaine dernière que l'industrie des courses de chevaux s'est enfoncée davantage depuis la privatisation en 2006, Québec engloutissant annuellement 40 millions dans ces activités comparativement à 25 millions en 2005.