Élargissement de l'accès à l'école anglaise - Une bien mauvaise idée des libéraux, dit Lemieux

La proposition du Parti libéral du Québec d'élargir l'accès à l'école anglaise aux non-anglophones est irresponsable et dangereuse, estime la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane Lemieux.

«Honnêtement, je crois que c'est une proposition extrêmement dangereuse et, d'ailleurs, pas claire. Dangereuse dans le sens où, si on veut que le Québec demeure un coin d'Amérique où la langue française prend toute son importance, c'est exactement le geste qu'il ne faut pas poser», a commenté la ministre hier, lorsque interrogée à ce sujet, après qu'elle eut annoncé un investissement dans le milieu culturel, à Montréal.


Le président du PLQ, Marc-André Blanchard, a présenté jeudi une proposition d'élargissement de l'école anglaise privée et subventionnée aux non-anglophones, au niveau secondaire, dans le cadre des commentaires de son parti sur le projet de loi 104 modifiant la Charte de la langue française.


La ministre Lemieux s'est insurgée contre cette idée du PLQ.


«Nous avons fait le choix, il y a 25 ans, de faire en sorte que la grande majorité des enfants puisse étudier dans le réseau français», a rappelé la ministre, soulignant qu'avant la loi 101, environ 80 % des allophones étudiaient dans le réseau scolaire anglophone au Québec, alors que c'est pratiquement l'inverse, maintenant.


«Là, le Parti libéral voudrait détricoter ces efforts-là, alors qu'on sait que ç'a été majeur, en terme de positionnement du français au Québec.»


La ministre Lemieux dit trouver «complètement irresponsable» cette proposition du PLQ «de vouloir détricoter ces efforts de 25 ans».


La ministre ne comprend pas la proposition du PLQ, alors qu'une certaine paix existe maintenant dans le secteur linguistique au Québec.