Charest dit ne pas avoir besoin des fédéraux

Saint-Hyacinthe — Le chef libéral Jean Charest a poliment fait savoir qu'il ne tient pas vraiment à obtenir l'aide du Parti libéral fédéral pour la prochaine campagne électorale provinciale.

Saint-Hyacinthe — Le chef libéral Jean Charest a poliment fait savoir qu’il ne tient pas vraiment à obtenir l’aide du Parti libéral fédéral pour la prochaine campagne électorale provinciale.
«Ceci dit respectueusement, on n’a pas besoin de l’aide du fédéral», a-t-il répondu, hier à Saint-Hyacinthe, alors qu’il était interrogé au sujet de l’offre du ministre fédéral de la Citoyenneté et de l’Immigration, Denis Coderre.
En fin de semaine dernière, M. Coderre avait laissé entendre que le Parti libéral du Canada serait prêt à aider le PLQ «s'il a besoin de nos services». M. Coderre avait aussi exprimé sa confiance de voir Jean Charest «devenir le prochain premier ministre» du Québec.

M. Charest a souligné que par le passé, le Parti libéral du Québec avait su s'organiser sans l'aide du parti fédéral, sur les plans tant financier que logistique et technique. Et il compte bien faire de même pour les élections générales de 2003.

Le chef libéral a aussi réagi avec un sourire en coin au passage du bloquiste et souverainiste Pierre Brien à l'Action démocratique, annoncé officiellement lundi. Un député souverainiste dans un parti politique qui ne veut pas parler de cette question fondamentale lui paraît si étrange qu'il a rebaptisé l'Action démocratique «l'Ambiguïté démocratique».