Santé - Les travaux du comité Castonguay coûteront 500 000 $

Québec — Cinq cent mille dollars, voilà ce que le groupe de travail sur le financement du système de santé, présidé par l'ancien ministre Claude Castonguay, coûtera à l'État québécois, a appris Le Devoir. Le groupe est actuellement en période intensive de rédaction de son rapport, dû pour le 15 février.

M. Castonguay recevra lui-même des émoluments s'élevant à un peu plus de 140 000 $. Payé 1100 $ par jour, il est assisté de deux vice-présidents. Gouvernement minoritaire oblige, l'un, Michel Venne, a été proposé par le Parti québécois et l'autre, Joanne Marcotte, par l'Action démocratique. Le premier est directeur général de l'Institut du Nouveau Monde et la seconde, documentaliste. Chacun des vice-présidents recevra un peu plus de 65 000 $ (800 $ par jour) pour le mandat, qui a débuté à la fin de juin et devait se terminer le mois dernier. La date d'échéance avait au départ été fixée au 20 décembre, mais elle a été repoussée au 15 février par décret, fin novembre, à la demande de M. Castonguay.

C'est la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, qui avait annoncé la création de ce groupe dans son discours du budget de mai 2007. Cet automne, le groupe de travail a fait moult consultations, rencontrant plusieurs intervenants du secteur de la santé. «On est en train de mettre la dernière main au rapport; c'est sûr qu'il y a des montants qui vont s'ajouter à cela», a-t-on indiqué au Conseil du trésor, tout en garantissant que la facture globale n'excéderait pas 500 000 $. Sur ce montant, quelque 100 000 $ auront été consacrés à divers contrats de recherche.

Le Devoir révélait la semaine dernière que les membres du groupe Castonguay s'attendent à remettre un rapport unanime, dont la conclusion sera qu'il ne faut pas ouvrir davantage la porte au secteur privé dans le système de santé. Les deux vice-présidents ont toutefois donné des interprétations divergentes à cette conclusion. Pour M. Venne, «l'apport du secteur privé doit être considéré comme complémentaire», alors que Mme Marcotte a dit que les conclusions du rapport s'apparenteront à des propositions contenues dans le programme de l'ADQ de 2002, lequel proposait d'accroître la possibilité pour les Québécois d'avoir recours à des services privés de santé.

À voir en vidéo