Journée «portes ouvertes» à Québec - Jean Charest écarte l'idée d'un remaniement ministériel

Jean Charest
Photo: Agence Reuters Jean Charest

Québec — Après avoir laissé un temps circuler la rumeur, le premier ministre Jean Charest a indiqué hier qu'il n'entendait pas remanier son cabinet dans un horizon prévisible.

Dans son bilan de fin de session parlementaire, à la fin du mois de décembre, le premier ministre avait laissé planer la possibilité d'apporter du sang neuf à son cabinet, à tout le moins du renfort, afin d'alléger la tâche de certains ministres.

Ces derniers, du fait qu'ils ne sont que 18 en tout et pour tout, cumulent souvent plusieurs responsabilités et peinent à suffire à la tâche.

«À 18 [ministres], je le reconnais, on fait le test en ce moment, c'est lourd à porter pour certains collègues, et c'est pas facile pour eux de pouvoir faire tout ce qu'ils aimeraient faire», avait-il dit en conférence de presse le 20 décembre.

Il n'en fallait pas davantage pour susciter des spéculations sur un éventuel remaniement ministériel dès le début de l'année.

Or, à la première occasion en 2008, M. Charest a mis le couvercle sur la marmite.

«Je n'ai pas de plan de remaniement ministériel. Le fait d'être 18 nous a permis de gagner en cohésion. Bien sûr, le revers de la médaille, c'est que les charges sont importantes pour plusieurs individus au conseil des ministres», a commenté hier M. Charest dans une courte entrevue à La Presse canadienne.

Par exemple, le député de Chapleau, Benoît Pelletier, est l'un de ces touche-à-tout du cabinet. Il cumule les fonctions de ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, des Affaires autochtones, de la Francophonie canadienne, de la Réforme des institutions démocratiques et de l'Accès à l'information. Il est aussi leader parlementaire adjoint du gouvernement et ministre responsable de la région de l'Outaouais et de la région du Nord-du-Québec.

Néanmoins, le gouvernement «va continuer à travailler avec l'équipe telle qu'elle est formée», a tranché le premier ministre entre deux poignées de main à l'Assemblée nationale.

Échange de bons voeux

En effet, pour la première fois, le premier ministre Charest a reçu personnellement les citoyens au Parlement à l'occasion de la nouvelle année. De 2000 à 3000 personnes, selon les services de sécurité, ont répondu à l'invitation.

Tout sourire, détendu, apparemment en grande forme, M. Charest a passé la grande partie de la journée à échanger de bons voeux, à tenir des propos badins et à poser avec des poupons dans les bras. Il était accompagné de son épouse, Michèle Dionne, et du ministre responsable de la capitale nationale, Philippe Couillard, jamais bien loin de son patron.

Surpris par l'affluence à cette journée «portes ouvertes», M. Charest n'a pas écarté la possibilité de renouveler l'expérience l'an prochain.

«Oui, on pourrait le faire. On va voir dans les jours qui viennent comment tout ça s'est passé mais, moi, j'aime l'idée d'accueillir les gens, j'aime l'idée que l'on puisse ouvrir les portes de l'Assemblée», a-t-il dit.

À voir en vidéo