Trop de médecins souffrent du trouble du diagnostic

Photo: Jacques Nadeau

Québec — Quelque 25 % des diagnostics de dépression nerveuse seraient erronés, selon une étude publiée ce mois-ci dans les Archives de psychiatrie générale.

Il semble que depuis des années, on confonde une réaction humaine normale de tristesse, à la suite d'une épreuve ou d'un évènement malheureux, avec la dépression, selon les données sont Le Soleil fait état, hier.

Les faux diagnostics sont posés sur des personnes qui manifestent au moins cinq symptômes de dépression: tristesse, fatigue, insomnie, pensées suicidaires, etc. pendant plus de deux mois après le décès d'une personne proche. Deux mois, c'est le temps normal de deuil, selon les psychiatres.

On estimait jusqu'ici qu'un Américain sur six ferait une dépression au cours de sa vie. Cette statistique pourrait être réduite de 25 % à la suite de cette étude, qui a consisté en une révision du dossier de plus de 8000 personnes chez qui des médecins avaient diagnostiqué une dépression.

De plus, les traitements pharmaceutiques sont souvent inappropriés pour ces personnes qui auraient plutôt besoin d'une thérapie.

La pression de l'industrie pharmaceutique aurait aussi joué un rôle dans la dérive des diagnostics de dépression. Le marché des antidépresseurs représente 12 milliards $US par an, aux États-Unis seulement.

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