Projets éoliens de Siemens - Québec solidaire critique la décision des libéraux

Après avoir commencé sa campagne en parlant de nationalisation de l’éolien, Québec solidaire a marqué hier ses derniers pas dans la course électorale en réitérant sa volonté de développer cette forme d’énergie sous propriété publique s
Photo: Jacques Nadeau Après avoir commencé sa campagne en parlant de nationalisation de l’éolien, Québec solidaire a marqué hier ses derniers pas dans la course électorale en réitérant sa volonté de développer cette forme d’énergie sous propriété publique s

La boucle est bouclée. Après avoir commencé sa campagne avec le vent, en parlant de nationalisation de l'éolien, Québec solidaire (QS) a marqué hier ses derniers pas dans la course électorale dans le vent en réitérant sa volonté de développer cette forme d'énergie sous propriété publique s'il était conduit au pouvoir par les électeurs demain soir.

La formation politique en a également profité pour dénoncer le gouvernement Charest qui, en 2005, aurait «boudé un projet d'éoliennes de 4,5 milliards», comme le révélait Le Devoir dans son édition de fin de semaine.

«C'est incompréhensible, a commenté Françoise David, porte-parole féminine de QS lors d'une conférence de presse tenue à Montréal hier matin. Mais, en même temps, ça montre bien l'obsession du gouvernement du Québec pour l'hydroélectricité.»

Dans les grandes lignes, Québec aurait refusé en avril 2005 une proposition de Siemens Wind Power. La multinationale allemande souhaitait construire une usine de fabrication d'éoliennes au Saguenay ainsi qu'un centre de recherche dans la région de Montréal. Le tout pour alimenter un mégaprojet de développement éolien de 3000 MV dans le Grand Nord. Finalement, devant le refus de Québec, l'entreprise a plutôt jeté son dévolu sur l'Iowa, aux États-Unis, pour y construire sa base nord-américaine.

Tout en reconnaissant qu'il aurait lui même refusé ce projet, Québec solidaire estime toutefois qu'une telle proposition de Siemens montre bien «qu'il y a des retombées économiques importantes à attendre» du secteur de l'énergie éolienne, a indiqué Mme David. Cela prouve aussi que l'idée de QS «d'un développement systématique et majeur de l'éolien, sous contrôle public et en partenariat avec les communautés locales, est viable et faisable», a-t-elle ajouté tout en précisant que ce développement devrait servir en priorité les intérêts des entreprises du Québec, plutôt que des multinationales étrangères.

Solidaire dans la critique

La critique de QS a été appuyée par la Fondation Rivières qui hier s'est dite également déçue d'apprendre qu'un aussi gros projet de développement éolien avait été repoussé du revers de la main par le gouvernement Charest. D'autant que l'investissement aurait été un substitut intéressant à la construction du barrage Eastmain1A qui va entraîner la dérivation du cours supérieur de la rivière Ruppert, estime le groupe de pression

«Le gouvernement Charest et Hydro-Québec ont caché un projet qui aurait permis non seulement de sauver la rivière Ruppert, mais aussi de positionner le Québec comme chef de file dans l'économie verte en plus de créer des milliers d'emplois permanents dans différentes régions», a commenté Suzann Méthot, porte-parole de la Fondation.

Au coût de 4,5 milliards de dollars, le plan Siemens Wind Power pour le Québec aurait permis la production de 9 térawatt-heure (TWh) avec des éoliennes installées près des barrages de la Baie James, mais aussi sur la Côte-Nord. À titre comparatif, le détournement de la Ruppert à des fins hydroélectriques vise à produire 8,5 TWh, selon Hydro-Québec.
4 commentaires
  • Michelle Bergeron - Inscrit 26 mars 2007 01 h 53

    Qs et verts même profil

    Le rassemblement des organismes aux abus non lucratifs qui tirent la couverture pour des fins pas toujours aussi noble qu'on pense. Des partis politiques pour des lobbystes et qui divisent les francophones du Québec. Vous méritez des conservateurs au pouvoir.

  • BRETON JOSEPH - Inscrit 26 mars 2007 09 h 31

    eoliennes Siemmens

    Comment se fait il qu'aucun médium n'ait dénoncé ce refus de la part du gouvernement
    Même si vous me répondez que ce refus avait été signalé je puis vous assurer que ça n'a pas été répeté souvent,car avec tous les moyens que nous avons a notre disposition un jour ou l'autre on tombe dessus et je ne suis pas seul a lire les journaux ,écouter la radio ainsi que la télé
    J J BRETON

  • Christian Montmarquette - Abonné 26 mars 2007 10 h 15

    Quand Les Verts tirent sur des écologistes...

    Quand Les Verts tirent sur des écologistes... ( Version 2)

    Par Christian Montmarquette

    Montréal, le lundi 26 mars 2007.

    Les derniers sondages ont révélé que les deux principales circonscriptions électorales où les écologistes de la gauche de Québec solidaire avaient de véritables chances de faire élire des députés-es qui portent parmi les meilleures plateformes et valeurs environnementales selon l'organisme Greenpeace, se font actuellement concurrencer par deux des candidats du Parti vert du Québec.

    En effet, les candidats Sylvain Valiquette et Yohan Tremblay du Parti vert, se présenteront respectivement contre Amir Khadir dans Mercier et Françoise David dans Gouin.

    Les sondages étaient pourtant extrêmement clairs sur la fait que les pourcentages des intensions de vote en faveur de Québec solidaire avoisinaient des résultats records de 27% dans ces deux circonscriptions.

    Se réclamant du « pragmatisme», contre toute attentes, Scott McKay, chef du Parti vert qui avait pourtant maintes fois affirmé vouloir surtout profiter de la période électorale pour attirer l'attention des électeurs-trices sur les enjeux environnementaux et ne se faire aucune illusion sur une réelle possibilité d'un gain électoral, se retrouve aujourd'hui dans une flagrante contradiction.

    Contre toutes attentes, le Parti vert s'est tout de même entêté à vouloir présenter des candidatures «contres » les deux meilleurs joueurs du parti écologiste Québec solidaire. Un parti qui avait pourtant reçu une note exemplaire de 90 % pour la qualité de sa plateforme environnementale et qui ont de réelles chances de faire élire des députés dans le circonscriptions de Gouin et Mercier.

    Peut-on en conclure que le soi-disant « pragmatisme » du Parti vert s'est fait subitement « pollué » par un vent électoraliste ? À moins que la période électorale ne soit la période par excellence pour révéler les véritables attitudes et comportement des partis politiques comme ceux du Parti vert, qui prône l'écologie, mais qui dans les faits, tire sur les meilleurs éléments qui auraient eu de véritables chance de se faire entendre à l'Assemblée nationale....

  • Christian Montmarquette - Abonné 26 mars 2007 12 h 21

    Quand « Le Parti vert » tire sur des écologistes...

    Le « Parti vert » tire sur des écologistes... ( Version 3 )

    Par Christian Montmarquette

    Montréal, le lundi 26 mars 2007.

    Les derniers sondages ont révélé que les deux principales circonscriptions électorales où les écologistes de la gauche de Québec solidaire avaient de véritables chances de faire élire des députés-es qui portent parmi les meilleures plateformes et valeurs environnementales selon l'organisme Greenpeace, se font actuellement concurrencer par deux des candidats du Parti vert du Québec.

    En effet, les candidats Sylvain Valiquette et Yohan Tremblay du Parti vert, se présenteront respectivement contre Amir Khadir dans Mercier et Françoise David dans Gouin.

    Les sondages étaient pourtant extrêmement clairs sur la fait que les pourcentages des intensions de vote en faveur de Québec solidaire avoisinaient des résultats record de 27% dans ces deux circonscriptions.

    Se réclamant du « pragmatisme», contre toute attentes, Scott McKay, actuel chef du Parti vert du Québec, qui avait pourtant maintes fois affirmé vouloir surtout profiter de la période électorale pour attirer l'attention des électeurs-trices sur les enjeux environnementaux et ne se faire aucune illusions sur une réelle possibilité d'un gain électoral, se retrouve aujourd'hui dans une flagrante contradiction.

    Contre toutes attentes, le Parti vert s'est tout de même entêté à vouloir présenter des candidatures «contre» les deux meilleurs joueurs du parti écologiste Québec solidaire ; QS étant parti qui avait pourtant reçu une note exemplaire de 90 % de la part de Greenpeace pour la qualité de sa plateforme environnementale et qui ont de réelles chances de l'emporter les circonscriptions de Gouin et Mercier.

    Peut-on en conclure que le soi-disant « pragmatisme » du Parti vert s'est subitement fait « pollué » par un vent électoraliste ? À moins que la période électorale ne soit la période par excellence pour révéler les véritables intensions etcomportements des partis politiques comme ceux du Parti vert, qui prônent l'écologie, mais qui dans les faits, tirent sur les meilleurs éléments écologistes qui auraient eu de véritables chances de se faire entendre à l'Assemblée nationale...