Les défusions toujours d'actualité

Le candidat du Parti québécois dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, était au nombre des péquistes briguant les suffrages sur la Rive-Sud près de Montréal qui ont attaqué hier les résultats des défusions menées sous le règne libéral. Les p
Photo: Jacques Nadeau Le candidat du Parti québécois dans Marie-Victorin, Bernard Drainville, était au nombre des péquistes briguant les suffrages sur la Rive-Sud près de Montréal qui ont attaqué hier les résultats des défusions menées sous le règne libéral. Les p

Des élus et candidats du Parti québécois de la région montréalaise ont joué coup sur coup la carte des «cafouillages» du gouvernement libéral de Jean Charest hier en attaquant le premier ministre sur les questions des difficultés engendrées par les défusions sur la Rive-Sud, mais aussi sur l'abolition en 2005 du programme Revi-Sols, destiné à la réhabilitation de terrains contaminés.

«Les défusions ont été ratées par le gouvernement Charest, ça a provoqué une paralysie nuisible au développement de la Rive-Sud, a lancé en après-midi Marie Malavoy, la députée de Taillon. «Nous considérons que nous devons modifier la structure d'agglomération actuelle afin de la décentraliser et de la rendre plus fonctionnelle et efficace», a-t-elle ajouté. Ainsi, le Parti québécois s'engage à apporter des «changements législatifs nécessaires à la mise en place de mesures qui permettront à la région de retrouver un climat de concertation et de développement».

Mis à part l'idée d'abolir la taxe d'agglomération, pour que les résidents ne paient qu'un seul compte de taxes, les sept représentants péquistes présents hier au local de campagne du député Camil Bouchard ont surtout avancé une série de grands principes qui sous-tendraient l'action d'un éventuel gouvernement péquiste. On s'engage donc à «financer cette structure régionale modifiée par une quote-part en provenance des villes membres», sans en préciser les modalités de mise en place. On souhaite également «clarifier le partage des responsabilités entre cette structure régionale modifiée et les villes membres». Enfin, les troupes souverainistes proposent de «limiter le nombre de domaines dans lesquels agira cette structure régionale modifiée, à savoir: le développement économique; la sécurité publique; la production d'eau potable; l'épuration des eaux usées; la Cour municipale; l'évaluation foncière et le traitement des matières résiduelles».

Plus tôt en journée, le Parti québécois s'est ainsi engagé à relancer le programme Revi-Sols, aboli par le gouvernement Charest en 2005. «Ce programme de réhabilitation de terrains contaminés avait pourtant connu un important succès et un niveau de rentabilité exceptionnel depuis son adoption, en 1998, par le gouvernement du Parti Québécois», ont indiqué en choeur la candidate d'Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel, celui de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, et celui de Saint-Henri-Sainte-Anne, Robin Philpot.

Selon eux, les 75 millions de dollars annoncés pour Montréal en 1998 et en 2000 ont favorisé la réalisation de projets concrets à des fins résidentielles, récréatives, institutionnelles, commerciales, industrielles, et auront eu un effet extrêmement bénéfique pour Montréal. «Une étude commandée par Montréal à l'Institut de la statistique du Québec rappelle que le programme Revi-Sols aurait généré 2,7 milliards d'investissements, permettant la création de plus de 16 000 emplois et la construction de 9300 unités d'habitation, ce qui aurait apporté des revenus récurrents de 214 millions au gouvernement du Québec», a ajouté M. Lemay.

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