Charest veut un débat des chefs à Québec

Québec—Jean Charest souhaite que le débat des chefs se tienne dans la capitale nationale. C'est ce qu''il a annoncé hier soir à Québec, après le lancement de la campagne libérale dans cette région où il était en opération charme, hier. Il a réclamé l'appui des deux autres chefs en expliquant que Québec était le siège du gouvernement, l'endroit où l'Assemblée siège et où la majeure partie des décisions politiques sont prises. Ce serait, sauf erreur, une première, puisque tous les débats jusqu'à maintenant ont eu lieu à Montréal. Toutefois, selon le Journal de Québec, les télédiffuseurs se seraient déjà entendus pour tenir le discours à Montréal, le mardi 13 mars, afin d'éviter d'interférer avec des émissions comme le Banquier et Tout le monde en parle.

Plus tôt, le chef libéral avait prononcé un discours efficace et à l'humour acide, par lequel il a tourné ses adversaires en dérision après avoir vanté les mérites de son «plan chiffré». «L'alternative, a-t-il dit, c'est un parti politique qui n'a pas de programme et un autre parti politique qui n'a pas d'équipe. On serait tenté de fusionner les deux. Ça ferait un parti politique qui n'a pas de programme 'et' qui n'a pas d'équipe. Ça va s'appeler le PADQ! On va fusionner le titre des partis: le Parti des Absents du Québec.»

M. Charest a aussi affirmé que le Parti Vert, avec ses 80 candidats choisis, avait fait mieux que l'ADQ, qui annonce, sur son site Internet, qu'il n'a choisi que 53 de ses candidats, dont seulement six femmes. Il a aussi ironisé sur le slogan du Parti québécois où le mot «reconstruire» est omniprésent : «Au moins, ils sont conséquents: après avoir détruit, ils veulent reconstruire!» Enfin, il a souligné que le programme du PQ contenait la promesse de définir un «projet de pays» avant les prochaines élections afin d'en assurer une « large diffusion » et une «promotion active». Or, puisque l'élection est déclenchée, M. Boisclair «est un des rares politiciens à ne pas avoir réalisé sesengagements 'avant' les élections !»

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