En bref - Lock-out au mont Orford

Le Centre local de développement (CLD) de la MRC de Memphrémagog a demandé hier au gouvernement «d'intervenir de façon urgente» pour empêcher que le lock-out décrété il y a une semaine au mont Orford n'entraîne l'annulation de la saison de ski.

«Le mont Orford constitue le principal attrait hivernal de la région et la vitalité économique de nombreuses entreprises est tributaire des activités de la station», a rappelé hier dans un communiqué le président du CLD, Marc Poulin. Le grand patron de Mont-Orford inc., André L'Espérance, a confirmé lundi la mise en lock-out de tous ses employés, et ce de manière rétroactive au 31 octobre, ce qui compromet le début de la saison de glisse. Fondamentalement, le conflit touche le quart des quelque 400 employés de la station. M. L'Espérance a justifié son geste en disant que la partie patronale n'était «pas prête» à voir sa dernière offre globale refusée par les employés. C'est pourquoi il ne désire pas pour l'instant aller en médiation, comme il l'avait suggéré au syndicat avant le vote. Les offres salariales et celle concernant la durée de la convention — qui satisfaisaient les syndiqués du SFCP-FTQ — ont été retirées de la table depuis. Le syndicat a dû déposer une requête à la Commission des relations du travail (CRT) pour faire reconnaître les gestes de l'employeur comme un lock-out. Le ministère du Travail n'avait pas été avisé des intentions de M. L'Espérance non plus.