L'équipe de rêve d'André Boisclair - Lisette Lapointe tentera d'obtenir l'investiture péquiste dans Crémazie

Lisette Lapointe, épouse de Jacques Parizeau, veut à son tour défendre les couleurs péquistes. Elle sera candidate dans Crémazie si, bien sûr, les militants de la circonscription la choisissent.
Photo: Jacques Nadeau Lisette Lapointe, épouse de Jacques Parizeau, veut à son tour défendre les couleurs péquistes. Elle sera candidate dans Crémazie si, bien sûr, les militants de la circonscription la choisissent.

L'objectif référendaire fixé par André Boisclair a motivé la venue en politique de Lisette Lapointe. L'épouse de l'ancien premier ministre Jacques Parizeau a confirmé hier qu'elle serait candidate à l'investiture péquiste dans la circonscription montréalaise de Crémazie.

«Avec André Boisclair, on voit un échéancier, un horizon, une élection, puis un référendum sur la souveraineté. On voit des valeurs liées à la qualité de vie des gens, à l'environnement, à l'éducation. Moi, ça m'interpelle vraiment», a déclaré Mme Lapointe qui souhaite ainsi devenir membre de «l'équipe de rêve» du chef péquiste.

Il n'est toutefois pas question pour elle de se prononcer sur les détails de la marche à suivre d'un éventuel référendum que ce soit la position «du plus tôt possible» inscrite au programme ou les gestes de rupture que prône son époux. «La stratégie appartient maintenant à André Boisclair. La stratégie, elle est claire», s'est-elle bornée à dire.

Quant à l'absence remarquée de Jacques Parizeau, Lisette Lapointe a souligné que c'était elle qui briguerait l'investiture. Mais elle a toutefois assuré que son célèbre époux appuyait sa détermination. «Il est certain que, de temps à autre, je lui demanderai conseil», a dit Mme Lapointe qui s'est défendue de vouloir devenir les yeux et les oreilles de M. Parizeau au sein du caucus.

Lisette Lapointe a été conseillère bénévole au sein du cabinet de son époux alors qu'il dirigeait le Québec (1994-1996). Elle y a notamment été responsable de l'Action communautaire autonome. Avec le départ de Jacques Parizeau de la vie politique, un engagement actif de Mme Lapointe n'était pas de mise à l'époque; il fallait soigner des blessures, a-t-elle indiqué.

Cette dernière se lance dans Crémazie dont le président de l'association péquiste, Maxime Barakat, lui a donné un appui «sans équivoque». Mme Lapointe avait lorgné la circonscription de Deux-Montagnes, mais il semble qu'il y avait déjà quelqu'un en lice. Elle a également tâté le terrain du côté de Québec, mais elle a affirmé hier que c'est à Montréal qu'elle avait «des ancrages». «Rien ne pouvait plus me coller à la peau qu'un comté de Montréal», a-t-elle fait valoir.

Crémazie n'est pas un bastion péquiste. La circonscription est représentée par la députée libérale Michèle Lamquin-Éthier qui avait obtenu une majorité de plus de 1500 voix lors de l'élection générale de 2003. Mme Lapointe y voit un défi.

En comparaison, le président de l'Union des artistes, Pierre Curzi, qui a annoncé la semaine dernière qu'il briguerait l'investiture du Parti québécois dans Borduas, bénéficie d'un terreau plus fertile pour un souverainiste. Borduas est dans le giron péquiste depuis trente ans.

Outre ses liens matrimoniaux avec Jacques Parizeau, Lisette Lapointe est connue pour avoir mené bataille en faveur des accidentés de la route. Elle va tenter de convaincre ses collègues du bien-fondé de sa cause. «Mais je n'en fais pas un cheval de bataille», a-t-elle précisé.

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