Rue Notre-Dame: Montréal dénonce la lenteur du MTQ

L’intersection de la rue Notre-Dame et du boulevard Viau tel que présentée il y a un an.
Photo: L’intersection de la rue Notre-Dame et du boulevard Viau tel que présentée il y a un an.

Exactement un an après l'annonce en grande pompe du projet final de modernisation de la rue Notre-Dame, qui devait mettre un terme à des dizaines d'années de tergiversations politiques, la Ville de Montréal s'impatiente: les travaux de préparation n'avancent pas assez vite à son goût. Les maires d'arrondissement de l'est de Montréal feront d'ailleurs parvenir aujourd'hui une lettre au ministre des Transports pour tenter de faire accélérer le processus.

Hier, le ministère des Transports (MTQ) confirmait que les travaux de modernisation débuteraient probablement au printemps 2007, un retard de six mois par rapport à ce qui avait été évoqué lors de la conférence de presse de l'année dernière. «Nous perdons patience, dit André Lavallée, responsable de l'aménagement urbain et du transport collectif à la Ville. Ça avance, mais pas comme nous le voulons.» Évoquant le fait que ce projet est «la priorité des priorités» pour l'est de Montréal, M. Lavallée affirme que la Ville devra bientôt faire «des interventions politiques pour accélérer le dossier».

La Chambre de commerce et d'industrie de l'est de l'île de Montréal (CCIEIM) est elle aussi inquiète. Dans un communiqué diffusé hier, elle se demande ce qu'il advient d'un projet qui «tarde à se concrétiser». «Nous n'avons pas de raison de penser que les autorités veulent changer le plan présenté l'an dernier, nuance André Lavallée. Mais sur le terrain, on a des fonctionnaires qui remettent en question certains principes de base du projet», comme le concept des feux verts bloqués aux heures de pointe.

Au MTQ, on s'étonne de cette sortie du représentant de la Ville. «À notre sens, ça va très bien», rétorque Henri Gilbert, directeur de la ville de Montréal pour le ministère. «C'est un projet majeur et compliqué. Il y a un an, on annonçait un concept de gestion partagée de la route. Il fallait prendre le temps de transformer ça en projet concret.» Il souligne qu'il existe des ententes pour plusieurs points du projet. «On ne peut pas dire qu'il ne se passe rien.»

Le projet de modernisation de la rue Notre-Dame devrait coûter 750 millions, payé aux deux tiers par Québec. On veut faire d'un tronçon de neuf kilomètres de la rue Notre-Dame une voie de circulation de «double fonctionnalité», à mi-chemin entre le boulevard urbain et l'autoroute. Huit voies seront aménagées, dont deux pour les transports en commun. La section centrale du tronçon sera transformée en boulevard élargi aux heures de pointe, alors que les feux de circulation seront bloqués au vert.

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