Le PLQ a une cible de choix

Lors de la session parlementaire qui s'amorce, les députés libéraux devront trouver le moyen de mettre à mal les positions de l'ADQ tout en jouant le jeu parlementaire qui, pour l'opposition officielle, consiste à critiquer le gouvernement.

En effet, dans les circonstances actuelles, il est clair que les libéraux de Jean Charest prendront pour cible l'ADQ et son programme, comme ils l'ont fait avec une efficacité certaine ces dernières semaines.

On peut compter sur les libéraux et leur leader parlementaire aguerri, Pierre Paradis, pour semer autant de pelures de banane que possible sous les pas de Mario Dumont et des quatre autres députés adéquistes à qui l'expérience parlementaire manque. «Ils ne pourront plus surfer. Là, c'est la vraie baignade. Des fois, il y a des courants sous-marins», promet Pierre Paradis.

Mais les libéraux seront moins présents que jamais à l'Assemblée nationale, ce qui pourrait se répercuter sur leur travail parlementaire, même s'ils soutiennent le contraire. Lancés en campagne préélectorale, des dizaines de députés à la fois sillonneront toutes les régions du Québec. Munis de leur plate-forme électorale, les députés libéraux chercheront à regagner les francophones qui voient le véritable changement dans le parti de Mario Dumont. C'est dans ces circonscriptions francophones que les prochaines élections se joueront, et les libéraux savent qu'ils ne peuvent pas compter sur leur chef pour remonter la pente. De son côté, Jean Charest prononcera des allocutions devant des chambres de commerce et des étudiants.

Pour la députation libérale, la santé demeure le principal enjeu. Mais leurs interventions à l'Assemblée nationale serviront autant à critiquer la gestion du gouvernement Landry qu'à mettre en pièces les propositions de l'ADQ, qu'ils assimilent à la droite, sauce Alliance canadienne.

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